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Publié par Anthony Le Cazals

Ceci est un ébauche de lettre pour explicité un peu plus l'article précédent.

Cher Eric Lecerf

Je me permets d'enjoindre sur votre cour et quelque part de vous féliciter dans votre choix 'objet d'étude : à saoivr le métier. La raison en est simple, le métier en tant qu' "adossé à un territoire", vous fait sortir de votre idéalisme matérialiste, de votre réalisme spéculatif qui vous fait posé un sujet énonçant des vérités universelles. Car le métier est bien réfractaire à bien des génralisations.

Que le métier soit lié à un territoire cela se vérifie quant à l'architecture, ce que je vais me permettre de développer par la suite. Mineur (de fond) apparaît plus encore qu'une exception à la généralisation de toutes les théories sur les métiers davantage comme une condition d'exercice, un territoire qui résiste au corporatisme. En effet, dire que l'ouvrage d'Eteinne Boileau le livre des métiers est un livre sur les métiers est à mes yeux un abus, ou plutôt une confusion si peu innocente entre corporations et métiers. Pour preuve il n'est pas fait mention des prostituées qui par les onguent qu'elles administraient dans leur vagin ont tous les traits d'un métier qui possède ses techniques trnasmises. On pourra en faire une profession, mais comme vous le soulignez par ailleurs les professions n'apparaissent qu'avec le contrat de travail et la mise en statistique, c'est-à-dire à mes yeux avec en France la disparition du livret ouvrier qui touchait les apprentis et les compagnons, comme succédané à la disparition du servage et à l'apparition des manufactures privées toutes naissantes en France.

Une exception révélatrice : le métier d'architecte
Je reste interpeler par la pertinence de votre objet d'étude, puisqu'ayant subi depuis peu mon apprentissage véritable je suis à présent homme de métier pris dans la vita activa et non plus métaphyisicien de la vita contemplativa qui se débrouillerait avec la "vérité" comme vous dites. J'aimerai non développé sur la condition de mineur mais sur l'architecture que Schopenhauer en son temps a défini comme un métier, si les architectes sont une profession libérale c'est en raison de la formation à une profession opérée en externe par l'Etat et du passe-droit lque constitue le fait d'être "diplômé par le gouvernement" et d'ainsi pouvoir exercé (récemment remis en cause par la licence d'exercice qui requiert un stage de maîtrise d'oeuvre). Mais passons.

"Les oeuvres de l'architecture, contrairement à celles des autres arts, n'ont que très rarement une destination purement esthétique, elles sont soumises à d'autres conditions étrangères à l'art, tout utilitaires, par suite, le grand mérite de l'artiste consiste à poursuivre et à atteindre le but esthétique, tout en tenant compte d'autres nécessités, pour arriver à cette conciliation, il lui faut tâcher d'accorder par divers moyens les fins esthétiques avec les fins utilitaires, il lui faut déterminer avec sagacité quel est le genre de beauté esthétique et architectonique qui se prête, qui convient à la construction d'un temple, d'un palais, d'un arsenal. A mesure que la rigueur du climat multiplie les exigences et les besoins de la pratique, à mesure qu'elle les rend étroites et impérieuses, la recherche du beau en architecture se renferme dans un champ plus restreint. Toutes ces nécessités de la pratique sont, pour l'architecture, autant d'entraves, pourtant elle lui procurent, d'autre part, un puissant point d'appui, car, vu les dimensions et le prix de ses ouvrages, vu la sphère restreinte de son activité esthétique, elle ne pourrait subsister uniquement comme art, si, en sa qualité de profession indispensable, elle n'obtenait en même temps une place sûre et honorable parmi les métiers."


Là se joue la différence entre arts, métiers et professions. Il me faudrait développer les notions d'excellence et de compétence, l'une jouant sur le côté esthétique (arts) et l'autre sur le côté pratique, la résolution avec les méthode d'une époque d'un problème donné. Mais c'est la compétence qui annule le recours à l'idée alors que l'excellence, par le temps qu'elle requiert ira vers toujours plus de hiérarchie et la protection d'un souveraineté en général comme on la retrouve dans l'art de mécénat au moyen-âge et à la renaissance. La peinture à cette époque s'est détachée des arts mécaniques, par exemple
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