Archives

Publié par Anthony Le Cazals

Je suis de manière irrésoluble un enfanté du style français, qui se caractérise par une négligence envers la volonté allemande et la vérité grecque. On retrouve ce scepticisme chez Foucault et Deleuze, mais en tant que génies qui non engendre mais se laisse féconder, c'est toute la particularité franaise avec ses poètes si parcimonieux (Baudelaire, Lautréamont, Rimbaud, Mallarmé). On pourra aussi comprendre pour des génies comme picasso ou Le Corbusier se sont engendrés en France même si, parlant de la Corse, Nietzsche songeait avant otut à Napoléon, mais les Basques ou les Catalans aurait pu faire tout autant.


Le scepticisme est en effet l'expression la plus spirituelle d'une certaine constitution physiologique multiple qu'on appelle dans la langue courante neurasthénie et disposition maladive ; elle apparaît chaque fois que se produit un croisement décisif et brusque des races ou de classes longuement séparées. Dans la nouvelle génération qui hérite en quelque sorte dans son sang de mesures et de valeurs différentes, tout est inquiétude, dérangement, doute, tentative ; les meilleures forces exercent un effet d'entraves, les vertus elles-mêmes s'empêchent mutuellement de croître et de devenir fortes, le corps et l'âme manquent d'équilibre, de centre de gravité et d'assurance perpendiculaire.  Mais chez de tels hybrides, ce qui devient malades et dégénère le plus profondément, c'est la volonté : ils ne connaissent plus du tout l'idépendance de décision, le sentiment de plaisir courageux que suscite le vouloir, --- il outent de la " liberté de la volonté " jusque dans leurs rêves. ... Paralysie de la Volonté ... La maladie de la volonté touche l'Europe de manière inégale... C'est en conséquence dans la France d'aujourd'hui que la volonté est le plus sérieusement attiente, ce qui est aussi facile à déduire qu'à toucher du doigt ; et la France, qui a toujours su avec une habileté de virtuose retourner en attraits et en séductions jusqu'aux tours les plus funestes de son esprit montre aujourd"hui avec éclat, en tant qu'école et vitrine de tous les ensorcellements du scepticisme, sa prédominance culturelle sur l'Europe. La force du vouloir ... est ... plus forte en angleterre, en Espagne, en Corse, associée là au flegme, ici aux crâne opinîatre. Nietzsche, NzBM°208.


La question pourrait être mais par quoi a-t-on voulu remplacé la vérité surplombante grecque et la volonté allemande ?, pour cette simple raison qui porte sur la dégénérescence : « Un défaut, une dégénérescence peuvent être d’une haute utilité dans la mesure où ils stimulent d’autres organes » NzVP°II,63. Le génie français est un génie fécondé et non engendrant, il ne se réduit pas à une politique du sujet mais à une affirmation de 'indénombrable, de l'indiscernable (comme cela se retrouve en physiqe quantique qui n'est pas stérile puisque partie du corps noir et de l'oscilation du corps dans l'éther introuvable, expérience de Morley). La science est incapable de rendre compte du bon infini, elle ne connaît que l'infini hyperbolique et infinitésimal déjà pris dans un référentiel euclidien et non dans l'éternel retour (tel un vaisseau spatial qui filant droit reviendrait au même endroit). Ce que l'on peut dire du style français Foucault, Deleuze, Guattari, Derrida et Baudrillard entre autres, c'est qu'ils ont vécu de manière à ne pas regretter, selon la dimension éthique de l'éternel retour. Grande digestion de l'infiniment parcourable, sans doute une dimension d'amour qui n'est pas comprise par la volonté allemande. Le rapport à la négation de la volonté n'est pas l'origine du style français comme chez Schopenhauer et Nietzsche (avec la folie etdégénérescence des pères), non le point de départ semble tenir de l'affectif, de l'amour, d'où un scepticisme affirmer pour la volonté et la vérité comme véridiction qui ne voudrait reconnaître la pluralité des discours y prétendant.

voir la suite  le style fran-ais
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article