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Publié par Anthony Le Cazals

1°) La remise en cause de l'autorité, c'est-à-dire du fixisme.

 

Petit point de départ : on me reproche souvent de remettre en cause systématiquement les discours issus des institution et donc de l'autorité. Pour être prompt, je dirai que ce n'est pas les institution comme refuges des hommes maladifs que je remts en cause mais que c'est même maladifs énoncent ce qu'ils prétendent être des vérités quand il ne touchent qu'à un savoir dominant mais que cette posture fait oublier que  Je pourrai définir l'autroité à la manière d'un Godard : l'auteur n'a pas de droits. mais attardons -nous ici à remettre en cause l'autorité par la simple égratignure qui ébrèche la prétendue perfection. Salir est certes une attitude satirique dans laquelle on peut s'enfoncer, mais par là c'est toute l'autorité qui se révèle dans sa confrontation à l'interminable car l'autorité est ce qui est confronté à l'interminable de sa posture d'auteur, d'où les jeux par exemple de dépersonnalistation et de subjectivation réciproques de Deleuze et Guattari pour dépasser la fonction d'auteur qu'imposerait l'image attendue du livre-racine, porteur d'un savoir institué, "fondé". Etre confronté à l'interminable se produit quand on a rien à dire mais que l'on est sommé de communiquer. Au-delà de l'aspect négligent qui caractérise cette critique, il y a la dimension sous-jacente du dérangeur que l'on trouve là, parce que cela brouille ce qui est prétendûment attendu, sous la notion d'auteur. La négligence dont font preuve ce qui collaborent ensemble ou ceux qui usent du discours indirect libre (tel Derrida quand il parle de circoncir un texte plutôt que de la citer) est toute particulière. La négligence certit ce qui a de l'importance. Ne pas faire allégeance à la médiocrité surtout quand elle s'élève comme à Paris 8 au rang d'autorité, mais d'une autorité qui ne publie pas pour ne pas être renversée. Une façon pragmatique de penser l'autorité est de dire qu'elle ne prévaut (comme autorité morale) que si elle n'est pas remise en cause. C'est très héraclitéen, mais la controverse, le conflit, ces "guerres" "éristiques" ont remis en cause l'autorité politique et morale. Comme le dit Bruno Latour : "Que ce soit le H1N1, les antennes-relais, la bouteille en plastique, le café commerce équitable ou l'eau que vous buvez, etc., il n'y a plus un seul détail de nos existences qui ne soit pas devenu sujet à controverse. Etant elles-même en conflit, les autorités ne jouent plus leur ancien rôle cour d'appel de la raison. Bref, nous voici confrontés à une extension fabuleuse du politique, c'est merveilleux mais nous avons perdu en même temps, l'idée d'autorité politique." (Philosophie, n°41, juillet 2010, p. 63). Là précisément je fais une citation d'auteur :)

Il y a un autre aspect que je n'aurai le temps de développer ici, mais c'est la manière dont Leibniz lui-même remettait en cause, avec une certaine humilité, l'autorité scientifique en révélant toujours ses source, montrant qu'elle était œuvre collective et non pas de collaboration. Comme vous aller le lire par la suite je renverse là le sens donner à l’œuvre collective et à celle de collaboration. Pour comprendre où je veux en venir c'est que je renverse là l'idée de subjectivité moderne qui correspond à "la catastrophe de notre culture" (comme le pense l'ancien psychanalyste François Roustang). C'est parce que vous avez l'habitude de penser en terme d'individu séparé sans comprendre que le discours est "un" alors que ses régime de pensée sont plusieurs. L'auteur qu'il soit sujet ou individu n'échappe pas à cette névrose à cette illusion, que l'on qualifiera de "bourde grammaticale" ou de "mensonge idéaliste". Se prendre pour l'initiateur de ses propres actions et donc de ses écrits, c'est commettre la bourde syntaxique qui nous ferait auteur de nos action quand on peut dire que c'est le choix entre le fixisme et le dynamisme qui prévaut, car de ce choix entre rationalisme (la logique de la fidélité aux principes) et "irrationalisme" (la logique de la transformation). C'est à partir de là penser qu'il existe une  action morale, alors qu'il n'en existe pas.

 

 

2°) Les droits d'auteurs, apparitions et limites.

 

Le droit d'auteur est apparu pour protéger les auteurs contre les éditeurs qui s'enrichissaient sur leur dos, puis contre les producteurs de spectacle et les interprètes qui faisaient de même. On pensera là à Beaumarchais qui créa en 1777 quant aux éditeurs c'est le droit qui initia la protection des intérêts des auteurs face aux éditeurs avec la loi de la Reine Anne du 10 avril 1710, c'est un résultat de l'apparition de l'imprimerie. Le combat des ayant-droits aujourd'hui présente une grande nouveauté : il oppose les ayant-droits à leur public, qui ne s'enrichit pas sur leur dos. Les musiciens insultent ceux qui apprécient leur musique en les traitant de voleurs, les réalisateurs font de même avec ceux qui apprécient leur film en les traitant de dealers.

 

La perception des droits se compliquent puisque les œuvres sont souvent collectives ou pour être exact selon le droit, de collaboration. Je précise, une oeuvre écrite par plusieurs auteurs est une oeuvre de collaboration, alors qu'une oeuvre collective s'entend d'une oeuvre faite par plusieurs intervenants mais sous le nom et la direction d'un auteur unique : c'est le cas des encyclopédies, par exemple. Les droits sont cédés à des sociétés de perception et de répartition des droits, style la SACEM, qui perçoit les droits et les redistribue à des sociétaires.

 

C'est dans la conduite de cet article pas un hasard si je vous dis que les droits d'auteurs ne prévalent pas pour de nombreux cas :

- Les représentations privées et gratuites effectuées exclusivement dans un cercle de famille

- La copie privée, qui s'entend de la copie réalisée à l'usage exclusif du copiste.

Et dans les cas où vous citez la source (comme je ne le fait pas ici) :

- la parodie, le détournement, le pastiche, la caricature compte tenu de la loi du genre.

- la critique et donc la citation d’œuvre que l'on cite dans le but d'analyse.

- les revues de presse.

- les discours publics à caractère politique (je détourne là l'énoncé de la loi qui le restreint aux réunions politiques et cérémonie officielles).

 

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roul 18/08/2010 10:00



sa fait pitié...



Anthony 18/08/2010 19:41



Eh oui :) Merci du compliment. Mais attention avec la compassion :) hihihi