Archives

Publié par Anthony Le Cazals

C'est l'autre nom du trajet à l'envers ou marche de repli de conservation des forces

Ayant affirmé que les règles de l'action militaire découlent toutes d'un seul principe fondamental : " s'efforcer de conserver ses forces et d'anéantir celles de l'ennemi ", Mao n'a de cesse de faire remarquer que si l'offensive décide de l'issue de la guerre, la capacité défensive en détermine la consistance politique. La fameuse "Longue marche" n'est elle-même qu'une conséquence épique de cette vision des choses. Elle est une immense retraite stratégique, visant, au prix de terribles sacrifices, à conserver l'essentiel : l'existence d'un corps subjectivé, d'une Armée rouge politique. Elle n'a dû son existence qu'au traitement très conflictuel du "problème militaire". Mao et ses partisans s'opposant à tous ceux qui refusaient le repli. Mao a là-dessus une saisissante formule : "Lorsqu'on abandonne un territoire, c'est pour conserver ce territoire". Alain Badiou, Logique des mondes, p. 521. Le Sujet Badiou ne vise dès lors qu'à sa propre conservation, celle-ci lui permettant la capture de tous les énoncés qui lui parviennent et auquel il ne répond que par le biais d'un livre.

 

En fait Badiou dans Le siècle relève déjà deux poèmes intitulés Anabase, celui de Saint-John Perse et celui de Ceylan. Badiou en avait fait le commentaire lors de son séminaire de novembre 1999.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article