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Publié par Le Cazals

Ayant reçu un prix d'interprétation à Cannes la semaine dernière, voici un article qui vous expliquera un peu la dynamique et la pensée d'actrice qui sous-tend l'art de Juliette Binoche.
En création, dès lors qu'elle n'est ni divine ni humaine mais surhumaine en ce qu'elle vise le sens de la Terre, on ne parle plus d'être ou de devenir mais de se transformer. Se transformer c'est se remettre dans sa propre dynamique de vie, nous dit Juliette Binoche, voici un extrait d'un entretien avec Jérôme Clément (France Culture 05 01 2010). Cet entretien m'a profondément en ce qu'il touche à la création non comme expression d'une élévation intérieure mais comme le fait de renouer avec sa dynamique de vie qui un jour a pointé notre richesse intérieure, cette transformation qui vient d'un jeu avec les autres et qui insuffle une énergie dont sont incapables les contemplatifs et les métaphyisiciens. On pourra toujours projeter sur la richesse la notion tant morale de vérité (l'idée du vrai qui par le Bien tendrait à échapper à sa condition de vérité) mais cette richesse est une danse, une poésie qui ne tient pas dans le langage (Goethe et Kenneth White le rappelele admirablement). Méfiez-vous de ce qui détiennent la vérité et en font la véridiction, aujourd'hui ils ne sont tel l'élucubrante réaction chrétienne et royaliste, telle qu'elle se qualifie elle-même, que le symptône du mépris pour l'homme et le dégoût de l'homme. Le combat a l'évantage de mettre les chose au clair de révéler l'esprit de vengeance qui meut certains et ainsi d'éviter les excès de l'hyperbole que contient le discours qui souhaite éviter l'angoisse d'où il part. Il est fou de voir que l'inhumanité (que la réaction chrétienne et royaliste fustige comme l'outre-modernioté qui vient après la post-modernité du Sujet et de la Structure qui rompent avec les grands récits) est l'expression de la honte d'être un homme après les exactionsd fascistes. La création n'est pas d'outre-monde, elle n'est pas une tombe après la modernité mais affronte la réaction qui s'avance, le retour de la trandscendance qui reconnaît que Dieu n'est pas de ce monde mais est le pricipe d'un autre monde, lequel n'existe pas, mais insiste dans les crises et les illusion comme manière de gréver les dynamiques de vie et les transformations.

 

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Toute création part d'un silence.

Toute création part du silence, mais c'est un slence intéreur, c'est ce moment où on lâche, où l’on crée ce nu intérieur où on est pas entouré de projections. [15'] Le silence dont je parle c'est au moment de la création, hors espace-temps, car le temps dont vous parlez est plus dans l'espace-temps, comment est-ce que je me débrouille avec mon emploi du temps, mes rendez-vous etc. Et à la fois, chacun a une dynamique de vie. Moi, j'ai eu la chance de reconnaître très tôt ce pour quoi j'étais faite. J'ai été appelée, comme on disait hier, par le désir, le désir de l'autre mais il y avait aussi en moi un fort appel, une envie d'exprimer l'invisible, l'indicible à travers une matière visible qui est l'expression artistique, alors cela se passe en peinture, en poésie, en danse, en jeu, en ce qu'on veut. Quand je fais la cuisine je le fais aussi avec art car pour moi les choses ne sont pas séparées. Je crois que chaque instant peut-être créateur. Quand on fait la cuisine il y a un temps de silence aussi dans lequel on met [dans la nourriture] sa propre énergie, son propre amour. Quand je suis avec mes enfants, quans je leur lis des histoires, je me bats aussi pour être là pour eux ...et pour moi, parce que c'est partagé. Je ne dis qu'il n'y a pas aussi des tristesses de mes absences. Je pense qu'elles sont exprimées c'est le plus important. Nos manques aussi nous font avancer. Le problème que je peux voir également c'est quand les parents sont trop présents avec leurs enfants., parce que les enfants ne peuvent pas grandir, ne peuvent pas partir. Se séparer de ses parents c'est extrêmement dur et l'absence permet aussi aux enfants d'être dans leur prores parole et de prendre leur envol. Quand je pense à Jean Renoir et à Auguste Renoir, c'était des dynamiques de vie énormes l'un comme l'autre. Je pense qu'Auguste Renoir devait être plus à sa peinture, qu'à la cuisine ou avec ses enfants, il n'empêche que Jean Renoir a trouvé sa dynamique de vie. Alors je ne dis pas que tous les enfants des artistes doivent être artistes. Moi j'ai réussi à me déculpabiliser dans le sens où j'ai compris que j'étais ici pour des raisons plus grandes que je ne l'imagine, qui sont au-delà de ce que ma tête veut bien comprendre, quand je regarde des gens qui se transforme par exemple en regardant In I par exemple [l'un de mes spectacles] et qui se remette dans leur propre dynamiquevde vie, à ce moment là pour moi ça a un sens. Ca n'enlève pas l'envie que j'ai de passer du temps avec mes enfants et de faire le maximum pour eux, etc...

 

Rencontre cinématographique

Ma recherche est intérieure elle est dans les rencontres artistiques, dans les visions communes personnelles. [...] Quand je vois une vision intérieure, comme les [films de] Bergman, de Pasolini, de Rosselini, où il parle d'eux, c'est par le sujet qu'ils trouvent là forme. Comme avec Abbas Kiarostami même si parfois par la façon dont il tourne, il va cadrer et c'est le cadre qu'il lui fait voir la scène. Il n'empêche qu'en général ça part d'une recherche extrêmement personnelle où il y a une mise à nue et c'est pour cela que je suis plus touché par ces films là que par un savoir faire que des metteurs en scène font, où ils ne se révèlent pas et ne prennent pas le danger d'eux-mêmes. [...] Au cinéma souvent on entend parler de vraies rencontres, mais c'est vrai il y a une [sensibilité commune]... c'est intéressant d'avoir un but qui nous prend, le but étant le film donc de le faire partager à d'autres. [Ce qui est important, c'est de comprendre] comment cette énergie on arrive à la lier ensemble pour arriver à cette création. C'est absolument passionnant, c'est comme la naissance d'un enfant. On imagine, on en parle, il y a toute une gestion qui permet de faire sortir ce bébé, mais le film le permet, ou toute forme de création, encore plus le film [ou le théâtre] parce qu'il y a un cercle, un cercle où il n'y a pas de hiérarchie. Le centre étant, caché, une sensibilité intérieure, qui, pour moi, est proche du coeur. Pourquoi le coeur ? ... et ça m'a été clairement révélé quand j'ai lu des textes sur la Chine et des textes chinois. Chez les chinois il y a cinq organes principaux : les reins, le foie, les poumons, la rate et le coeur. Et le coeur étant aussi le centre du corps, et le centre de l'esprit et la tête en dépend ils appellent le coeur la vertu. C'est notre capacité à recevoir les rayons qui nous sont donnés cosmiquement. Et je crois que c'est tout à fait cela. En fait quand je parlais du silence c'est notre capacité de recevoir [...] Là je rejoins physiologiquement ce que les chinois ont trouvé et capté depuis des millénaires. C'est-à-dire que ça devient de plus en plus évident, de plus en plus clair pour moi...


D'où vient le feu, éléments saisis épars...

on puise dans nos mémoires, nos sensations... on est des natures...amène à une sorte de naissance en soi ca part d'un feu, d'une intensité intérieure... et à la fois cette volonté doit être cassée, parce qu'on avance pas avec la volonté, mais avec les laisser faire, les brisures... L'écoute de l'autre c'est se laisser porter... il y a une négociation interne en le désir qu'on a de soi et le désir de l'autre... cette négociation est un peu magique sur un plateau de cinéma ... quand il y a une synergie qui nous prend en spirale... [c’est la figure de la spirale n’est autres que la double hélice, l’évolution à aparallèle passionnée ou encore en des terme Deleuzo-Foucaldien le Dehors ou le Surpli, le nouveau registre de pensée et d’activité]…

 

10/02/2010 23:13

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Mathieu 22/03/2010 16:57



Vous maniez l'art de l'ignorance comme personne (c'est le mot), vos con-sidérations sur Alain Badiou m'ont bien fait rire, pis, elles m'ont fait pleurer. Il faut se pencher bien bas pour vous
ramasser, si bas que l'on se demande s'il ne vaut pas mieux vous laisser baigner dans les eaux marcageuses et pestiférantes de ce trou, trou qui ose
passer de Nietzsche à Juliette Binoche en passant par un négationnisme "soft" (vous vous frsutrez moins). Bonne continuation! 



Anthony Le Cazals 24/03/2010 14:27


Vous vous prenez là trop au séérieux, sortez de votre marasme. Quant à l'imposture et au dépeuplage d'imaginaire Badiousien je ne l'invente pas, Badiou le théorise lui-même dans Conditions.

Quant au négationnisme vous devez faire allusion à cela :).
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=18135.
En cela je reste calquer pour une fois sur Rancière et ne crois pasla version d'état, comme pour l'affaire Dreyfus, et je pèse mes mots. Il y a eu à la clès plusieurs guerres qui ont fait 5
millions de mort, peut-être 10 dans le future mais on en parle moins que la première guerre mondiale. Il est marrant de noter le décalage :).

Qu'un artiste puisse émettre une pensée affimatrice de la vie et que j'y introduise un peu de négation en la déterminant je ne vois pa ce qu'il y a d'inquiètant en votre réaction si morale, en bute
à l'existence ;).

Nous continuirons, Vous cherchez trop de liant, trop de rapport au non-rapport philosophique. Merci de vos encouragements :). Hihihi.