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Publié par Anthony Le Cazals

 

Jean Tellez a écrit trois somptueux articles sur les zombies (ici, ici et ici) où il réduit la philosophie à un modèle de pensée et partant de la suggestion platonicienne qu'il faudrait une bonne drogue philosophique. Ces trois articles qui peuvent se lire comme le miroir de la culture sont diablement illustrés, elles vous feront rire j'en suis sûr, preuve que vous avez alors une distance face à l'avenir apocaliptique que l'on nous prédit et donc face à un modèle classique qui s'écroule en son symbole. Voici donc une réponse au premier article.

L'équation ne serait-elle pas ZOMBIES = SUJETS et quitte à faire mon Schopenhauer on peut dire que les zombies vont descendre dans la rue au nom de l'égalité et du mécontentement (ce qui est un discours pervers par excellence). Il ne fat pasvoir les choses de manière aussi globales car de-ci de-là se forment des sphère et des bulles de création. Mais un sujet, c'est-à-dire quelqu'un qui se soumet à une grammaire classique est bien comme l'affirme Jean Tellez un peu plus loin, 
comme mort. C'est ce que Jean sous-entend avec les zombies (puisqu'il dit qu'ils sont animés): "ils sont possédés par une furie sans mesure, ils ont une énergie vraiment surprenante pour des morts." La révolution culturelle chinoise fut de cette ordre : gardes-rouges = zombies, elle associe subversion et perversion. Les zombies sont comme morts du fait de l'incorporation des idées (rêves en noeud-papillon) ou vérités immanentes, comme s'il en existait ou comme si rêve et vérité étaient conciliable. C'est diablement judéo-chrétien tout cela, c'est dans les textes antiques et la cervelle des zombies que l'on retrouve cela, dans le modèle del 'expoloitation héirarchique. Si la grammaire classique pousse à deux stades la subversion et la perversion --- en somme la "révolution" et la manipulation ---ces deux stades se retrouve chez Badiou qui se déclare avant tout classique dans la formation de son cerveau (voir le début de son Deleuze) mais je ne suis pas sûr que ces stades soient effectifs à l'ère quantique. Laissons cette ère récente pour la surhumanité avoir ses propres torts, bien des maladies ont déjà disparues ou subsistent comme des archaïsmes par rapport à une époque où elles étaient envahissantes. L'heure ne semble plus être de savoir si l'on est sadique ou masochiste. Restent ces sujets en forme de zombie et le grand zombie manipulateur qui manipule d'autant mieux qu'il est manipulé par ses propres drigues. Ce n'est là qu'un manque de critique.

 

Bref je ne sais pas dès lors que l'on a pas un crible de lecture classique, si c'est bien cet horizon qu'il faut décrire à l'ère quantique. Mais c'est là notre "éternelle" et respectueuse divergence de points de vue.

 

Je me permets de relever deux extraits : "D'aucuns croient que la philosophie peut ouvrir indéfiniment de nouvelles perspectives, que les philosophes peuvent innover de manière radicale. Toute l'effervescence autour de la philosophie française des années 60-70 venait de là." > Oui cela s'est nommé pensée du Dehors ou pensée du Surpli et a été entrevue par Blanchot, Klossovski, Foucault puis Deleuze (même si ce dernier s'est maintenu dans l'immanentisme), ce qui est plus difficile à dire pour les trois autres avant 1970, Foucault devenant un socratique qui critique Nietzsche par manque de forces à la fin de sa vie (Herméneutique du sujet, Souci de soi comme philistinisme du dandy).

 

"Le problème sur lequel je voudrais attirer l'attention est que la philosophie correspond à un certain modèle de pensée, qui ne peut pas changer comme ça." > oui et non disons que la révolution quantique auquel succède le bouillonnement numérique ont bel et bien abouti à une changmenent radical d'ordre terrestre. Comme je suis apparement masochiste, je vous transmets le bâton, on pourra toujours dire que cela développe l'iédal de l'ambimaine si cher à Platon dans la République et donc un usage accrues des deux hémisphères du cerveau. Mais à avoir une grille de lecture classique ou subjective et non pas quantique, on s'éloigne de l'école de Paris qui se déjouait du sujet mais qui a bel et bien existé (Loraux, G.A. Goldschmidt, Soulez, etc. la poursuivent et ont enfanté).

 

Une autre réponse plus castoriadienne pourrait-être qu'il ne faut pas sous-estimer le pouvoir de l'imagination sur la hantise (passage de Jean sur la réminiscence). En rabelaisien ou davincien (adepte du pizzaiolo Leonardo) je dirai la fantaisie. Si je mets de côté la troisième tonalité*, le travail de Kant a toute fois été d'extirpé la fantaisie au profit du chimérique. Cela se joue certes dans la contre-allé plutôt que l'avenue philosophique mais c'est écrit dans les textes : les trois chimères étant les Idées de la raison pure que critiquera Schopi au nom des idées platoniciennes --- il critique la qualification des mots non leur emploi.

 

Le seul point de divergence pourrait se donner ainsi :. c'est idiot de vouloir changer de modèle pour un autre, ce qui est idiot c'est de vouloir reproduire les modèles plutôt que d'innover. Il y a par exemple un modèle céleste mais on peut pas dire cela de la Terre pourtant nous passons bien, malgré le rat célinien, d'un sens divin à un sens terrestre. La Terre est unique puisque jusqu'à présent l'homme ne s'est pas reproduit ailleurs (il serait vain pour l'instant de tenter des expérience de copulation et d'accouchement dans l'espace quand le petit d'homme ne saurait développer une ossature pour revenir sur Terre). Mais le modèle de la colonisation spatiale par les philistins (Secte platonicienne des  Cheminadiens, secte platonicienne des Onfraytistes, secte pseudo-platonicienne des badiousiens). Par contre le Teraforming en ferait quelque chose de reproductible donc un modèle (mais Mars n'est plus une Terre depuis longtemps même si elle conserve de l'eau congelée aux pôle).

 

Jean a raison il y a bien une dimension de salut dans toute immanence et donc chez Badiou et chez Onfray (l'axe cosmique et l'absence spirituelle de son défunt père) mais, Jean, es-tu chrétien ? Je pense que l'on est sorti de la détresse de l'esprit qui est à la base de toute critique de l'entendement et de la raison (chez Pascal, chez Spinoza, plus dure à identifiée chez Montaigne), en tout cas pour preuve internet le permet avec le plus grand sourire que je fais à Jean. On est plus à présent obligé de rabbatre la pensée sur la machine abstraite d'un visage comprenez d'un cadrage perspectiviste unique. Là, je sors de ma poche mon vieux maître Loraux, qui me dit une fois, vous êtes dans le fantasme, on ne peut pas être à toutes les places à la fois. La réponse est la /slash génération/ ou homme capable comme pouvaient l'être les Grecs. C'est cela qu'à enfanter l'école de Paris.

 

Toute mon amitié et j'apprécie tes textes, qui ne sont point dans l'imposture, Jean "Sancho" Tellez. Si on peut dire que les zombies sont des sujets ou l'inverse c'est qu'il n'y a pas de ressemblance entre eux donc ni ordre de procession ni modèle. Eh les mecs pas besoin de vous convertir en zombies. La croyance des sociétés de discipline auxquelles appartiennent les zombies puisqu'ils obéissent aux mots d'ordre plus qu'ils ne requièrent de mots de passe, a fait place aux sociétés de contrôle autre nom pour la vérification permanente**. Cette substitution signale au passsage qu'il n'y a pas de négativité.

 

* Kant pose la distinction du chimärisch KtRT_86/134, du phantastich KtRT_94 et du dicheterisch KtRT_195 KtEMT_60.

** J'espère qu'un jour Shigeru Uemura pourra se joindre à l'école de Paris car il est l'inventeur de la vérification permanente qu'il nome Satori et qui est très proche de la méthode verbale de Loraux. Les critiques d'art, qui parleraient là de performance, oublieraient la dimension d'interminable.

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