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Publié par Anthony Le Cazals

  Dans la pensée des algorithmes sur laquelle nous allons revenir et que mirent en évidence Pascal, Leibniz et Newton comme méthode de résolution "automatique" d'un problème (à l'exemple du calcul différentiel et du calcul intégral) et sachant que toute la prétendu "intelliigence" artificielle n'est qu'artifice et autre que des algorithme on posera la bidouillabilité.

La bidouillabilité ou hackability est la capacité – pour un objet technique ou un outil – à être détourné de sa vocation initiale en vue d'essayer de lui trouver de nouveaux usages. Le hack consiste a coupé et recollé ensemble des éléments disparates ou épars. Il n'y a pas là de pensée au sens de la mise en place d'un algorithme mais usages et interconnexion d'algorithmes différents.Au delà des hacks informatiques, la découvertes d'usages auquels le concepteur ne prédisposait spn invention, on pensera au téléphone de Graham Bell, dont il pensait que l'usage se limiterait à écouter des opéra à distance. On pensera aussi aux SMS envoyé à 'en plus dsavoir que faire par les lycéens prévu à la base pour avertir avec les usagers d'un réseau de téléphone mobile d'un perturbation du réseau ou de quelque autre information émanant de l'opérateur.

 


La notion de bricollage chez Collin Rowe et Lévi-Strauss :

Cette méthode du bidouilleur se retrouve en urbanisme dans le livre de Collin Rowe, Collage city, quand ils parle des bricoleurs, qui recolpopse la ville à partir d'éléments piochés de ci de là pas forcément en architecture. Le bricoleur sera associé au renard, c'est-à-dire à l'individu qui a une seule idée en tête et la met en application, la développe, c'est ce qui distingue le bricollage ou bidouillage du cadavre esquis des surréalistes qu ne vise aucune utilité (j'ai bien dit utillité et non finalité).

«Une forme d’activité», nous dit Claude Lévi-Strauss, «subsiste parmi nous qui, sur le plan technique, permet assez bien de concevoir ce que, sur le plan de la spéculation, a pu être une science que nous préférons appeler «première» plutôt que primitive : c’est celle communément désignée par le terme de bricolage (La Pensée sauvage).» Lévi-Strauss procède alors à une analyse exhaustive des rôles respectifs du bricoleur et de l’ingénieur. … Dans son sens ancien, le verbe bricoler s’applique au jeu de balle et de billard, à la chasse et à l’équitation, mais toujours pour évoquer un mouvement incident celui de la balle qui rebondit, du chien qui divague, du cheval qui s’écarte de la ligne droite pour éviter un obstacle. Et, de nos jours, le bricoleur reste celui qui oeuvre de ses mains, en utilisant des moyens détournés par comparaison avec ceux de l’homme de l’art. Le bricoleur est apte à exécuter un grand nombre de tâches diversifiées mais, à la différence de l’ingénieur, il ne subordonne pas chacune d’elles à l’obtention de matière première et d’outils, conçus et procurés à la mesure de son projet son univers instrumental est clos, et la règle de son jeu est de toujours s’arranger avec «les moyens du bord», c’est-à-dire un ensemble à chaque instant fini d’outils et de matériaux, hétéro­clites au surplus, parce que la composition de l’ensemble n’est pas en rapport avec le projet du moment, ni d’ailleurs avec aucun projet particulier, mais est le résultat contingent de toutes les occasions qui se sont présentées de renouveler ou d’enrichir le stock, ou de l’entretenir avec les résidus de constructions et de destructions antérieures. L’ensemble des moyens du bricoleur n’est donc pas définissable par un projet (ce qui supposerait d’ailleurs, comme chez l’ingénieur, l’existence d’autant d’ensembles instrumentaux que de genres de projets, au moins en théorie) il se définit seulement par son instrumentalité [...] parce que les éléments sont recueillis ou conservés en vertu du principe que «ça peut toujours servir». De tels élé­ments sont donc à demi particularisés suffisamment pour que le bricoleur n’ait pas besoin de l’équipement et du savoir de tous les corps d’État mais pas assez pour que chaque élément soit astreint à un emploi précis et déterminé. Chaque élément représente un ensemble de relations, à la fois concrètes et virtuelles ce sont des opérateurs, mais utilisables en vue d’opérations quelconques au sein d’un type.

On l'aura compris l'inventeur, le créateur produit des types au sein duquel le bidouilleur bricole. Deux exemple de bidouiller Hippias tel que vanté par Nietzsche et Lacan avec ses structures, objet petit a, mathèmes, noeud borroméens qu'il bricolera à chque fois pour dire au final qu'ils n'existe pas. L'inventeur serait de l'ordre de l'Hérisson dans la typologie qu'ne donne Collin Rowe.






La bidouille fruit des liebniziens ?
La bidouillabilité n'a donc rien à voir avec la sérendipité (cf. la découverte du Roquefort ou de la péniciline). Cette sérendipité elle nie justement la découverte des algorithmes, la pensée qui les met en oeuvre une première fois et la bidouillabilité qui les connecte et les agence telle sur nos ordinateurs une seconde fois. C'est l'usage des découvertes de la Raison englobante contre les découvertes du hasard. Par contre chez les leibinziens l'usage peu orthodoxe qui est fait des découvertes est très bien toléré, il n'y a plus de pensée d'auteur, d'autorité : "L'ars inviniendi n'a que faire des prérogatives des auteurs. C'est l'inverse qui est vrai ; un étranger est souvent mieux placé pour poursuivre une idée que l'auteur de celle-ci. La nouvelle science ne reconnaît plus les droits des propriétaires" ou encore "
L'ars inviniendi n'a que faire des prérogatives des auteurs. C'est l'inverse qui est vrai ; un étranger est souvent mieux placé pour poursuivre une idée que l'auteur de celle-ci. La nouvelle science ne reconnaît plus les droits des propriétaires" (Marc Parmentier dans sa présentation de "La naissance du calcul différentiel", recueil de 26 articles aussi préfacé par Michel Serres). Est-ce une déformation linuxienne et actuelle de la pensée de Leibniz ou l'une de ses variations politiques majeures, la piste est à explorer. Il y a comme l'a si bien relevé Nietzsche une différence très entre les créateurs et les hommes supérieurs, entre Dionysos et Thésée ou pour le dire autrement vous trouverez des leibniziens qui font prter leur effort sur l'art de l'invention et sorti de la mise en système algorithmique des leibinziens qui revendique l'autorité précisément de Leibniz pour poser une mise en système à partir de l'extension du domaine de validité des principes physiques universels. Sorti de son art de l'invention, Leibniz était moralement quelqu'un de très conservateur, si on en croit la seconde branche moins inventive des leibniziens.
En bref, ceux qui bidouille ne font qu'utiliser les inventions de leur prédécesseurs mais par là ils ont permit la mise en concaténation, le télescopage autour de valeurs collectives d'individus épars, comme si une sphère de recoupement de l'information s'opérait.



 

 

 

 

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