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Publié par Anthony

Je me remets à nouveau sur le metier pour vous dire combien le paysage français acquis ou plutôt perdu sa particularité avec la Commune, passant d'un pays de savoir-faire et de métier (avec son livret ouvrier) à un pays de profession et de fonctionnariat (avec ses statistiques, ses contrats de travail et ses lois scélérates qui allaient de pair avec la seule forme de subversion possible alors les attentats anarchistes). Il a acquis une autre particularité dont je parle ici, celle d'être le terreau du fascisme.

 

Engels écrivait, dans la préface de 1891 à La Guerre civile en France, contre ceux qui étaient "saisis d’une terreur salutaire en entendant prononcer le mot dictature du prolétariat" : "Eh bien, Messieurs, voulez-vous savoir de quoi cette dictature a l’air ? Regardez la Commune de Paris. C’était la dictature du prolétariat." Autant les analyses marxiennes sur la baisse tendancielle du taux de profit et la surproduction auxquelles conduit un système basé sur l'accumulation du capital ont leur intérêt autant c'est ce foutre de la gueule des communard qui s'ils vivaient dans la pauvreté et cotoyaient la bohème des peintres et des poètes possédaient cette chose rare qu'on nomme un métier. Ce sont les métiers de Paris, c'est-à-dire des personnes qui sont dans la posture paradoxale d'une passion et d'une réduction à un rôle social, qui ont fait la Commune, d'où cette asssertion de marx à leur égard

 

Celle dont Monsieur Thiers a dit qu'on la fusille

Celle dont Monsieur Thiers a dit qu'on la fusille

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