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Publié par Anthony Le Cazals

En 1902, Kropotkine publia son livre L’Entraide, un facteur de l'évolution qui proposait une vision alternative de la survie humaine et animale, dépassant les thèses de la « survie du plus apte » défendues à l'époque par quelques darwinistes sociaux tels que Thomas Henry Huxley (voir à ce sujet les écrits de l'anarchiste Murray Bookchin sur l'écologie sociale et la sociobiologie). le Darwinisme social cette ignominie provenance des idée modernes britanniques, déformation de la surive du plus grand reproducteur en une survie du plus apte et du plus fort par le sociologue darwinien Spencer.




    « Dans le monde animal nous avons vu que la grande majorité des espèces vivent en société et qu'ils trouvent dans l'association leurs meilleures armes dans la lutte pour la survie : bien entendu et dans un sens largement darwinien, il ne s'agit pas simplement d'une lutte pour s'assurer des moyens de subsistance, mais d'une lutte contre les conditions naturelles défavorables aux espèces. Les espèces animales au sein desquelles la lutte individuelle a été réduite au minimum et où la pratique de l'aide mutuelle a atteint son plus grand développement sont invariablement plus nombreuses, plus prospères et les plus ouvertes au progrès. La protection mutuelle obtenue dans ce cas, la possibilité d'atteindre un âge d'or et d'accumuler de l'expérience, le plus haut développement intellectuel et l'évolution positive des habitudes sociales, assurent le maintien des espèces, leur extension et leur évolution future. Les espèces asociales, au contraire, sont condamnées à s'éteindre. »

— Pierre Kropotkine. L’Entraide, un facteur de l'évolution (1902), Conclusion.
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