Archives

Publié par Anthony Le Cazals

Cher Lecteur et chère lectrice avisés, vous êtes bien naïfs à ne pas voir que tous les scandale étoufés et autres conflits d'intérêt ne sont que la pâle imitation d'une maestria. Il suffit de savoir que Nicolas Sarkozy est un adepte des retro-commissions et qu'il s'est ainsi heurté par deux fois à Jacques Chirac (qui pratiquait d'autres emjambages pour tirer des fonds) : à la suite de Balladur en 1995 et quand il fut ministre de l'intérieur et voulut remettre en place ce système (voir la fin du livre de Jean Guisnel, Armes de corruption massive. Secrets et combines des marchands de canon (Editions La Découverte, paru le 10 février 2011). Une interview de cette auteur fut réalisée par Audrey Pulvar dans le 6/7 de France Inter (6h50 - 14 février 2011, tout est dit à la fin.

 


Jean Guisnel

 

Oui mes accusations paraissent graves simplement parce que tant de gens se leurrent et ne comprennent toujours pas les errances des politiques sous l'ère Sarkozy (quand ce dernier en appelle à un état irréprochable).Le problème n'est pas la corruption mais bien votre naïveté (cette chose qui fait que l'on s'indigne par la suite).Ca ne vous titille pas l'oreille tout ce qui arrive...

 

 

 

 

 

 

 

 

Belle soirée à vous

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Dans l'article qui suit je me suis permis d'enlever les propos trop partisans qui quelque peu nous éloignent du sujet.

 

Cheminade 2012 et affaire Balladur : Quinze ans après, la vérité s’invite dans la présidentielle
http://www.solidariteetprogres.org/article7074.html 19 octobre 2010 - 11:37

Par Bertrand Buisson

L’élection présidentielle de 2012 se jouera… en 1995 ! C’est à la lumière de ce scandale majeur dont le spectre ressurgit aujourd’hui sur la scène politique, que la France devra choisir la voie qu’elle empruntera dans cette grande crise du XXIe siècle. Les nouvelles révélations sur le financement suspect de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur vont bien au delà de la corruption politique « habituelle » : [...] elles mettent gravement en cause l’actuel président de la République ainsi que la plus haute instance du pays, le Conseil constitutionnel [...].

 

Le « Balladurgate » de Nicolas Sarkozy

Par une ordonnance du 6 octobre 2010 pour « corruption, abus de biens sociaux et recel aggravé », le juge Renaud Van Ruymbeke a annoncé son intention d’enquêter sur les 10 millions de francs en liquide déposés en 1995 sur le compte de campagne d’Edouard Balladur et qui proviendraient de rétro-commissions sur le contrat Agosta de vente d’armes au Pakistan. Nicolas Sakozy est directement mis en cause dans cette affaire par une enquête de la police luxembourgeoise révélant que c’est lui, en tant que ministre du Budget du gouvernement Balladur entre 1993 et 1995, qui a supervisé et avalisé la création des deux structures financières offshore par lesquelles ont transité ces rétro-commissions. Dans le même temps, Nicolas Sarkozy faisait office de directeur de campagne du candidat Balladur et certains disent même qu’il en fut le trésorier officieux entre les deux tours de l’élection.

 

Conseil constitutionnel : le discrédit

En 1995, c’est le Conseil constitutionnel qui a examiné la recevabilité des comptes de campagne pour la présidentielle. Alors que le compte du candidat Balladur fut validé dans d’obscures conditions, aujourd’hui connues, les neuf sages jetèrent leur dévolu sur Jacques Cheminade et rejetèrent son compte, le mettant ainsi en situation de faillite personnelle. Le 8 octobre 2010, Libération révélait pièces en main que les rapporteurs du Conseil avaient pourtant préconisé le rejet du compte de Balladur, établissant que les dépenses réelles étaient supérieures au plafond légal et surtout qu’aucun justificatif n’avait été fourni pour le versement suspect des 10 millions de francs en grosses coupures ! Dans une enquête publiée le 11 octobre et revenant à plusieurs reprises sur le cas Cheminade [voir le dernier paragraphe ], Mediapart révélait comment le président du Conseil constitutionnel de l’époque, Roland Dumas (un spécialiste patenté des rétro-commissions), avait obligé le rapporteur adjoint au compte de Balladur à retoquer à plusieurs reprises ses conclusions jusqu’à ce que le compte soit « validable » !

 

[...]

 

L’injustice faite à Jacques Cheminade

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir », écrivait La Fontaine. Le traitement réservé à Jacques Cheminade par le Conseil constitutionnel a été en réalité une condamnation purement politique sans aucune forme de procès et d’égalité de traitement. Les griefs du Conseil portaient sur 1,7 million de francs (6 fois moins que les 10 millions de Balladur) et n’ont jamais été portés, lors de la procédure, à la connaissance de M. Cheminade ou de ses représentants afin qu’ils puissent y répondre ; à l’inverse, Balladur et son équipe ont été sollicités à de multiples reprises pour tenter de justifier les anomalies de leurs comptes, avant que ce soit le Conseil lui-même qui prenne la peine de procéder à leur ravalement de façade. Le Conseil a estimé que ces 1,7 million de prêts, soit un tiers des dépenses de la campagne de Cheminade (avec 4,7 millions de francs, son compte était le plus petit des neuf candidats), étaient en réalité des dons car consentis sans intérêts. Le Conseil a donc agi au mépris même de la loi puisque les articles 1902 et 1905 du code civil définissent un prêt par la seule intention de rembourser ! Pour tenter de charger la barque, le Conseil a également prétendu que ces prêts avaient été contractés après la clôture de la campagne officielle ; pourtant la campagne de Jacques Cheminade possédait les contrats d’engagement antérieurs à la date de clôture, mais le Conseil ne les lui a jamais demandés et lui a refusé le droit de se défendre contre ces accusations de circonstance.

 

Harcèlement politique

Prêt à tout pour préserver le statu quo politique, le pouvoir a harcelé Jacques Cheminade en exigeant qu’il rembourse le million de franc de l’avance faite aux candidats. Dès le 26 juillet 1996, l’Etat français envoyait un huissier saisir les biens au domicile de M. Cheminade, puis opéra plusieurs saisies sur ses comptes bancaires entre août 1996 et novembre 1998, où il prit une hypothèque légale sur son appartement, le mettant sous le menace d’une expulsion. Les procédures se poursuivirent jusqu’en 2002, puis en juillet 2006, peu après avoir ouvert un compte bancaire destiné à alimenter son compte de campagne pour la présidentielle de 2007, Jacques Cheminade vit les modestes sommes s’y trouvant déposées être saisies. Le 16 avril 2010, à l’approche des déclarations de candidature pour 2012, l’Etat mit à nouveau M. Cheminade en demeure de rembourser 171 325,46 euros !

BMP - 265 ko

Effrayée, tout en prétendant afficher son mépris, la nomenklatura parisienne a tout fait pour écraser médiatiquement Jacques Cheminade. Obligés de le couvrir en tant que candidat officiel en 1995, la plupart des grands médias nationaux ont agi en meute pour brouiller son message. En l’espace de quinze jours, Jacques Cheminade fut successivement « le candidat de Saddam Hussein », le « voleur de vieilles dames », un dangereux « gourou d’une secte », puis un « antisémite » ou un « poujadiste » avançant « masqué » pour le compte de « l’extrême-droite américaine » ! La Commission nationale des comptes de campagne observa au sujet de M. Cheminade que « le traitement équilibré de la présentation des candidats, de leurs commentaires et de leurs déclarations… n’y était pas respecté » et le CSA déclara que les temps de parole des candidats « sont proches de l’égalité absolue, à l’exception de M. Cheminade » qui n’avait bénéficié que de 45 minutes contre 1h25 en moyenne pour les autres.

 

[...]

 

Mediapart révèle les secrets de 1995…

 

Dans son enquête publiée le 11 octobre sous le titre « Balladur 1995 : les secrets de la décision du Conseil constitutionnel », Mediapart montre que la délibération du Conseil fut « une farce ». L’article explique d’entrée « qu’en cinq jours, [les neuf membres du Conseil] ont rejeté un seul dossier pour irrégularité – celui de Jacques Cheminade. Sur tous les autres, les "Sages" ont apposés leur tampon – permettant le remboursement par l’Etat d’une partie des dépenses engagées. (…) si le dossier d’un perdant est retoqué, ce dernier perdra son droit au remboursement par l’Etat d’une partie de ses frais de campagne – en clair il sera ruiné. » Après avoir exposé en détail les étranges attitudes du Conseil à l’égard des comptes de MM. Balladur et Chirac, Mediapart souligne qu’ « au final, seul Jacques Cheminade, candidat marginal issu du Parti ouvrier européen, dont le sort n’intéresse pas grand monde, aura vu son compte rejeté (à cause d’un prêt sans intérêt), permettant au Conseil constitutionnel d’adopter un air sévère à peu de frais ».

 

Remarquez que la phrase de La Fontaine est citée à nouveau par Bayrou :

 


Bayrou défend Cheminade chez Drucker
Repris et amoindri par Bayrou : http://www.lepost.fr/article/2010/12/14/2339755_bayrou-defend-cheminade-chez-drucker.html

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

cousin 18/02/2011 09:47



Bonjour.


Que vient faire ce genre d'article dans un forum philosophique ?


Dans 5 ans, vous nous sortirez la même version, concernant probablement un homme ou une femme de gauche ?


 



ALC 18/02/2011 21:00



D'une part ici ce n'est pas un forum philosophique et j'adore le silence de mes lecteurs (qui ont la gentillesse de ne point être réactifs - pour le plus grand nombre).


D'autre part, n'étant pas nécessaire au département de philosophie de Paris 8, je fais ce que je veux, notamment j'aime déranger pour ordonner de manière hétérogène (autre qu'un genre).


Donc oui dans cinq ans, je ferai le même post sur le même homme de droit. Mais peut-être n'ai-je pas assez mis en avant cette personnalité de gauche qu'est Rolland Dumas, qui figure dans les
précédent post sur la Françafrique.


Qu'importe si la logique de ce post vous échappe, elle adhère à la méthode de recoupement et va contre l'éloge de légalisme que les idéalistes font à l'élite française.


Donc relent gauchiste, puisque ce n'est que l'exemplification des précédents posts et que la transformation politique par tirage au sort devient de plus en plus nécessaire, haletante,
bousculante, car le nivellement démocratique a toujours réposé sur l'aristocratie, sur les épaules d'aristocrates qui se réveront dans les événement. Bref introduction d'un temps grec et non
d'une oligarchie d'Empire à la temporalité romaine...


Bref soyez moins imprudent...


Cordialement.