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Publié par La Philosophie

Il nous a fallu traverser cette théologie négative pour la nier. Tout simplement parce que Michel Foucault y amalgamait la Pensée du Dehors sans bien la comprendre. On la trouve déjà dans le néoplatonisme plus que dans la pensée de Pseudo Denys l'aéropagite.

Le néoplatonisme est une interprétation  théologique et mystique de la pensée de Platon, Ses principaux représentants sont : Philon d'Alexandrie et ses disciples Porphyre de Tyr, Jamblique, Proclos ; Ammonios Saccas et son disciple, de 422 à 432, Plotin ; ainsi que Damascius, le dernier scolarque d'Athènes réfugié à Emèse et Haran, Le néoplatonisme s'origine dans une interprétion par le moyen platonisme du dialogue Parménide de Platon. Lucien Jerphagnon, le maître Michel Onfray, spiritualit&é dont il n'est pas exempt, lui qui réclame une transcendance dans l'immanence. La philosophie, que l'on peut ramener au platonisme, est surtout une méthode pour détourner l’âme du sensible et l’unir à Dieu, par le moyen des vertus, de la connaissance théologique et de l’ascèse. Pour Plotin jusqu'à Damascius, le Principe premier est la cause des êtres sans, pour autant, être l'un d'entre eux, de sorte qu'on peut dire, tout au plus, ce que le Principe n'est pas. Le Premier principe est ineffable.

La « théologie négative » est une démarche intellectuelle par laquelle toute idée que l'on se fait de la divinité se voit démasquée dans son inadéquation à délimiter ce qui est sans limite. Par exemple, l'affirmation « Dieu existe », ne peut se concevoir en « théologie négative ». Pas plus que : « Dieu est miséricordieux. » L'expression de la transcendance s'exprime uniquement par des propositions négatives ou d'alterité radicale. Encore une fois cette « théologie négative » n'est pas une religion mais une philospohie morale qui s'appuie sur une esthétique, c'est en cela qu'elle est petite bourgoise ; c'est toute la recherche sur ce qui est irreprésentable dans le cinéma.

Pour le judéo-platonisme (Philon d'Alexandrie), Dieu reste à jamais indicible (arrêtos) et incompréhensible (akatalêptos). Ainsi se conçoit la « théologie négative ». La transcendance divine, conçue en termes de théologie négative, marque l'histoire de la philosophie juive. On la retrouve chez Moïse Mendelssohn, chez Hermann Cohen, chez Léo Strauss. Plinio Prado en est le dernier représentant. Notons qu'il s'agit bien d'une philosophie qui se voudrait antiphilosophique mais ne l'est pas. Elle n'est pas une religion, le judaïsme ayant abandonné depuis la renaissance la transcendance pour l'immanence. Les juifs croient en l'immanence sauf à renier le Talmud. Il ne s'agit pas là d'une religion, mais d'un rapport direct avec Dieu/indicible/ineffable(Plotin-Damascius)/innommable(Beckett)/l'inhumain qui rend humain, qui fabrique son autre(Lyotard)/le tout autre/le Grand Autre(Lacan)/l'affect irreprésentable de la visitation de la Grâce(Epiphanie de Saint-Augustin). Cette « théologie négative » requiert un no man's land, un désapprentissage, une déprise, une Hilflosigkeit et renvoie à une mystique où l'un fusionne avec le deux gnostique en ce que l'autre est Dieu, la source d'énergie nécéssaire au maître narcissique. La « théologie négative » est une démarche intellectuelle par laquelle toute idée que l'on se fait de la divinité se voit démasquée dans son inadéquation à délimiter ce qui est sans limite. C'est otute la recherche sur ce qui est irreprésentable dans le cinéma. Par exemple, l'affirmation « Dieu existe », ne peut se concevoir en « théologie négative ». Pas plus que : « Dieu est miséricordieux. » L'expression de la transcendance s'exprime uniquement par des propositions négatives ou d'alterité radicale. Encore une fois cette « théologie négative » n'est pas une religion mais une philospohie morale qui s'appuie sur une esthétique, c'est en cela qu'elle est petite bourgoise.  Tout cela requiert une impuissance apprise, eine erlernte Hilflosigkeit.

C'est là que la perversion narcissique entre en jeu puisque la relation maître-élève requiert une apparente compréhension mutuelle, Verständigung, où le maître assure une sorte de protection face au monde tout en contemptant toute les forme de savoir-vivre.  Tout d'abord imcapable, impuissant (zunächst unfähig) l'élève en cure de désapprentissage se trouve ligoter peu à peu. L'étudiant devient peu à peu, maintenu dans son infans, un étudiant client ligoté et maintenu dans le malêtre ; où toute rébellion contre la vision d'un monde qui n'apporte que le mal-être est vue comme une trahison alors qu'elle n'est qu'affirmation de soi et de ses capacités vers l'autonomie collective, l'engagement dans la vie ; où toute les forme d'aide peuvent être vues comme l'entretien de cette forme de clientélisme, c'est-à-dire de socialismesans:. Au passage dans la Rome antique, le socius est le client plus que l'allié versant un tribut, il est celui pour qui ont a inventé Panem et Circensem, qui chez Plinio Prado se résume à Affect et Spectacle en Présence. Parce qu'impuissant sexuellement ou ne pouvant atteindre le plaisir, tout passe par la parole qui trouve sa jouissance. En bon gourou, le pervers-narcissique fait faire, lance des mots d'ordre et se repaît de l'énergie des disciples.

Comme le dit Philon "L'incréé... ne ressemble à rien parmi les choses créées, mais il les transcende si complètement que même la plus pénétrante intelligence demeure bien loin de le saisir et doit confesser son impuissance (Somn., I, 184)".  L'incréé c'est l'inconditionné ou l'absolu, bref la transcendance.

Quelques indications pour l'ouverture. Notons que négation se dit apophasis en grec latinisé ; de même abstraction, aphairesis.


PHILON D'ALEXANDRIE
Philon d'Alexandrie a pour frère Alexandre Lysimaque.
Philon d'Alexandrie influence aussi les Pères del 'Eglise : Clément d'alexandrie Orgiène (qui a résidé à Alexandrie puis à Césarée), Eusèbe de Césarée, Grégoire de Nysse et Basile de Césarée.

CLEMENT D'ALEXANDRIE
Clément d'Alexandrie s'inspire du commentaire de Philon du passage de la Bible sur Sarah et Agar. Origène posséde des manuscrits de Philon et des études ont montré que son œuvre ne compte pas moins de trois cents références directes et indirectes à Philon d'Alexandrie. À Césarée, l’œuvre de ce dernier sera étudiée par Eusèbe de Césarée qui considère les Thérapeutes comme des chrétiens convertis par l'Apôtre Marc. Si l'on se tourne vers l'Église chrétienne d'Occident, Philon marque profondément la pensée d'Ambroise de Milan qui s'y réfère plus de 600 fois. À la suite d'Ambroise, Augustin d'Hippone est imprégné par la pensée de Philon et il utilise son œuvre pour interpréter la Genèse.

EUSEBE DE CESAREE
qui lie le royaume de Dieu sur terre au sort de l'Empire en rapprochant l'empereur romain de Jésus Christ. Agustin d'Hippone dans la Cité de Dieu contre les païens défendra la thèse inverse : le royaume de Dieu, son règne, sa puissance, n’est pas un règne terrestre mais céleste. Il introduira sans le nommer le motif de l'horizon, qui se substitua au chaos ou vide grec.

AUTRES NEOPLATONICIENS
Damascios de Syrie, Simplicios de Cilicie, Eulamios de Phrygie, Priscien de Lydie, Hermias et Diogène tous deux de Phénicie, Isidore de Gaza,

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