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Publié par Le Cazals

Meilleurs voeux cher Alain.

Un ami qui projette entre nous l'amour qu'il te porte, me dit qu'au fond je t'aime, cela est sans doute vrai tant ma générosité est grande, on parle alors de prodigalité d'amour. Je ne lui retirerai pas que par contre la dialectique est une formidable maieutique en ce qu'elle coupe le cordon ombilical, ertes Derrida a prouvé que l'on pouvait aimer toute sa vie celle qui vous suçait le prépuce circoncis mais pour votre sage-homme, il en va tout autrement. La dialecique comme pensée et non comme réflexion demeure grossière et non subtile ou complexe comme tes toussotements. Un autre de mes amis décédé depuis longtemps m'a conseillé d'apporter ici du miel. Aussi n'ayant de ruche pleine, c'est de mes oreilles que j'entends quelque chose autour de vous. Je ne prône pas l'acharnement thérapeutique, mais sans doute n'as-tu pas mesuré ce que je disais la dernière fois en septembre en soulignant l'immanence de tes idées. Ainsi sur les trois composantes de Dieu tu en as réintroduite deux : le principe de ton axiomatique l'Un-Dieu liberté et . Donc d'une part tu te fais contre toutes tes attentes un post-kantien et non un platonicien. D'où la nécessité de retraduire à tes frais une partie ou la totalité de la République de Platon, pour l'accorder au discours moderne inhumain(iste). Les idées platoniciennes et comme tu l'écris toi-même par le Bien qui les meut elle n'admeten pas la régression à l'infini de l'immanence, toujours dans ton livr bombe à retardement. C'est un vieux débat philosophique que je ressors là qui par tes insupportations philosophiques a sans doute échappé à ton histoire de la philosophie. Les germes sont en Descartes et permettent ainsi Spinoza et c'est Kant qui avec ses idées de la Raison pure trahit le sens platonicien d'idée comme ce qui permet la copie d'un modèle. D'autre part tu ne maintiens pas en l'état ton programme philosophique, en ne respectant plus ce qui s'avère être de plus en plus une bombe à retardement, à savoir Conditions, et qui tient en cette phrase de mars 2007 que la philosophie n'est ni transcendance ni immanence, hors ta logique d'accès à la vérité est immantente (logiques des mondes et entretien pour rue 89 de 2009, les idées sont immanentes, séminaire de mars 2010. La même antienne pourrait être ressortie, "je pense qu'un tel à fait tel projet métaphysique mais qu'il n'a pas mené dans la bonne direction". Il n'est guère besoin de toutes ses fredaines, c'est comme si la souffrance ne povait empêcher l'hyperbole métaphysique et sa vengeance spirituelle. Reste donc un logique divine pour le deuxième tome de l'être et l'événement et un principe divin principe divin pour le troisième. Et même si je remonte à ce qui devrait être ta grande réussite la suppression de Dieu par les mathématiques, je remarque que le tome 1 a pour principale fonction de définir pour le lecteur à quel sujet il appartient, ce qui dès lors relève d'une grammaire du principe de permanence. Ceci ne fait que révéler l'ambiguité du cinquième sujet, auto-légitimé, qui vient coiffer ceux des 4 conditions : il resonne lui aussi d'immanence et donc de substance. Certes s'il y a immanence, il n'y a plus de Bien mais alors la vie bonne est un leurre ou un invention de prêtre tant le trajet me paraît intenable sans la fameuse imposture. Ce prêtre qui d'une main bienveillante bénit et de l'autre vengeresse ou spirituelle châtie. Peut-être demeure-t-on dans une pensée humanitaire et il n'y a rien d'inchangé alors. J'attends juste de voir les prescriptions et les mots d'ordres qui vont en sortir. Mais il y a eu un moment Badiou qui débute avec la traduction anglaise de ton premier livre jusqu'à l'élection de Sarkozy. Mais par là tu as révlé l'affect premier de ton écriture : la colère viscérale et tu te fais très bergsonnien au passage car il ne débutait ses livres que sous la colère c'est pourquoi contrairement à toi il en a écrit si peu. Quant au livre qui suscita la première de tes traductions très peu ont vu le tour de passe-passe entre virtualité et finalité sur lequel il reposait, je ne m'indignerais pas jusqu'à dire pauvre Zourabichvili, pauvre Châtelet, mais tu les a bien couillonnés, là est ta gloire "platonicienne". Le pire c'est que tu en jubile tant cela confirme à tes yeux la pregnance des idées par rapport à tes adversaires mais alors que cela dénote que la confusion dans les énoncés est mortelle, quelle dilapide l'avenir en formant de la bouillie dans les cerveaux par perte d'orientation.Cela n'est que le symptôme d'un long processus d'acculturation.

 

La dernière touche, mais je ne sais pas si tu la saisiras, tant mon miel est amer à coté de cette douceur que je t'apporte. C'est qu'il faut bien achever tes propositions que ton axiomatique te fait débuter sans en forcer la conclusion. Quitte à te faire passer pour un dictateur ou un méchant dans l'histoire. Comme tu le dis à propos de la représentation bi-camériste bi-partiste, les partis politiques mettent toute leur énergie dans l'élection et si on en croit se reportage qui de mon côté m'amuse http://parolesdesjours.free.fr/ordurerie.htm tant il confirme tout ce qui suit. C'est pourquoi la solution est, aussi extravagante que cela paraisse à permière vue, le tirage au sort, mais il faut l'accompagné d'autre chose. La formulation ranciériste est un éloge de l'incompétence, tant l'énoncé est incomplet, c'est qu'au lieu d'élire des répresentants il faut les tirer au sort (ne serait-ce d'abord qu'à une petite échelle, les communes sous le joug super-communes, les conseillers généraux sous le joug du préfet comme en seine-saint-denis, le département insolvable) et qu'au lieu de nommer les experts (stratèges, constructeurs de navires, etc... du tempscdes grecs), il faut les élire. Et la technique permet cela aujourd'hui où l'on fausse si ouvertement les élections. L'Europe n'a aujourd'hui pas de gouvernement, est-ce un mal, point sauf à penser que tout les commissaires sortent à présent de l'Université de Georgetown connu pour être très proche de la CIA, c'est tout juste si l'ancienne directrice de la propagande, Angela Merkel n'en est pas sortie, c'est que d'un certain côté du rideau de fer on ne pratiquait pas Erasmus. Seul le grand Badiou est capable d'énoncer cela dans un de ses propos circonstanciés. Pour mon compte je sais que j'apparais comme ta Vendée, celle que trouva Lénine, celle qui coupe le communisme d'un de ses soi-disant précurseurs, Gracchus Baboeuf.

Voilà ce que je pouvait dire au plus germain des latins du Velay. Ton système des vérités nouvelles, c'est de la bombe et c'est pourquoi je m'enjoins à t'aider, jusqu'à te tenir la main pour la dernière ligne de l'être et l'événement 3. Le trajet le supportera-t-il ou bien les conséquences seront-elles déjà précipitées.

 

Le Cazals

 

[ce texte correspond à Affirmation III]

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Michel MARTIN 26/01/2011 13:18


J'ai découvert Alain Badiou le 23 novembre dernier à Citéphilo. J'en avais jamais entendu parler (pour me situer en philo!) Il m'a inspiré un petit billet: Liberté, Egalité, Océanité


Jacques Perreault 25/01/2011 03:00



Hum... ce n'est pas un texte, tout juste un brouillon. Il faudrait d'abord corriger les nombreuses fautes. Puis mettre un peu d'ordre dans cette "pensée", je crois incohérente. Beaucoup de
travail avant de légitimement paraître, opiner ou désopiner. Mauvaise soirée ?


C'est triste.



Anthony Le Cazals 29/01/2011 07:31



Que vous êtes imprudent comme dirait Montaigne. Vous visez juste quand vous dites . Je ne sais pas quel pouvoir à opérer ce texte sur vous, puisque d'expérience je préfère quand les gens ne
laissent point de commentaires. Je vise la natalité et la génération que contient la jeunesee et que je cotoie tous les jours (non point à l'université). C'est plein d'enive et d'entrain, de gana
et de gusto. Si vous n'en voyez pas la cohérence tant pis. J'ai déjà ecrit plein de texte sur les d"cadents qui cherche désespéremment la cohérence, c'est-à-dire à recouvrir la réalité
d'illusions, bref à masquer la créance des valeurs. J'ai feutré cette pensée comme vous dites pour précisément éviter l'argument d'autorité...


Vive la police de la pensée, elle a régné à Paris 8.