Archives

Publié par Anthony Le Cazals

Après avoir fixé un certain nombre de types de rétribution (salaire, pension, rente, honoraire, prostitution par cachet, droit d'auteur et à l'image, etc...), développpons la question du salariat, fomre moderne de l'esclavage. Donc voici un eextrait d'un entretien de Denis Collin, j'ai prélvé de manière à ne pas trop tenir compte de son idéalisme matérialiste.

 

Le salariat, tel que Marx le définit, n’est rien d’autre que le système dans lequel les ouvriers se font mutuellement concurrence pour vendre leur force de travail. Que le patron soit un patron privé ou l’État ne change rien (sinon qu’on peut encore espérer faire jouer la concurrence entre les patrons alors que le monopole d’État ligote le travailleur soumis pieds et poings liés à la bureaucratie, comme nous l’a appris l’expérience du siècle passé !). Aujourd’hui, les grandes fortunes privées représentent une part très minoritaire de la capitalisation boursière. L’essentiel du capital est détenu par des institutions (fonds de pension, fonds de placement, fonds souverains, etc.) qui centralisent le capital formellement possédé par les individus appartenant aux classes moyennes ou même à la classe ouvrière. Au début du mouvement ouvrier, le mot d’ordre était abolition du salariat et du patronat. C’est ce qu’on trouve dans la charte d’Amiens adoptée par la CGT en 1906. La lutte syndicale quotidienne devait se mener dans la perspective d’une émancipation de la classe ouvrière, ce qui suppose la disparition de ce lien de subordination et de domination qu’est toujours le rapport salarial. Progressivement, on a oublié le but, pour se concentrer sur l’amélioration du sort des ouvriers au sein du mode de production capitaliste, pour augmenter la longueur de la chaîne, mais en perdant progressivement de vue la suppression des chaînes du salariat. Évidemment, la lutte réformiste n’est nullement méprisable. Elle a même conduit à la création d’institution « proto-communistes » pourrait-on dire, au sein même de la société capitaliste. Je pense à la Sécurité sociale qui, en théorie du moins, fonctionne sur le principe communiste, « de chacun ses capacités, à chacun selon ses besoins ». Mais on voit bien aujourd’hui que le développement du capitalisme est incompatible avec l’existence de ces institutions ouvrières. Destructions des services publics, privatisation du système mutualiste dont la Sécu était l’exemple le plus achevé, et cela ne vient pas de la spéciale méchanceté des capitalistes, mais bien de la logique même de l’accumulation du capital : le capital est un automate qui impose ses propres lois y compris à ces « fonctionnaires du capital » que sont les capitalistes. Ce qui est à l’ordre du jour, ce n’est pas l’impossible retour aux « trente glorieuses », mais la construction d’une alternative radicale permettant la sortie du salariat et la marche vers « les producteurs associés » pour parler encore comme Marx.

 

 

Zin dans cette première vidéo une défintion du capitalisme au productivisme marchand et au consumérisme (qui pour Marx naît de la baisse tendancielle du taux de profit

 

 

Jean Zin Parle de la réduction du coût de la production comme intérêt à court terme mais non à long terme (dabs la vidéo suivante°  Jean Zin aborde aussi le renversement opéré par Gorz du fait du capitalisme "cognitiviste" abandonnant la réduction du temps de travail (défendue encore dans la vidéo suivante) pour le revenu minimum garanti. Zin disoccie bien les idées (comme ancien mode de pensée) de la réalité du capital, qui se joue de toutes les doctrine et dont sont même éscalves les capitalistes (les maîtres esclaves du système dont ils héritent pour monter dans la hiérarchie).

 

 

 

 

 

Toutes ces vidéos sont anti-ritoyennes et anti-soraliennes car elle ne consistent pas à sortir du système mais à en créer un autre qui soit viable. C'est un matérialisme de l'écologie politique (courant auquel je ne me raccroche pas, pour des raisons d'amour 'mystique' ou 'courtois').

Je me permet de préciser ma posture, celle du réalisme obstiné propre à Héraclite, Empédocle, Archimède, Vinci, Goethe, Nietzsche, plus récemment E. Reclus, K. White, Tesla, Sakharov basé notamment sur le feu comme discours inspiré qui détruit et crée et l'écoulement de l'eau comme donnée terrestre (rendant compte de la fréquence et de la gravité). Au niveau littéraire et donc psychologique, on retrouve ce réalisme obtiné chez Dostoievski, Stendhal et même Montaigne. Ce sont des pensées genrées qui pour Montaigne emprunte davantage à Lucrèce qu'au scepticisme, bref à une forme de Gai Savoir (l'expression est de Stendhal) qu'on trouvait en Occitanie avant que les barons du Nord ne s'abattent sur elle (je n'ai pas le temps d'évoquer la vague de tradiction morbide qui s'en suivi mais on peut la rétrouver dans le très nauséabond livre prefacé sans hasard par Max Gallo : Claude Ségniolles, Traditions populaire de Provence : 1. Du berceau à la tombe.)

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article