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Publié par Anthony Le Cazals

GILETS JAUNES / Fabrice Grimal

Fabrice Grimal

Entrepreneur, Gilet Jaune

Parcours
Directeur Général chez Sing City. Diplômé de l'ESSEC.

Faits
Le 22 mars 2018 sort son livre Vers la révolution dont il est l'auteur (1).
La 4 mars 2019, il a fait une conférence au Cercle Aristote de Pierre-Yves Rougeyron : Gilets Jaunes : rêve éveillé ou véritable réveil des peuples ? (2).
Le 30 mars 2019, il est invité sur le plateau de RT France (3).
Le 6 avril 2019, il est à nouveau l'invité en plateau de RT France où il fait une analyse de l'acte XXI.

Propos
Sur les gilets jaunes : « C’est un mouvement pacifiste, comme on a pu le voir aujourd’hui » (3).
Sur les retraites : « Pour les retraites, il y a quelque chose de très important, qui est caché en quelque sorte aux Français, c'est que leur retraite par capitalisation, c'est-à-dire leur retraite complémentaire - on peut penser pour les cadres à Agirc-Arrco - dépend beaucoup des taux d'intérêts, des placements et de l'argent qu'ils ont. Et avec les taux à 0% ils sont en quasi faillite. Ils sont quasiment dans l'incapacité de payer la retraite des français là une échéance vraiment très très très proche. Ils attendent vraiment la remontée des taux avec une impatience mais complète et cette remontée des taux va arriver ça va être très long encore il faut que l’Amérique remonte progressivement. En Europe, il faut peut-être encore attendre de deux ans avant que ça commence à remonter mais quand ça remontera ce sera la prochaine crise financière.  voilà le classement là les actifs d'Agirc-Arrco vont s'effondrer et qu'est-ce qui va se passer ? » (1 à 20:40). C'est pour cela qu'il place le début de la révolution en 2023.
Yannick Urrien résume ainsi un point important de son livre : « Alors il y a un point sur les personnes qui sont à la retraite. Le système de retraites va être en faillite, on le voit, progressivement à travers la perte de revenus des retraités. On estime d'ici 2023 à 30 à 40 % de perte des revenus pour les retraités. Ceux-ci ne le savent pas et, en fait, on est en train de les préparer à cette perte de revenu finalement par l'amortisseur de la CSG. On nous fait croire que c'est tout simplement pour favoriser le travail et donc pour donner plus à ceux qui travaillent, etc. ... Vous révélez les vraies intentions qu'il y a derrière. C'est en réalité qu'on nous prépare progressivement à ça. On va réduire la quantité dans l'assiette et on va préparer notre estomac. Donc si on réduit d'un millimètre la quantité par assiette chaque jour sur un an ou deux, l'assiette il reste pratiquement plus rien, mais l'estomac se portera bien » car on ne le perçoit moins que si « on la réduit du jour au lendemain où, là, on a très faim » (1 à 19:00).
Sur la révolution à laquelle il en appelle de ses vœux : « enfin bref, je vous laisse finir en fonction du titre de mon livre, parce que je dois faire très attention à ce que je dis puisque l'appel à l'émeute, l'appel à l'insurrection sont formellement interdit dans ce pays » (2 à 6:00). « Mais je vous le dis en tout cas voilà c'est dit très clairement (il faudra peut-être l'écrire en petit)  je n'appelle pas à l'insurrection, Monsieur Castaner » (2 à 11:05).
Sur le communisme et le populisme : « Je pense qu'on n'a pas grand chose à craindre d'un communisme pur et dur dont les théoriciens sont vraiment très âgés et ont du mal à se renouveler » (1 à 18:30). « Alors je me suis renseigné sur toute cette littérature contestataire récente à droite et classique à gauche, quelque chose comme, par exemple, le comité invisible. Ceux qui voulaient déclarent entre les lignes ne plus pouvoir. Ils n'ont pas les clés de la société d'aujourd'hui. Ils ont du mal à imaginer des alliances ; des alliances de classes notamment. Ce sont des gens de gauche, plutôt vieillissants, face à une jeunesse qui n'a pas vraiment envie de se positionner à gauche ou à droite, qui est motivée, qui ouvre les yeux sur le monde et ce qu'elle voit ne lui plaît pas et elle veut changer les choses mais il ne sait pas trop comment. Peu de gens allaient au bout du raisonnement et peu de gens mesuraient l'ampleur du travail à accomplir et  l'ampleur de tous les blocages. Donc moi, je partais de cette impossibilité théorique d'une convergence entre les différentes oppositions française. Tout le monde disait c'est impossible ça n'arrivera jamais. Moi je l'ai postulé par optimisme pur. Sinon ça ne pouvait pas fonctionner. J'ai pris appui sur toute l'histoire des insoumissions françaises, tous ces miracles et ces choses qu'on attendait pas. Tout en constatant sur internet, comme bon nombre d'entre vous, une forte poussée populiste  c'est-à-dire populaire, souverainiste, des gens de gauche, comme de droite. Ce populisme a une bonne portée conservatrice face à l'idéologie libérale-libertaire. Cela se voit à travers tous les réseaux sociaux et toute l'imagerie immédiatement révolutionnaire de la mimétique, tous ces montages usr les réseaux sociaux et qui disent beaucoup ene une image et les images révolutionnaires étaient très utilisées alors » (2 à 3:20).

Propos démentis par la réalité
 

Ses références (A quoi sert l'autorité sinon de bride ?)
Au niveau politique, Jean-Pierre Chevènement, Nicolas Dupont-Aignan et François Asselineau (pour son analyse de « l'engrenage » européen) (1).
Frédéric Lordon (2 à 59:54). Mac Luhan (2 à 56:25). Pierre Manent (2 à 1:02:14). Jean-Claude Michéa pour sa critique du libéralisme (1).
Simple évocation : Todd, Onfray, Cespedes (2 à 1:00:10).

Son réseau :
Pierre-Yves Rougeyron (2).
L'ami Sylvain Baron (2 à 38:55).

Avis
« »

Sources
1. Entretien avec Yannick Urrien, le 4 mars 2018 diffusé sur Kernews.
2. Cercle Aristote : Les Gilets jaunes : rêve éveillé ou réveil du peuple ? avec Fabrice Grimal.
3. RT France, 30 mars 2019

 

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