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Publié par Anthony Le Cazals

Hélène Cixous

 

Si la traduction empêche les guerre c'est qu'elle a une dimension bien morale. L'intraduisible n'est pas ce qui n'est pas traduit mais ce qui requiert une incessante dimension d'accueil et d'écoute (c'est pour vous donner d'autres référence l'interminable chez Loraux et Derrida, ou l'intraitable (le point intraitable chez Prado et Beckett), à l'inachevable qui n'est pas les conséquences que l'on achève chez Badiou. L'intraitable c'est l'étranger. Comment désigner "Ce qui vient et que nous avons à accueillir" ? Là il y a morale et là Il faut à présent des mots nouveaux en ce qu'il enveloppe et remettent en jeu les discours. C'est dés à présent l'événement, l'indécidable, le non-reconnaissable. Il faudrait une repolitisation, une transformation, un surgissement.

 

Elle était une grande amie de Derrida.  Si Derrida en vient à parler d'éthiquede l'accueil, lors son séjour dans une prison Tchèque, c'est probablement qu'il n'a pas trouvé mieux dans la langue. Il parle de spectre, d'arrivance, de surprise, de non-maîtrise, de ce qu'on ne voit pas venir et qu'on ne verra peut-être jamais.

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