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Publié par Anthony

Karl Rove, le spin doctor de George W. Bush, a défini un jour un grand principe de la communication politique, l’un des axes clé - voire la base même - du storytelling, qu’il appellera lui-même la stratégie de Shéhérazade : "quand la politique vous condamne à mort, commencez à raconter des histoires - des histoires si fabuleuses, si captivantes, si envoûtantes que le roi (ou, dans ce cas, les citoyens américains, qui, en théorie, gouvernent notre pays) oubliera sa condamnation capitale".

Dans cette stratégie de Shéhérazade se trouve tout l’art de raconter des histoires que les gens auront envie d’entendre, au moment où ils ont envie de l’entendre, et à laquelle ils ont envie de croire.

Pourquoi Shéhérazade ? On trouve l’explication sur le blog Culture de l’image : "il faut se transposer au VIIIe siècle, dans le royaume du sultan perse Shâriar, qui, pour se venger de sa femme qui l’avait quitté, avait pris la mauvaise habitude d’assassiner tous les matins la vierge qu’il avait épousée la veille. Pour faire cesser ce massacre, Shéhérazade, fille du vizir, épousa le sultan et le soir venu, lui raconta une histoire sans la terminer. Son époux qui voulait connaître la suite la laissa en vie un jour de plus. Le stratagème dura mille et une nuit au terme desquelles, Shâriar, apaisé, renonça définitivement à tuer sa femme".

De Shâria à George Bush, finalement le monde a peu changé, et les princes se succèdent, que les histoires soient racontées par une Shéhérazade ou un Karl Rove.

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Viviane 25/12/2009 17:41


Je viens te souhaiter une belle et douce fin de journée.
Un gros bisou
Viviane