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Publié par Anthony Le Cazals

...pour le peuple

 

Il est étrange de voir que les auteurs les plus popularisés qui se prétendent le plus athés sont étrangement les plus chrétiens ou comprenez mieux les plus platoniciens. On retiendra Onfray et Badiou. Je me suis déjà attardé sur Onfray, passons à Badiou. Les deux sont dans le salut individuel de l'âme (Sujet comme substance immortelle) et la condamnation du monde. Deux motifs chrétien ou plutôt. A noter que pour condammner ce qu'on appelle monde ou univers ou multivers ou englobant,il faut déjà le désigner sous ce nom, ce qu'il me semble à l'ère quantique et non plus classique il est difficle de faire. La seule chose de cette ordre qu'on connaisse c'est la Terre, ce bolide que vous ne ratttraperiez jamais.

 

Il est aisé de voir avec Onfray qu'un saint chrétien ou plutôt un synchrétiste assimilé à l'athéisme. Sans doute la spiritualité se joue-t-elle quand on perd quelqu'un de cher ? Je vous le dirais quand cela m'arrivera, la détresse à la base de tout esprit : « Toute philosophie est une philosophie de surface : c'est un jugement d'ermite » NzBM°289. Je vous laisse à cette ellipse. Mais il est plus difficile de voir qu'un platonicien ou revendiquer comme tel puisse être un chrétien,c'est à dire quelqu'un aynat tout du parcours d'un père de l'Église. C'est Bernard Stiegler qui rappelle en janvier dernier, comme bien d'autres l'on fait avant lui, que ce sont les pères de l'Églises qui ont fait l'Église supposée chrétienne. Comme le fait remarquer Nietzsche l'Église nn'a jamais confesser les oeuvres du Christ (ce parodn cher à Tolstoï) mais à fait du christ le Crucifié. L'Église a dès lors parler de mystères (cf. la prière du chapelet). Quels sont-ils, ces pieds poilus ? Les quatre pères de l'Église sont Ambroise de Milan, Augustin d'Hippone, Jérôme et Grégoire, plus connus sous les noms de Saint Ambroise, Saint Augustin, Saint Jérôme et Grégoire 1er. Le constat est tellement gros que je ne vais pas aller chercher mes source « très loin » : wikipédia.

  1. Saint Ambroise est un cicéronien
  2. Saint Augustin est un platonicien
  3. Saint-Jérôme est un païen cicéronien. fait un rêve mystérieux lors d'une maladie qui le détourne des études profanes et qui le pousse à se convertir à l'âge de 26 ans. Dans ce rêve, qu'il raconte dans une de ses lettres, il lui est reproché d'être « cicéronien, et non pas chrétien »d 8. Sa traduction partielle de la Bible depuis le grec constitue une part importante et même maîtresse de la Vulgate, traduction latine officiellement reconnue par l'Église catholique en vigueur jusqu'au XXe siècle. C'est la bible sacrée divulguée en Latin pour le pape Damase Ier que Gutemberg imprima en premier mais étrangement on ne retint pas la traduction partielle qu'il fit à partir de l'hébreux mais celle qu'il fit à partir de la traduction latine, la Septante de l'eunuque néoplatonicien Origène. Cicéron est celui qui explicite la différence entre entre la sphère publique et la sphère privée propre à la machine duelle qu'est l'Etat, il invente la République là où Plaon ne parlait que de politeia, en somme de civilité.
  4. Grégoire 1er

L'Église a glissé du symbole du poison (Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur) par le glissement du filioque au symbole d'Athanase qu'est la Trinité « au nom du machin, du second machin et du saint machin ».

 

En liaison avec cela, on peut comprendre pourquoi Nietzsche s'est nommé en quelque sorte l'Antéchrist, c'est à dire le prophète. Il annonce la venue d'un messie, c'est cela son « mysangile », car ce messie est le christ, l'oinct, que devait annoncé le prophète Elie et dont Jean-Baptiste se réclama pour baptiser les premiers juifs, parfois qui deviendront chrétiens mais qui forme le gros des « mandéens ». C'est en sachant qu'il redécouvre le message du Christ faussé par Paul et à sa suite par l'Église que Nietzsche dans l'Antéchrist se permet de dire qu'il est certainement le premier chrétien en laissant supposé que Tolstoï un ancien nihiliste comme lui fut le premier. De nombreux chrétiens manichéens, bogomiles et cathares n'ont pas retenus l'Évangie de Mathieu et les Épitres de Paul, Ces textes plus que d'autres me semble à la base du retournement antichristique de l'Église.  Matthieu permet la Loi de Paul en évacuant la question d'Elie et de Jean le baptiseur (qui n'est ni l'apôtre*, ni l'évangéliste, comme il y a déjà au moins deux Jacques, deux Simon, deux Jude) : « Les disciples [Jacques le majeur, Simon Pierre, Jean le mineur*]  lui firent cette question : pourquoi donc les scribes disent-ils qu'Élie doit venir premièrement? Il répondit : il est vrai qu'Élie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu'Élie est déjà venu, qu'ils ne l'ont pas reconnu, et qu'ils l'ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l'homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu'il leur parlait de Jean Baptiste. » J'insiste sur le terme de Scribe pour bien voir que la parole se base sur l'ignorance des textes car ni Jésus ni ses disciples ne savaient lire. Ils étaient pêcheur, fabricants de tentes et de filets... La religion se base sur l'ignorance et peut-être pour cela déteste Kant qui montre qu'il n'y a pas de preuve ontologique ou autre de l'existence de dieu... tout au plus, chacun peut dire, une insistance sous la forme d'une croyance apeurée face aux calamités.

 

« Les chrétiens n'ont jamais pratiqué les actes que Jésus leur a prescrits... L'Église n'avait ni le courage ni la volonté de confesser les oeuvres exigées par Jésus » 11[243] « II combat même la hiérarchie à l'intérieur de la communauté : il ne promet une quelconque proportion de récompense selon le mérite : comment aurait-il pu entendre le châtiment et la récompense dans l'au-delà ! »  11[279]. Le message de Jésus que Nietzsche ne nomme ni le Christ ni le Crucifié est « l'insurrection contre la hiérarchie de la société » 11[280] « le christianisme est aussi l'abolition de la société : il privilégie tout ce qui est rejeté par elle » 11[239]. Est-ce là une mauvaise connaissance du christianiasme à force de nous parler de miracles et de mystère (cf. la prière du chapelet) ? « le miracle en tout et chaque chose, la superstition : tandisque le signe caractéristique du judaïsme et du christianisme primitif consistait précisément dans leur répugnance pour le miracle, leur relative rationalité. » De là cette conclusion sans appel qui ne fait que reprendre les propos du premier Antéchrist, Tolstoï in ma Religion : « L'Eglise appartient autant au triomphe de l'antichristiannisme que l'Etat moderne au nationalisme... » 11[364]. De là que « La religion a faussé la conception de la vie : la science et la philosophie n'ont toujours été que les ancillae de cette doctrine » NZFP°XIII,11[264] TolMR_123.

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