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Publié par Anthony Le Cazals

Pour continuer notre recherche sur les traumatismes à l'origine d'une transformation du cerveau qui pousserait à penser. La tradition classique et trop facilement admise veut que la recherche philosophique commence avec l'étonnement face au monde. Pourtant un philosophe comme Deleuze par lui de détonnement, de noochoc qui conduit à la constitution d'un automate spirituel. On pourra rappeler notre recherche sur la perte du Père par exemple chez Kant, Schopenhauer, Nietzsche, son absence qui ne fabriqua pas de Surmoi chez Sartre et cette phrase de Nietzsche qui disait que le fils est l'expression de la folie du Père. Cela conduit bien longtemps après à surmonter ce traumatisme par un hapax existenciel, une éternité vécue au présent qui leur fera poursuivre interminablement le frisson que l'on nomme communément quête de la vérité mais qui n'est que la manière dont le système nerveux répondit obstinément à la modification de l'équilibre glandulaire ou endocrinale (les fameuses dépressions de philosophes, leur sous-déterminations, le fit que pa philosophie adviendrait dans une chute, une réponse à cette modification hormonale).

Nous l'avons aussi vu avec un inventeur comme Tesla, c'est un traumatisme affective et la manière de le surmonter qui produit un changement dans l'utilisation du cerveau : Tesla remercie son frère de lui avoir causé le traumatisme de sa disparition et à partir de là de lui avoir permis de produire dans son cerveau des images synthétiques de ses inventions (il déposa plus de 700 brevets).

Cette fois arrêtons sur l'avantage des Juifs qui leur fait avoir une intelligence supérieure : on pourrait les appeler les traumatisés du 8ème en tant que circoncis. J'aimerai les appeler traumatisé du gland mais des personnes malavisées ne comprendrait pas ce genre d'humour seuls des juifs à l'humour plus poussé, au mépris de soi plus développé comme le soulignait Sarah Kofmann. Si les musulman pratiquent la circoncision lors de la deuxième puberté (11 ans par exemple au Sénégal) les juifs eux la pratiquent dès la première puberté (nourrisson au 8ème jour) : nous prendrons ici l'exemple de deux recherches en ce sens celle de Polacco et celle de Derrida.

 


 

Roger Polacco de Ménasce est un Juif issu d'une famille qui fut multimilliardaire au début du 20ième siècle. La famille de Ménasce a encore à Alexandrie, un palais transformé en musée, un lycée, un hôpital, une rue et une statue d'un membre important de sa famille.


Il développa une conscience aiguë de la question juive qui le mena à l'élaboration de "J'ai mal de la terre " et "Synthèse et Vérité". Il réalisa que pendant des millénaires ses congénères maléficiaient d'une brillante mentalité spéculative mais prédatrice. Elle détermina l'expulsion des Juifs de tous les pays où ils se trouvaient, à toutes les époques et dans toutes les langues et cela sans exception depuis l'antiquité jusqu'au Moyen Age et à l'époque moderne.


Il chercha à trouver l'origine de cette mentalité radicalement spécifique aux Juifs et jamais au Goyim. Il ne trouva que la circoncision au 8ième jour. Il découvrit alors l'œuvre du Docteur Jean Gautier qui mit en évidence l'œuvre physiologique la plus importante du monde : l'antériorité fonctionnelle du système hormonale sur le système nerveux. Nous sommes dirigés par notre système hormonal et non notre système nerveux qui ne joue qu'un rôle très effacé dans des activités complexes.


Il mit en évidence l'existence de la première puberté qui commence au 8ème jour et durera 21 jours. C'est ce jour-là que s'effectue la circoncision qui va perturber toute la première puberté. La blessure de la circoncision va déterminer une déperdition hormonale de la génitale interne, organe du sens moral, de l'altruisme, de la synthèse et celle-ci va être lésée au profit d'une sur-stimulation de l'hypophyse et de la thyroïde. D'où les possibilités fatales et déterministes de spéculations sans tenir le moindre compte de la synthèse humaine.

 


 

La circoncision, dit Derrida, je n'ai jamais parlé que de ça. Que veut-il dire? Qu'une foule de mots en sont des équivalents : limite, marge, marque, clôture, anneau, alliance, don, sacrifice, écriture du corps, pharmakos, coupure, ... Qu'ont-ils en commun, tous ces termes?

La circoncision n'a lieu qu'une fois, comme le poème - comme la naissance ou la mort. On n'en a aucun souvenir. Et pourtant, on s'en rappelle. C'est la mienne, je la sens dans mon corps, hors-langage, je suis circoncis. Je la répète, je la réactive, je rouvre la plaie. A cette date unique, l'individu reçoit un nom en partage.

Bien qu'elle n'ait lieu qu'une fois, elle est double :

- soit on l'arrête, on cautérise la plaie, elle cicatrise complètement et alors elle risque de priver d'avenir. C'est la circoncision religieuse comme épreuve de l'indemne, purification. On peut la vivre comme une castration ou un théologiciel - qui détermine à l'avance ce que nous serons.

- soit on ne peut jamais l'arrêter. On tourne autour. Les trois points sur les trois i du mot français sont susceptibles, comme le prépuce, de se détacher à tout moment du trait vertical. Aimer l'autre absent, aimer la vie, transmettre des oeuvres en les altérant, sont des mises en oeuvre de la circoncision.

C'est un événement violent, excessif - qui peut cacher un désir de meurtre. Le pourtour est coupé, laissant un reste qu'on jettera, le prépuce. L'épanchement est suivi d'un arrêt, une cicatrisation. Mais entre-temps, il y a la plaie qu'on enveloppe de linges, et cet objet sanguinolant (le prépuce) que parfois on mange ou on suce.

Dans la circoncision, on ne sait ni ce qu'on transmet, ni ce qui est intransmissible, mais on boucle une certaine alliance : paradoxale, hétéronomique, qui unit la nudité du corps à l'extériorité et à la mort. Un anneau se forme qui vaut pour tout homme, toute femme. Peut-être aucun contenu n'est-il transmis, rien, sauf un schibboleth qui reste à déchiffrer. Dès la naissance, son eschatologie opérait déjà.

La circoncision s'applique au pénis, mais aussi à toute autre partie du corps (lèvres, langue, oreille ou coeur). Même un texte peut être circoncis quand il n'incorpore pas, quand il respecte l'extériorité de ce qui lui est extérieur.

S'il y a du circoncis, il y a aussi de l'incirconcis, partie douloureuse de soi-même, qui nous juge plus que nous la jugeons. Chaque fois que je m'enveloppe du talith ou que je le touche, je m'en souviens comme ce qui n'a jamais eu lieu.

Quand Jacques Derrida se présente, quand il inscrit sa vie dans ses textes, il dit : Voici le circoncis. La circoncision est la marque du judaïsme dans son corps et aussi dans son nom. Elle insiste dans son second prénom, Elie. Il la reçoit des rabbins, mais il la réinvente, la transmute, la réécrit : différance, nouvelle alliance (la troisième) après celles d'Abraham et de Moïse. Il la compare à l'écriture d'un livre - elle est alors auto-circoncision et auto-fellation. Opération sans sujet, elle produit un écran ou un écrin où peuvent se lire les souvenirs et les écrits.

La circoncision est un stratagème pour une alliance hétéronomique  [hétéronomique signifie qu'il n'y a pas de vérité pour la soutenir]. Là où le prépuce ne recouvre plus, le juif est plus exposé à l'extériorité. Il se protège comme le peut, par l'intériorité, le pseudonyme, l'ironie, le détour [ou le retrait] ou par un surcroît de vêtements, ou encore par des rites, le rassemblement dans une famille, [la religion], ou encore par ses écrits qui sont aussi les schizes de sa circoncision. Derrida, pour ce qui le concerne, stocke ses écrits dans son ordinateur (qu'il a surnommé : le subjectile  - terme d'Artaud). Le disque dur n'oublie rien, il a une structure anamnésique.

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ritoyenne 23/06/2010 21:10



Plus tu planes, et plus je rame. A chaque fois que tu en rajoutes une couche, tu me noies sous de nouveaux torrents d'incompréhension. Mais plane à ta guise, et je t'épargne même le reproche
d'exprimer des préjugés à mon encontre alors que tu ne me connais pas.



Anthony Le Cazals 26/06/2010 21:19



Je ne plane pas. Ces textes suggère cette hypothèse que la ciconcision dpratiquée au 8ème jour de la naisance produisent un traumatisme qui modifie comme ce traumatisme est réalisé par les
parents (la loi ou coutume hébraïque), cela veut dire qu'on ne choisit pas d'être juif. Ce "tramtaisme" oublié a semble-t-il une conséquence sur le développpement glandulaire (notamment la glance
endocrinale sexuelle); cela pourra expliquer hormis l'intérêt pour le livre, un développpement du cerveau et du caractère très différent. Hormis le fait que le "peuple" juif (hétérogène mais lié
par cette pratique, elle ne se fait qu'à la seconde adolescence en pays musulman) ait aussi des coutumes à respecter qui font qu'il ne partagent pas la couche et la table des pays qui les
accueillent. C'est pourtant clair;


Si je parle de tout ça c'est en prévision d'autres textes. C'est une matière à travail, c'est tout. Parce que j'ai été pris à parti pour avoir défendu . Mais il y a une grande différence entre la
diaspora (que Slezkine qualifie de "Mercurienne", c'est-à-dire marchande, dérrangeante ou qu'elle se trouve, allogène, nomade fonctionnelle) et les juifs sédentarisé d'Israel qui ne produisent
pas cette dérangeant et donc l'émulation,


Pour aller plus loin sur la suite, le sionisme n'a plus court ce n'est qu'une idéologie (à la base socialiste et non débarassée de racialisme comme les mouvement issu du WiIXe siècle) qui masque
un nationalisme d'apartheid (une volonté de l'Empire britannique) qui en fait une colonie en terre arabe. Les arabes (palestinien) ont toujours accueilli les juifs puisque les deux sont des
population sémites à leur origines (ce qui se compliquent avec les immigration venue de Russie). il n'y a pas qu'une origine du "peuple" juif, mais la circoncision a pour effet de modifier
l'attachement au monde (semble-t-il) et de faire des hommes différents. L'anti-sémitisme de la part des populations catholiques (puis russes à partir de la seconde motié du XXe siècle annoçant le
déclin de l'URSS puisqu'une bonne part des


Bref le peuple juif de la diaspora (uniquement) est un des rares peuples non-décadent, toujours à la pointe de ce qui se fait. Etrange, non ? On ne peut que rarement dire cela de toute une
population. C'est une explication de l'opiniatreté juive que je cherchais celle qui fait que les juifs ont participé de tout bords la domination de la terre par l'homme, principalement en
financant les grandes entreprises humaines par l'usure (gestion du risque qui était refusée aux catholiques).


 


Voilà pour eclaircissements.



ritoyenne 23/06/2010 17:14



Le fait est que vous planez complètement. L'autre fait est que je n'ai rien contre.



Anthony 23/06/2010 20:29



Je ne suis pas sûr... J'aime ce "vous" distancié :))). Disons que tu rames... Tu n'as pas vu les petits autocollants jaunes : "Palestine vivra !" et la une du courrier international


 


Le juif comme rejeton illégitime (Spinoza, Bergson, Freud, Marx... et même Derrida mais dans une moindre mesure) est la figure du dérangeur et de l'intempestif, toi tu t'embourbe je ne sais où ,
peut-être Heidegger et l'interprétation ad infinitum. A lors qu'ici t'es expliqué ce qui fait la différence. Le dernier texte est issu de Idixa... Mais il y en a de magnifiqu sur la judéité, pars
trrès loin de la définition qu'en donnait Antoine Spire avant qu'il ne cède aux sirène du nationalisme. Selektine est éclairant à ce propos, lire le siècle juif. Eux au moins contrairement à
Heidegger ont accompmli ce qui était inscrit dans leur texte être les maîtres et les guide de la Terre. Dommage que tous les banqiuers ne soient pas juifs, oui iol y ac des Rockefeller...


Le second texte est encore plus éclairant, ce n'est qu'une hypothèse mais elle va loin. Même mon dentiste qui est circoncis ne connaiassait pas Derrida, mais Polacco, qui irait presque à se
renier,  a mis le doigt sur la couture. Cela iraitpresque rejoindre la définition que donne Sartre du génie à propos de Genêt, c'est ce qui fait de Sartre un satire et par là son accointance
avec les juifs (BHL veut par exemple aboslument faire du dernier Sartre un juif alors qu'il l'était bien avant). Là est le troublion, l'intempestif, le lecteur du Talmud qui rtetourne toujours
une question.


Et toi tu t'alourdis, Citoyenne Ritoyenne, et moi je n'ai pas le temps de poser toutes les conséquences de tout cela. Mais un article sur la judéité (et sa troisième composante va venir...).
Après nous pourronsparler de choses plus sérieuses, des voix sous la cendre, des millions de mort, de l'avènement de la domination de la Terre par l'homme grâce aux mercuirens juifs (dans lmes
deux voies révolutionnaires de l'Engelo-Léninisme et du Capitalisme marchand).


Et toi tu sirote ton thé, avachi sur ton siège.



tiffany & co 23/06/2010 06:00


Dans la circoncision, on ne sait ni ce qu'on transmet, ni ce qui est intransmissible, mais on boucle une certaine alliance : paradoxale, hétéronomique, qui unit la nudité du corps à l'extériorité
et à la mort. Un anneau se forme qui vaut pour tout homme, toute femme. Peut-être aucun contenu n'est-il transmis, rien, sauf un schibboleth qui reste à déchiffrer. Dès la naissance, son
eschatologie opérait déjà.


ritoyenne 22/06/2010 13:06



Oh je n'ai pas parlé de délire. Tu n'es pas un dément. J'ai beaucoup aimé celui sur le prépuce :)



Anthony 22/06/2010 13:12



C'est un texte derridien tiré d'un quidam.


 


Tu n'es pas juif vu ta relation à l'exagérateur Skildy (Encore que j'aimerai que tu me démentes). Donc panserais-tu ton prépuce comme Derrida ? La question devient quel
est le dealer de Derrida et de ses imitateur ? Mais je suis obligé de le circoncir plus que de le citer pour éviter tout qualificatif de négationiste ou de révisionniste ou autre anathème débile
par la suite. Par ailleurs les gens n'ont pas compris comment a été écrit l'Ancien Testament (Torah).



ritoyenne 21/06/2010 15:52



Franchement, je VEUX l'adresse de ton dealer.



Anthony 22/06/2010 10:16



A propos du quel de ces trois textes, delirerais-je ?