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Publié par Le Cazals

Il faut savoir jouer un temps la fonction du dérangeur et éclairer sous un nouveau jour les institutions paritaires de la république ou de la monarchie constitutionnelle. La république se maintient d’autant plus qu’elle ne peut faire advenir ses idéaux. Ses institutions sont celles de la représentation qui a connu son apogée, en France, au moment de la monarchie absolue. Une formule pourrait être : le sens de la démocratie n’est pas le cens de la république. C’est facile à prouver, la république repose sur l’élection des représentants. Elle appartient à l’archaïsme électoral comme critère de légitimité. Le suffrage universel, c’est la volonté de la « nation » c’est-à-dire la volonté des notables  et non celle de la multitude indénombrable. Cette volonté est autrement plus forte que la volonté du roi pour annihiler les velléités des petites gens. La République est un moyen de coincer les pauvres bien meilleure que ne l’est la monarchie, pour certains conservateurs. Un système monarchique est moins fort pour faire tenir tranquille les pauvres gens, parce que quand c’est le roi qui parle, on peut remettre en cause la parole d’un seul. Alors que s’il y a une révolte en république, c’est-à-dire sous le régime du suffrage universel pour simplifier, l’autorité qui qui fait demeurer les gens chez eux, s’appelle volonté nationale,.  Qu’est-ce qui fait les lois, ? Le parlement ou l’assemblée nationale, donc le suffrage universelle  et, par là, la volonté nationale. Le suffrage universel, c’est le pouvoir non du « peuple » mais de sa représentation. C’est ce que veulent les notables . Car du moment où la république est bien conduite, c’est l’argent qui est au pouvoir puisque c’est elle qui finance la publicité électorale et réduit la politique à la machine oligarchique des partis ou des tendances.  Rousseau écrit à d’Alembert : dans une monarchie jamais l’opulence d’un particulier ne peut le mettre au-dessus du Prince. En revanche, dans une république, cette même opulence peut mettre aisément ce particulier au-dessus des lois. Les notables sont des personnes qui appartiennent à la représentation et la reconnaissance sociale, leur arguments contre les démocrates est donc qu’on ne les connait même pas, alors que ce qu’il souhaitent protéger ce sont leur profits garanti par l’ordre établi. Avec le tirage au sort et son contrôle sur lesquels repose la démocratie, vous avez un pouvoir qui est dividuel : c’est-à-dire qu’il d’autant plus « mondial » ou global qu’il est à la base local. Nous avons donc les régimes monarchie, oligarchie et jamais vu jusque là la démocratie. Reste un quatrième qui repose sur une avancée juridiques loi de douze tables romaine et code civil napoléonien, Commonwealth sous loi commune britannique. Plus une table ou un code est simple plus l’empire peut s’étendre et se maintenir. Les états-nations reposent sur un empire issu de guerre de rapine et qui maintient ainsi une monnaie impérialiste qui autrement n’aurait pas de valeur puisque non utilisée par les régions colonisées.

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PAP 07/10/2014 14:56

Le peuple ne choisit pas les candidats pour qui il vote, ces derniers ne le représente pas, et le bulletin de vote n'est qu'un blanc seing. Nous ne sommes pas dans une démocratie, nous sommes dans une oligarchie ploutocratique, une klépto-cratie où seul un petit nombre gouverne grâce à leur puissance financière, mais surtout parce que nous les laissons faire.