Archives

Publié par Anthony Le Cazals

Etant en train d'actualiser le lexique du site, voici une synthèse autour de la notion de Subjectivvité ou Sujet (marque par excellence de la philosophie idéaliste). Cette notion est symptomatique d'une chose, quand un auteur l'emploie c'est qu'il manque d'énergie. Ceci a été symptomatique du département de Paris 8 qui après une période de forte expérimentation (2005 à début 2007) s'est réveillé au lendemain du mouvement anti-LRU en mars 2007 avec une sorte de gueule de bois, ses professeurs . Quand la vague d'un mouvement se brise cela donne un retour de la subjectivité qui reste un mode presque impuissant de résistance car symptomatiquement la subjectivité ou plutôt le sujet qui en appelle à la vérité et à la liberté.

Plus largement, la subjectivité est un problème moderne ou cartésien, les Grecs n'avaient aucuns mots pour dire notre intime (l'idée de conscience n'est apparue qu'avec Plotin, sous la forme de l'accompagnement de la procession des idées, de leurs « chute dans les corps », parakoloumeta), "La subjectivité est taraudé par tous les problèmes c'est même sa définition, Comment alors se débarrasser du problème du Dedans et du Dehors ? C'est une grande affaire de la philosophie contemporaine. La subjectivité reste la non-appartenance de soi à soi, qui conduit à des expériences d'errance et de solitude." (cours de Loraux à Paris 8 du 18/04/08). Vous ne pouvez pas vous atteindre et en même temps quelque chose s'échappe de vous, dont Aristote faisait l'une des trois instances du « sujet » avec le souffle et le corps à savoir l'ombre. Cette dimension sera beaucoup par un auteur africain comme Edga (cours de Douailler à Paris 8 du 17/04/08).

Elle n'est pas exactement la capacité d'énergie comme le voudrait Guattari (comme je le suppose), la sujectivité est simplement du vécu qui n'arrive pas à se dire, hors les grande philosophie contrairement à celle de Badiou ont cherché à affirmer un logos qui n'est tenu par personne (Loraux le 4/4/8). Apophanticos disait Aristote, mais on retrouve cela chez trois grands que sont Héraclite l'obscurci, Platon le découpeur-tisseur, Spinoza l'éterniseur de choses singulières (quoiqu'il y ait là un pléonasme), trois grand qui ont effectuer selon Nietzsche le parcours de sagesse, 1°) communauté d'opinions et d'affects d'une époque, la base des problèmes, 2°) départ (le détachement a eu lieu avant) et traversée du désert 3°) retour affirmateur à la Zarathoustra descendant de sa grotte dans la plaine.

Si la subjectivité, est l'impensé d'une situation, si elle était la capacité d'énergie active que lui prête Guattari, alors elle ne serait en rien une conscience, c'est-à-dire la manière réactive de réagir à un danger, cela se manifeste par exemple dans le discours par ce que l'on appelle l'ironie. La subjectivité est sans doute cette volonté forgée sous les plus hautes pressions, mais pourtant il est possile de faire état du fond d'affectivité ou d'énergie d'où est née cette volonté. C'est le cas chez Nietzsche, chez le cas dans les Dionysies ses fêtes printanières vouées à Dionysos et d'où naissèrent dans le rapport entre un bouc qui chante (symbole de Dionysos) et une choeur qui représente la foule des anonymes. Etymologiquement la tragédie (tragos-odos) est le chant du bouc. Il n'y a là pas de héros, car celui-ci finit en martyre, accalée soit par la morale religieuse soit par la justice de la cité. Il n'y a pas là de subjectivité, mais un entraînement, une stimulation qui dépasse les individualités et les communautés. Ni sujets, ni assujettis. S'il demeure une sujectivité spécialement en psychanalyse c'est que celle-ci entretient l'acceptation de la névrosé plus que son dépassement suliminal (qui n'est que le souffle, le moment de grâce après l'effort). Une puissance affirmée et une pouvoir rejeté à la névrose des articles du quotidien.

Prolongements

Notre époque et la subjectivité
.
voir capacité restreinte
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article