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Publié par Le Cazals

Le philosophe-médecin ausculte les valeurs avec son petit marteau pour entendre celle qui sonne creux (les Idées platonicienne ou modernes voir ici pour la distinction). Vous retrouverez en fait le schéma de l'idéalisme transcendantal ou opératoire replié sur ss abstractions. Le côté effectif ou opératoire des théorie renaît à la renaissance. avec l'assimilation entre un monde idéal (en soi ou par delà les iullusions phénoménales) et les objets mathématiques éle vés au rang d'idéalité (cf. Jean-Toussaint Dessanti). Mais omme le dit Paul Jorion : "Il en résulta une confusion dont la physique contemporaine est aujourd’hui la victime : la modélisation mathématique du monde suggère en retour de lui attribuer des propriétés qui ne sont rien d’autre que les particularités des nombres livrés à eux-mêmes. Les anomalies créées par ces artefacts font que les modèles en engendrent désormais d’autres sans retenue, chacun s’éloignant davantage du monde en soi" : le monde en soi comme les idéalités mathématiques ne font que rendre compte de la regression à l'infini es idées modernes qui contrairement aux idées antiques (platoniciennes) n'admettent pas le Bien. Ces artefact numérique comme le 0/0 de Newton marquent les possibles blocages et autres pathologie de l'abstraction. Derrière cela, pour forcer ces blocages est apparue la volonté ou la subjectivité qui comme on l'a vu avec Nietzsche n'avait pas d'existence sinon à être le symptôme d'une baisse d'énergie et à terme d'un recherche de la source d'énergie (cf. Bergson) ou de l'origine (cf. Husserl ou Heidegger). Dans les deux cas, abstraction ou volonté, on reste pris dans les idéalismes empirique et transcendantal (comprenez les systèmes ouverts et fermés, ou encore le dépli et le pli, l'immanence ou la transcendance, la clameur ou la stupeur de l'être, toutes ces formuations sont synonymes). Nous avons vue cela pas le passé  (ici ou ici ou ici). C'est un lourd morceau mais ce sont deux mille ans de pensée qui se trouvent résumés là. Viennent ensuite les différentes manière sortir de ces systèmes de pensée métaphysiques ou idéalistes, même s'il faut un minimum de contact avec l'idée pour bien comprendre tout cela et déclencher votre prore pensée. Mais sortant de la métaphysique entendue comme vita contemplativa, il vous suffit pénétrer plus en avant la pensée-poésis telle que conçue par Goethe et de placer la vie active  (la vita activa) bien avant l'écriture ou la pensée elle-même : ce n'est qu'ainsi que l'on devient un type accompli et non  un type décadent.


Les pathologies de l'abstraction

L'épanchement syllabique ou tétrasyllabisme : refuge dans le jargon pour maintenir une position de pouvoir et masquer son manque d'inspiration (souvent un symptôme du dogmatisme qui ne sait avancer).

L'illusion universaliste et son abus : c'est quand on étend l'illusion d'une universalité  empirique obtenue pour un calcul précis et que l'on pousse l'abus jusqu'à produire une universalité rigoureuse. Leibniz souhaitant étendre les principe du calcul différentiel et intégral à tout un systèmee cosmologique, ce sont les néo-leibniziens souhaitant appliquer les principes physiques à l'ensemble de la société. Toutes ces tentatives avortent si on pense à Newton qui en 1720 (suite à la faillite d'une compagnie financière à laquelle il avait prit part) dit qu'il était capable de préire le mouvement des astres mais point les risques de la vie. Cette extension du domaine de validité se retrouve par exemple quand on souhaite voir du chaos, du dérèglement (entropie) partout alors que la loi thérmodynamique concernée par l'entropie ne vaut que pour les système isolés (qui ne sont ni les systèmes ouverts ni les systèmes fermés) ; pourtant certains continueront à projeter leur propre confusion sur le monde organique (le vivant) en parlant d'augmentation de l'entropie  alors qu'on ne peut réduire le vivant autrement qu'en un système ouvert et non pas isolé. Il n'y a pas d'universalité empirique et l'on ne peut pousser l'abus jusqu'à une universalité rigoureuse comme les appelait Kant au début de la Critique de la Raison Pure.

La mise en équation
: contre laquelle mettait en garde Leibniz et qui ne concernait ni les "lois" de Képler ou celles de Newton. Elle était secondaire en science avant de devenir le graal de tout recherche d'unification des différentes théories physiques. Gilles Cohen-Tanoudji a écrit un merveilleux article sur l'impossible synthèse de toute le champ des unités de gransdeurs (baplises) en une seule équation.

La gödélite.

L'esprit de vengeance
: cela advient quand on supporte l'aridité des abstractions et qu'on la retourne contre tout un chacun en énonçant de prétendues vérités. La précarité des idées s'impose alors sous la forme de prescriptions criminellles  ou de manipulation.

Le double discours : c'est un corrolaire du précédent symptôme une manière de dissimuler quand une production n'est pas viable. Cela mène aussi à une forme d'imposture telle que Kjève et Lacan l'ont théorisée quant à la philosophie de Platon ou telle que Jacques Rancière en rend compte quand il parle du double rapport (ésotérique et exotérique) à la véirté pour se tenir à bonne distance de cette aridité et pour tenir à distance les rivaux. Cela survient quand on a atteint un principe (au terme d'un parcours philosophique) mais que l'on continue et force ce parcours qui deveint dès lors inauthentique.


Les pathologies de la volonté

L'empêchement, la procrastination et l'inhibition de l'action  (cf. les études de Laborit).

Le pathos de la distance comme goût aristocratique.

L'esprit de surplomb qui se retourne en une chute ou une dépression (avoir en vue c'est faire). De là le principe de raison suffisante et le principe de moindre action. La subjectivité est aussi la marque de ce genre de repli par manque d'énergie, on s'en remet à une source d'énergie primordiale, on se soumet à un dieu monothéiste ou métaphysique.

Le scepticisme comme manque de volonté

L'excédence
comme pensée qui nie la santé du combat et le fuit : la pierre de touche de tout héraclitéen est de comprendre que le combat est ce qui annule l'excès. L'excédence n'est un mode de pensée libéral, qui s'appuie sur une division exacerbée du travail où une personne détient l'idée et où beaucoup produisent à un fable coup.



Les délires productifs (ils sont mystiques plus qu'ascétiques)

Le groupe comme mode de mutation, de déviance, de devenir

La seconde espèce de génie, celle qui se laisse enfanter et qui engendre (l'involontarisme à la française) et non le génie (propre à l'idéalisme basé sur la "volonté") : ce sera l'automate spritiuel chez Deleuze.

La multitoxicomanie. Je vous renvoie à l'article de Peter Sloterdijk.

Le processus de fabulation chez Bergson puis chez Deleuze, alors que ce dernier faisait une critique du narratif, du storytelling (ce ne sont que des fabulation extérioirisées), "Que nous soyons chrétiens ou paiens nous sommes poussés à croire" (Deleuze in Qu'est-ce la philosophie ?)

Enfin viennent les exercices non spirituels (cf. le seminaire de Patrice Loraux de l'année dernière) comme la marche ou la pratique de n'importe que métier, dans les deux cas s'introduit un autre
tempo dans la pensée qui rompt avec l'immobilisation voulu par le jugement philosohique et l'usage dépréciatif de la seule raison. Il s'y ajoute une dimension d'envie et d'entrain dont nous aurons l'occassion de repraler dans les années à venir (Pensez à la "gana" et au "gusto" dans la culture hispanophone). Pour la marche comme exercice philosophique : je vous renvoie aux livres de Frédéric Gros ou au blog de Démocrite mais il y a encore une forte dimension contemplative et métaphysique chez notre blogueur Démocrite.


En conclusion

Le philosophe médecin à la manière d'Empédocle est celui qui réintroduit la mobilité là où certain penseurs avait marqué un coup d'arrêt théorique (comme à l'époque d'Empédocle les Eléates et le prétendu "être infini" du mouvement qui serait immobile). Il y a quelque chose de shamanique chez les philosophe-médeciin non en tant qu'il soigne  (rappelons bien qu'il ne fait qu'ausculter) mais en tant qu'il remet en mouvement, qu'il donne l'impusion par sa propre activité. On pensera au feu d'Empédocle et d'Héraclite par exemple, qe les stoïciens reprendrons sous la forme d'un feu cosmique qui faisait réduter le cosmos tous les 30.000 ans, ce qui n'est pas loin des 29.600 ans de cycle magnétique terrestre que relève Elisée Reclus dans son ouvrage sur la Terre. En tant qu'il exerce un métier ce philosophe-médecin est homme de projet mais pour autant ce n'est pas un philosophe-artiste lequel passe davantage par une réaction face aux idées modernes et à l'impossibilité d'atteindre l'absolu ou le monde en soi dont nous parloins plus haut (pensons à différents penseurs-écrivains comme Kleist, Schiller, Goethe, Artaud, Beckett, etc...).

Une "tradition" celle de Socrate, Platon, Aristote a voulu rompre avec la tradition des penseurs grecs (qu'ils soient sages ou philosophes), que l'on retrouvera chez Descartes et chez Husqserl où la tradition est oubli des orginies, de la tradition des hpilosophes dans la cité, qui se transmettaoient le "Feu", n'étaient jamais loin des metiers (Empédocle était médecin, Héraclite jamais loin du feu du boulanger "où là aussi il y a des dieux", etc...), n'en appelaient pas comme Socrate à une réflexion sur le métier, mais à leur pleine capacité.
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