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Publié par Les étudiants de Paris 8

Elisabeth Lévy

Les étudiants de Paris 8

Elisabeth Lévy

« La sniper de rien ». Souverainiste et conservatrice.

 

Parcours (0)

S'engage politiquement aux côtés de Jean-Pierre Chevènement*. Cesse son engagement auprès de Jean-Pierre Chevènement*, pour qui elle conserve toujours « respect et affection ».

Dans les années 1990 Philippe Cohen* lui permet de rejoindre la rédaction de L’Événement du jeudi.

Le 2 mars 1998, confonde en tant que secrétaire générale la fondation Marc-Bloch, rebaptisée depuis fondation du 2-Mars.

Suit Philippe Cohen* lors de la création de Marianne. Est licenciée quelques années plus tard par Jean-François Kahn. Continue à collaborer en écrivant des articles pour l’hebdomadaire, ainsi que pour Le Figaro et Le Figaro Magazine.

Rédactrice en chef puis directrice de la rédaction du magazine Causeur.

Anime l’émission L’esprit de l’escalier sur Radio RCJ avec Alain Finkielkraut*, le dimanche de 12 h à 12 h 30.

 

Faits

« Passe des vacances familiales chez les Finkielkraut (les ‘Fink’, comme elle dit), dans le Luberon » (7).


Propos

Quitte Jean-Pierre Chevènement* « parce que la prétention de la gauche à détenir le monopole de la morale [lui] semble d'autant plus insupportable qu'elle est tous les jours démentie par les faits » (1). Elle affirme : « Aujourd'hui, ma seule identité politique, c'est d'être pas-de-gauche ». (2)

« Vous admettrez que notre démocratie connaît de nombreuses imperfections et pourtant, diriez-vous que nous ne vivons pas en démocratie ? » (3)

« Sous couvert de mener des combats gagnés depuis longtemps, [les néo-féministes] veulent en réalité régenter les esprits et les comportements, édicter des normes en matière de sexualité, de couple, de désir. Et comme l'a montré Orwell, la terreur opère d'abord sur le langage qu'elles entendent «assainir», expurger de toute trace d'un passé intégralement revisité sous l'étendard de la domination masculine. Interdire les mots pour faire disparaître les choses - et en l'occurrence «la» chose… D'où leur traque insatiable du «dérapage», du sous-entendu, de la blague de travers…et désormais du compliment «sexiste». Pitié! Si elles n'aiment pas ça, qu'elles n'en privent pas les autres ! » (3)

« Vous ne voyez pas cette soif insatiable de contrôle, de délation, de sanction, le torrent de boue numérique que nos gracieuses combattantes peuvent déverser sur le malheureux qui s'oppose à leurs lubies - «l'envie du pénal» qui a, comme le dit Muray, remplacé «l'envie du pénis»? On finira par criminaliser l'amant inconstant ou indifférent. » (3)

« Mais sous couvert de combattre les inégalités, c'est à la différence entre les sexes qu'en ont nos «matonnes de Panurge» (pour paraphraser Philippe Muray). » (3)

« Mais sous couvert de les éradiquer, ces stéréotypes, on voudrait imposer le stéréotype unique. Or, toutes les théories du genre ne supprimeront pas un fait simple: les hommes et les femmes, ce n'est pas pareil. Et de mon point de vue, c'est cette différence qui rend le monde délicieusement habitable. » (3)

« ... c'est bizarre cette tolérance, de la part de groupes fanatiquement intolérants à toute divergence. Mais je dirais que le prochain combat féministe, c'est celui qu'il faut livrer à ce faux féminisme qui, sous couvert de défendre les femmes, veut les assigner à une norme. » (3)

« Ce rebelle dominant, oxymore qui rappelle les «anarchistes couronnés» d'Antonin Artaud ou les délicieux «mutins de Panurge» de Philippe Muray (upgradés ensuite en «matons de Panurge)- résume le mensonge dans lequel la gauche est engluée: elle cumule les gratifications de la subversion et le confort de l'institution. » (4)

« Tant qu'on ne remettra pas en cause le paradigme du sans-frontiérisme, cela améliorera peut-être le sort des ouvriers chinois ou polonais. Les ploucs aimeraient bien que le gouvernement de leur pays s'occupe d'abord de leurs problèmes. Rien que des égoïstes aux idées rances, on [les gens de gauche] vous dit. » (4)

« Encore faudrait-il préciser lesquelles car j'ai du mal à me reconnaître dans les quelques mots par lesquels la gauche médiatique désigne une hydre néo-réactionnaire à cinq ou dix têtes (Dans Libération ce week-end, la short-list était réduite à Soral, Zemmour et votre servante, vous conviendrez que cet attelage est pour le moins baroque). Cela dit, vous avez raison: dans les représentations collectives, la suprématie morale de la gauche est en train de décliner, son pouvoir culturel finira par suivre. Je ne suis pas sûre que ce qui viendra après me plaira beaucoup plus, mais on n'en est pas là. » (4)

« Mon ambition est au contraire de mobiliser tous ceux qui se régalent des tours et détours de la conversation, du choc des arguments, de la bataille des idées. Bref tous ceux qui aiment, comme le suggérait Montaigne, frotter leur cervelle contre celle d'autrui. » (4)

A propose de son ami Guaino « Mais je crois qu’il n’y aura pas d’affaire Guaino. » (8)

 

Ses références (A quoi sert l'autorité sinon de bride ?)

Philippe Murray (3) (4) voir les citations.

 

Avis

Libération titre « La sniper de rien ». (6)

Rue 89 titre « Causeuse de troubles ». (2) (7)

 

Sources
(0) Source wikipedia dans l'ensemble

(1) Élisabeth Lévy, La gauche contre le réel, Paris, Fayard, 2012

(2) Ariane Chemin, « Élisabeth Lévy, causeuse de troubles ? », in M, le magazine du Monde, semaine du 14 décembre 2013, pp. 68-73.

(3) Elisabeth Lévy, « contre le féminisme des « dangereuses ridicules », Le Figaro, 17 juillet 2015. h

(4) Élisabeth Lévy, « L'inquisition d'aujourd'hui est de gauche ! », Le Figaro, 13 octobre 2014.
(5) Elisabeth Lévy : «la France peut être une chance pour l'islam comme elle l' a été pour les juifs», Le Figaro, 13 février 2015.

(6) Libération http://next.liberation.fr/culture/2012/07/03/elisabeth-levy-sniper-de-rien_830884

(7) Sophie Caillat, « Qui est Elisabeth Lévy, « causeuse de troubles » ? », Rue 89, publié le 16 décembre 2013.

(8) Elisabeth Lévy, « Les vacances de Monsieur Guaino », Causeur, 2 mars 2011. Nous vous renvoyons au documentaire de l'émission Pièces à conviction ici ou ici ou ici, intitulé « Kadhafi - Sarkozy: Liaisons Dangereuses ?» à propos du financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 pour lequel Henri Guaino aurait servi de porteur de valises.

 

 

La Fondation du 2-Mars
Serait le pendant républicain de la Fondation Saint-Simon (considérée comme représentant la pensée unique sociale-libérale qui a cessé ses activités le 31 décembre 1999). Est composée de nationaux-républicain (souverainistes)
Étienne Bloch avait entamé des démarches judiciaires afin d'interdir l'usage du nom de son père par cette fondation. L'assemblée générale du 11 mars 2000 avait voté pour le nom de Bastille Nation, Fondation pour la République ; l'homonomie avec « Bastille Nation République » devenu « Ruptures » est frappante.

« Présentation de la fondation », sur France République

Parole donnée à Eric Zemmour lors de la sortie du Suicide français

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