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Publié par Jean Charles Robin

Elie-Hatem

Avocat. Extrême-droite

Parcours
« Avocat franco-libanais d'origine maronite, Elie Hatem est une figure bien connue à la droite de la droite. Membre du comité directeur de l'Action française depuis 1983 [jusqu'à fin 2018, voir plus bas], c'est un proche de Jean-Marie Le Pen. Il s'est engagé avec lui aux élections législatives de 2017. » (1) Elie Hatem a été « également avocat de l'Action française, organisation monarchiste et d'extrême droite » (2), et « a été l'avocat de Bob Dénard » (2), lors de son procès en 2006. Il s’est ensuite présenté aux élections législatives de 2017 avec le groupuscule catholique intégriste CIVITAS (3). Il est aussi rédacteur du journal l’Action Française (4). Il est le descendant  de « Cheikh Eid Hatem, nommé gouverneur du Liban par Louis-Napoléon Bonaparte en 1861 ». (4)
Ancien enseignant à Paris 13. « Mais quelle mouche a piqué Ali Smida, directeur de l'UFR de droit, qui l'a nommé? Sollicité par le JDD, il n'a pas souhaité s'exprimer. Pas plus que Jean-Pierre Astruc, doyen de la faculté, et que le service communication de l'établissement. Seul Daniel Verba, vice-président, se fend d'une timide réaction : "Il ne faut pas faire courir le bruit que Paris 13 est une université antisémite, parce que c'est faux." L'affaire tombe au plus mal pour la faculté : le 8 février, un étudiant était exclu pour un an, accusé de harcèlement antisémite. L'Union des étudiants juifs de France (UEJF) dénonce un "climat pourri". Jeudi 30 janvier, une dizaine de ses membres ont interrompu le cours d'Elie Hatem. Mais la réaction des élèves ne fut pas celle escomptée : "J'ai entendu certains dire : regarde, c'est les Juifs qui arrivent, regrette Sacha Ghozlan, le président de l'association antiraciste. D'autres ont voulu m'arracher le mégaphone." Daniel Verba affirme qu'Elie Hatem a été suspendu dans l'attente d'une décision définitive. Ce que l'intéressé dément : "C'est moi qui ne veux plus venir." » (1)

Faits
Exclusion de l'Action Française entre 2014 et 2018
« Elie Hatem, qui se réclame de l’Action française, ne fait plus partie de l’Action française. Il a été membre du Comité directeur, il n’en fait plus partie. Il a été orateur dans nos colloques, il n’y parle plus. Il écrivait dans le journal du mouvement, il n’y écrit plus. » (5) Nous pourrons par la phrase qui suit aussi comprendre certains positionnements des maurrassiens De Gaulle et Mitterrand : « L’Action française, elle, n’a que faire d’un histrion qui proclame accepter la république et la démocratie des partis » (5). N'oublions pas les goûts très dix-huitièmiste d'un Mitterrand et son étrange rapport aux Africains chez qui le génocide subi serait acceptable. Ces propos sont inacceptables (sauf à lire le livre sur le génocide du Rwanda aux éditions Tahin Party), peut-être Monsieur Elie Hatem nous ferait un procès pour cela ?

Positionnement politique
Elie Hatem est un personnage flou : Est-il républicain ou non républicain ?
C'est la question que ce posait le Lab d'Europe 1. « La République aujourd'hui par son système de standardisation jacobin est en train de détruire nos spécificités locales. » (2) Sont-ce les propos d'Elie Hatem ? à voir à 24:00 de cette vidéo.
« En novembre [2018,] Elie Hatem considérait que "l’Action Française dérange le pouvoir républicain car, en pleine expansion, elle risque de drainer derrière elle un mouvement populaire incontrôlable". Dans une lettre publiée par l'Action française, Elie Hatem, très critique envers le modèle républicain, précisait que "la République est en déclin." » (2) 
« Joint par StreetPress, le candidat Hatem explique « ne pas être du tout républicain » et dit vouloir « retourner à l’identité de la France millénaire [...] avec un Roi au sommet de l’état et une société purement française, identitairement française et fidèle à sa tradition. » » (4)
« Quelques minutes après notre échange (4) avec Wallerand de Saint-Just, c’est Élie Hatem qui nous appelle en insistant pour retirer ses propos « contre la République ». Le candidat reconnaît avoir reçu un coup de fil de son boss, illico presto. » (4). Sa position pourrait être résumée par un « même si c’est sous la couverture de la République. » (4) La question pourrait être posée à l'intéressé...

Propos

Attrait pour le clientélisme et non pour l'autonomie démocratique : Ce qui est plus dérangeant ce sont ces propos : « en s’occupant de leur vie quotidienne, en assurant une proximité et une gestion efficace de leurs problèmes ». Cela fait très clientélisme. Des organisations comme le Bastion Social (ex-GUD) ou la Milice Française pratiquaient aussi cela, Balkany aussi, mais nulle comparaison avec Elie Hatem, ceci pour simplement signaler. Donner les moyen aux citoyens de s'occuper de leur propres problème n'est-ce pas une politique en amont de ceux-ci, une politique visionnaire qui s'efface au lieu de rappeler sans cesse sa présence comme autorité. Les Français ne sont pas des imbéciles. A notre décharge, ce point de vue est confirmé par cet autre propos « Je suis prêt à leur donner mon numéro de portable pour trouver des solutions à leurs problèmes. J’ai l’habitude en tant qu’avocat, je pourrais traiter leurs affaires comme si je m’occupais des dossiers d’un client. » » Ce dévouement est apparemment louable mais un Roi, pour un royaliste, ne se comporterait pas ainsi et serait le roi de tous ces sujets et non de ceux qui quémande, il y a la dimension silencieuse en politique (cf. Platon et son ingénierie politique) que Monsieur Hatem semble oublier par déformation professionnelle. La question revient donc à savoir donc quelle est sa vision politique ?

Contre le judaïsme d'Etat : « "Je ne suis pas contre le Juif en tant que personne, mais contre le judaïsme politique." » (1) On peut comprendre par là qu'il est contre l'un des deux messianismes, celui qui interventionniste et non-attentiste pense que les Juifs doivent forcer l'histoire et reconstruire le temple à la place de la mosquée Al Aqsa, en cela ils sont soutenus pas les évangélistes qui ont besoin dans leur discours de la venue du faux-messie, L'Antéchrist pour que viennent le Christ une seconde fois. Le dire ainsi évite de s'exposer au qualificatif d'antisémite car la première formulation reste douteuse.

Propos démentis par la réalité
 

Ses références (A quoi sert l'autorité sinon de bride ?)
 

Son réseau :
 

Avis
Un raciste ? Son ancien groupe politique, l'action française« L’Action française, surtout, n’a que faire d’un homme qui se compromet dans un colloque haineux et raciste » Peut-on réellement aller jusque-là. Et l'action française de rappeler que, elle, elle n'est pas raciste. Résumable en cette phrase de Maurras : « Nous ne sommes pas des nationalistes allemands.» Cette toute la différence entre les fascistes (un tiers des juifs italiens l'étaient dont le gendre de Mussolini qui vota sa destitution) et les nazis. Pour rappel, l'Action Française a participé à la tentative de prise de pouvoir des ligues fascistes du 4 février 1934.

Sources
(1) Le Journal du dimanche, le 17 février 2019.
(2) Europe 1, Le Lab politique, le 31 janvier 2014. Par Ivan Valerio.
(3) UEJF, Communiqué de presse du 4 février 2019. 
(4) StreetPress, le 31 Janvier 2014. par Robin D'Angelo.
(5) Blog de l'Action Française, Communiqué de presse du 12 janvier 2019 : Le provocateur Hatem, idiot utile du système.

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