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Publié par Anthony Le Cazals

B. La transformation de la surface terrestre ou Terraforming.

Voici quelques exemples d'hydroingéniérie. il sont plus ou moins traité avec longueur mais c'est avant tout pour vous montrer combien le phénomène de modification de l'environnement via l'intére pour les cours d'eau est très pregnant. 

 

 

1°) l'étonnante ville de Petra

Petra était le siège d'un royaume marchand, l'un des seuls qui resista à l'Empire Romain. Petra se trouvant au milieu du désert sa population réussit à réunir divers soucres d'eaux via des canaux pour alimenter la ville en fontaines et cascades le long des falaises qui l'entourent.

 

Si vous avez le temps regardez ce documentaire de 48 minutes : http://www.myskreen.com/documentaire/1280629-petra-la-citee-cachee. Il est très explicite. Pétra est une ville spectaculaire en plein désert jordanien. Taillée dans le roc, elle a été dérobée aux regards étrangers pendant près de 1 500 ans. Ce n’est qu’en 1812, qu’un jeune aventurier suisse redécouvre cette beauté perdue. On veut otutefois en faire une nécropole alors que tout le système hydraulique s'est assécher. Ceci  n'est pas preuve que comme pour les pyramide toute l'énergie d'une époque pouvait passer dans la'angoisse de ce nomme "mort" et qui ne désigne pas grand chose (d'où le renforcement même de cette tonalité que l'on pourrait qualifier d'heideggérienne). Ce documentaire est à voir si vous ave l'occasion.


Mais on pourra aussi penser à l'aménagement des bords fertiles du Nil par les Egyptiens, oudes bords de même sil a prouesse est moins grande puisque tout était à disposition.

 

2°) La Bresse du Moyen-Age

- Ceci exista en France au "pays des mille étangs", la Bresse et le Bugey qu constitue aujourdhui le département de l'Ain. La constitution des étanges date de la forte implantation d' abbayes. Une autre version veut que ce soient es Seigneurs font inonder les terres argileuses et incultes pour les transformer en viviers à poissons destinés à agrémenter leurs banquets. Il suffisait de lancer l’idée, elle fera flores au fil des siècles. Au XVIIème, on dénombrera plus de 1.500 étangs dans la Dombes. Selon une coutume fort ancienne, pêcheurs et cultivateurs alternent périodes de mise en eaux et années de culture. La méthode est baptisée l’évolage.

 


Ceci montre surtout combien ces équipement du territoire ont une longue durée dans le temps.


 

3°) L'ingéniosité de Léonard

On retrouve ceci à la Renaissance notamment dans l'attention que Léonard de Vinci donnait à l'aménagement des rivères. En attendant d'en dire plus ...

 

4°) Le projet larouchiste du NAWAPA

 

 

 


Imaginé à la fin des années 1950, le projet NAWAPA regroupe une série de projets conçue pour dévier de grandes quantités d’eau en provenance de l’Alaska et du bassin du Yukon au Canada qui aujourd’hui s’écoulent dans l’Océan pacifique, et de les conduire, en traversant le Canada et les Etats-Unis, jusqu’aux régions désertiques du nord du Mexique. Ce travail herculéen ferait appel à toute une série de canaux, de barrages, d’ascenseurs fluviaux et de tunnels capables d’amener l’eau à destination et surtout de transformer tout au long du trajet, grâce à l’irrigation, quelque 128 000 km2 de territoires arides en terres fertiles.

A son époque, le projet NAWAPA était conçu comme la réponse adéquate aux graves pénuries d’eau qui frappaient les Etats-Unis. Par exemple, le projet prévoyait de combler les manques d’eau du réseau de l’Etat californien. NAWAPA permettait d’enrayer l’épuisement de l’aquifère de l’Ogalala qui alimente la réserve d’eau fossile qui nourrit des dizaines de millions d’acres de terres agricoles situés dans les Etats du Texas, de l’Oklahoma, du Kansas, de la Nouvelle Mexique et ailleurs. Une partie de l’eau pourrait même couler vers la région des grands lacs et approvisionner les États de la Cote Est. Ainsi, la grande majorité des États américains profiteraient directement ou indirectement du projet.

Pour initier une relance de l’économie américaine, ce projet est une option idéale. Cependant, bien qu’il suffirait de ranimer le projet initial du NAWAPA, pour lequel des plans et des études sérieuses ont déjà été réalisés, on doit élargir sa visée.

Il s’agit de transformer le projet initial, conçu dans les années 1960, en véritable couloir de développement en le complétant avec des lignes de chemin de fer rapides pour les passagers et le fret, avec des centrales nucléaires pour fournir l’énergie sur place et aussi avec des villes entièrement nouvelles. Tout au long du corridor, l’eau transformera lentement le paysage et agirait y compris sur le climat et la biosphère elle-même. En réalité, on se trouve devant le défi exaltant d’un grand projet bien plus important qu’un simple grand chantier capable de nous offrir d’excellents emplois, car il s’agit d’un projet qui affectera la productivité économique de l’ensemble du continent américain pendant plusieurs générations.


Le jardin « artificiel », ainsi créé par l'hypothèse d'un investissement dans les infrastructures et par la maîtrise de la biosphère (vieille dimension biblique qui consiste à se rendre maître de la Terre ou si l'on est cartésien comme tel), établit les bases pour un progrès économique encore plus vaste.

Ce projet exprimerait selon ses partisans les progrès les plus avancés de la noosphère (le domaine du pensant) sur la biosphère. La biosphère elle-même se caractérise en tant que processus de développement anti-entropique (comme elle s’exprime dans le domaine du vivant avec l’évolution des espèces), capable d’incorporer d’une façon croissante des éléments abiotiques (non-vivants), entraînant des états d’organisation d’un ordre plus élevé et une concentration de ces matériaux. Par l’intervention créatrice de l’homme, nous pouvons agir pour organiser et accélérer certains aspects de cette activité de la biosphère, ce qui donne naissance à un état encore plus élevé de son organisation que l’état à laquelle elle peut aboutir sans l’homme.



En amenant l’eau dans les régions désertiques et arides, ce projet permettrait à la chlorophylle, une des plus belles biotechnologies de la nature, de s’accrocher et de transformer la surface terrestre, le sol. Avec l’eau du programme NAWAPA qui apportera les éléments manquant à une photosynthèse optimale, le rayonnement solaire et le dioxyde de carbone seront convertis en matériaux biologiques utiles et serviront y compris à refroidir les environnements désertiques. 

Ce processus améliorera encore plus l’efficacité et l’utilisation des réserves en eau lors de leur passage, car les plantes qui absorbent l’eau introduiront des micro-organismes dans les alentours, alimentant à leur tour d’autres plantes etc. et recyclant l’eau tout le long du processus. La densité accrue de la circulation d’eau signifie une hausse de la productivité de l’eau.

Pour optimaliser l’impact du rayonnement solaire arrivant sur la surface terrestre, l’on donnera la priorité aux plantes qui possèdent de larges feuilles vertes et aux arbres les plus évolués, notamment les arbres fruitiers et les arbres à bois dur qui absorbent et convertissent le mieux la lumière.

 

Le NAWAPA comme tous les grands projets d’infrastructure qui attendent partout dans le monde, nous met sur la brèche de l'avenir.

  •  Visite guidée en vidéo (à mettre en plein écran et en activant la HD !) :

 

 


 

« Construire une infrastructure » ne revient pas simplement à disposer des objets nommés infrastructure dans une boîte vide appelée environnement. Il s’agit en fait de réorganiser l’espace-temps physique de la biosphère, en tant que système, en transformant et redirigeant les flux biogéniques à travers la biosphère, lui permettant ainsi d’atteindre des niveaux de plus en plus élevés de densité de flux énergétique. L’exemple le plus simple nous en est donné par l’introduction de l’agriculture et de l’élevage :… lire la suite

 

 

5°) Le projet cheminadien autour du Lac Tchad

Lac Tchad : poumon d’eau et vecteur de vie économique pour l’Afrique centrale, selon le débouté de la politique française Jacques Cheminade :

 

 

6°) En Tunisie

Autre exemple imaginé en Tunisie au XIXe siècle.

 

En 1874, dans la Revue des Deux Mondes, l’officier et topographe français François-Elie Roudaire (1836-1885) fait paraître un article intitulé Une mer intérieure en Algérie, dont Jules Verne (1828-1905) tirera en 1905 son roman L’invasion de la mer.

Convaincu d’avoir découvert une vaste dépression salée marécageuse (les « chotts ») se prolongeant jusqu’au golfe de Gabès en Tunisie, Roudaire, notamment soutenu par l’architecte du canal de Suez Ferdinand de Lesseps (1805-1894), propose alors de ramener la mer en creusant un canal de 240 kilomètres. Entre autres bienfaits, affirme-t-il, la masse d’eau introduite modifierait notablement le climat local et permettrait de refaire de la région un « grenier à blé ». Pour différentes bonnes et mauvaises raisons, le projet échoua à l’époque.

 

 

 

7°) La coupure des barrages

il serait difficile de terminer cet article sans faire une allusion aux projets de grands barrages (même si tout projet de canaux est alimenté en son point haut par un réservoir tel le canal de Midi qui a longtemps fait la renommée des Français en matière de voies hydrauliques cf. le canal de suez et le canal de Panama), qui eux participent d'une autre optique qui est celle de la retenue et de l'accumulation d'énergie mais on retiendra tout de même le barrage du lac d'Assouan qui noya les sites égyptiens de  et le barrage chnois des Trois-Gorges. Toue la Chine est dans la retenue et le frein démographique.

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