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Publié par Anthony Le Cazals

Anabole 917 : voir métabole* et métabolisme*.


Anesthétisme : courant qui ne fait pas passer l’art par des codes esthétiques préétablis ; in art. 538.


Autonomie 334c : le fait non de faire ce qui nous chante ou de poursuivre ses convictions (croyances) mais de se forger sa propre promesse et sa propre monnaie, sa propre confiance.


Autonumisme : création de son propre crédit et de ses propres valeurs 105, affirmation qui relève d’une terribilità* collective. Cette expression a été retirée.


Bolidité : fait que la Terre soit en orbite à grande vitesse ; in art. 433.


Butées 211 : frein à l’effervescence de la pensée par la fixation en concepts trop généraux donc creux.


Cosmisme : travers antique qui perdure et qui consiste à poser un ordre immuable et réglé qui s’opposerait au chaos, l’une des alternative moderne a été d’inventer le chaosmos ou la chaosmose ; il n’y a pas de terraforming dans ce cas ni de disparition d’atmosphère du fait d’une activité réduite du magnétisme du noyauplanétaire ; in art. 538.


Déictique : qui indique, toute philosophie basée sur des indications plus que des décisions ou jugements est déictique plutôt que dogmatique ; in art. 103, 121.


Déliaison : détachement qui précède l’investissement philosophique du discours suite à l’expérience de l’exil ou de la perte d’un proche ; elle peut être suivi d’une résilience autonome ou d’une posture dogmatique homonome ; le tueur de résilience, que l »o trouve déjà chez Dolto, joue alors un rôle déictique en fournissant des indications plus ou moins formulées ; in art. 812.


Dépersonnalisation.


Désemparement : nom français pour l’embarras suscité par un mal-être, nom français pour la Hilflosigkeit freudienne ; in art. 711, 812.


Désidéaliser : produire de l’idéalisme déçu, dépouiller de toute idéalisation ; in art. 426.


Désontologiser : retirer toute dimension d’ « être », toute ontologie ; se démarquer de la métaphysique platonicienne ou aristotélicienne ; in art.  421, 426, 427.


Déterritorialisation : autre nom pour la non-fixation de tout élément qui sort d’un territoire ou domaine hétéronome assigné, on pensera par exemple au saut quantique ; c’est l’autonomisation de l’électron libre ; in art. 539, 625, 814, 919.


Dividu 937 : in art. 418, 522, 537, 643, 711, 815, 822.


Égotisation : la lente intériorisation de la mauvaise conscience et la création de l’individu générique ; in art. 134, 135, 214, 215a, 216, 326b, 518d.


Ésotérique : voir parasynonyme* ; in art.  614b.


Faitalisme : pensée qui se réduit à la seule prise en compte des faits et s’apparente à terme à un fatalisme ; traduction d’un terme nietzschéen ; in art. 526.


Fantastique : n. f., fantaisie ou délire discursif qui ne relève ni du poétique ni du chimérique mais introduit du surnaturel dans la réalité, on pensera aux géants de Rabelais ou aux dessins de dragons chez Vinci, l’usage serait à rapprocher du surhumain ; l’emploi verbal, fantastiquer, se trouve chez Montaigne et l’emploi adjectivé chez Kant, phantastich, cf. art. 538 ; est basée au départ sur une impression, on pensera à la phantasia cataleptique des stoïciens, qui développe un merveilleux pour l’exprimer.


Gödélite : grave maladie de l’entendement qui empêche de comprendre le premier théorème d’incomplétude de Gödel. On y a associe parfois la « frégélite », maladie qui consiste à vouloir produire une fonction de vérité, un des antidote se trouvant dans le Tractatus de Wittgenstein, c’est une manière de vouloir forcer la vérité c’est-à-dire d’imposer sa falsification ou son point de vue rétroactif, les histoire nationales ont longtemps été atteintes de ce virus qui indispose à agir.


Homonomie 334b : prétendue autonomie soumise à la loi du Même et à la contingence qui a pour fonction de poser le discours qui professe, la Parole ; c’est la métaphysique de manière générale ; les homonomes ce sont les pairs, les clercs paritaires, les prêtres et les interprètes, ils mettent en garde contre le prétendu vide de l’« être », ne sachant le dépasser à la différence des prétendus « prophètes » ; in art. 105, 112, 133, 325, 326, 334, 335, 336, 337, 338, 416, 412, 512, 518f, 620, 711, 720, 922, 923.


Indexicalisation : création d’un index hypertexte ; in art. 911d.


Inesthétisme : ; in art. 538.


Incongruentes (parties).


Insinueux : mot valise créé à partir d’insidieux et de sinueux ; in art. 101.

 
Imprudent (un) : personne sotte ou spontanée, c’est selon, qui ne passe pas par la prudence des concepts, l’emploi est tiré de Montaigne.


Logocentré : adjectif tiré du logocentrisme de Derrida pour évoqué une symbolique de figures et de concepts qui fonctionne sur elle-même ; dans un tout autre registre on peut donner l’haptocentrisme, qui serait un sensualisme haptique et non une abstraction scopique* ; in art. 428, 531, 641, 952.

 
Machinique : se distingue du mécanique et de l’organique autrement appelé le vivant.


Métabiologie : pendant moderne de la métaphysique antique qui consiste à poser la Vie comme puissance, comme le corrélat de toute expérience possible.


Métabole : nom que donnait Aristote au changement, qui est devenu une figure de style de la répétition, laquelle on le suppose ferait franchir un seuil ; une métabole est un jeu en tension entre deux anaboles, voir métabolisme*.


Métabolisme : régime de transformation ou de transmutation entre destruction (catabolisme) et synthèse (anabolisme) qui par l’exercice d’une activité ; si l’hyperbole 401/526 est une insatisfaction pointant vers un néant qui s’ajoute à la réalité, bref une posture dirigée vers l’excès irrécupérable et si les symboles sont des figures qui capturent le flux, on peut dire que les anaboles sont des polarités de l’existence comme courage et fortune chez Machiavel ou appel et pression dans la double morale bergsonienne ou envie et entrain dans un parcours ou jubilation et insatisfaction dans la sphère de création ; comme les substances que sont les anabolisants, les anaboles augmentent le métabolisme et en permettent la synthèse (via l’anabolisme).


Métavécu : ce qui serait selon l’expression bergsonienne, au-delà du tournant de l’expérience, comme des lignes de faits, des séries ; autre nom pour le possible en concurrence avec le virtuel ; in art. 641.


Nétique 816 : ; in art. 102, 105, 124, 137, 816, 817.


Noochoc : choc de pensée, commotion qui est la source de tout une pensée exposée en un discours ; in art. 911d.


Parasynonyme : terme employé par un petit groupe qui a vocation à enrichir une langue mais aussi terme qui a subi une altération et possède, au final, un sens exotérique initial pour tout un chacun et un sens ésotérique pour les spécialistes et les initiés qui en jouent, dans le cas de la philosophie dogmatique et non déictique*, comme d’une manipulation perverse ; le meilleur exemple est le flatus vocis égalité qui permet toute les projections « subjectives » ; in art. 617, 643, 923.


Phreaking : ancêtre du hacking (piratage informatique) qui consiste à téléphoner gratuitement en utilisant les tonalités qui commandent les communications d’un réseau ; a été utilisé la première fois par des aveugles auxquels s’est joint le fameux captain Crunch avec son sifflet.


Poussement : terme pris à Claudel, Nul ne le sait et ne peut sûrement rien dire, excepté le soleil qui nourrit le poussement de la terre (Claudel, Agamemnon, 1896, p.881),  L'embesognement de l'été, le poussement assidu de la terre (Claudel, Violaine, 1901, p. 578), pour Claudel, on peut penser que la vie est poussement (Loraux) ; in art. 213, 514.


Réembrayer.


Scopique : c’est, plus que l’optique (microscopique et macroscopique chez Deleuze et Guattari), le schématique logocentré* qui conduit à faire le tour des choses 515 ; on le différencie de l’haptique ; in art. 428, 429, 701. 


Terribilité 135 : originalité sans subjectivité, habileté originale du deinos qui mélange talent et combat en vue de sa propre affirmation ; ni soumission ni subjectivation hétéronome à une loi homonome ; Vasari employait le terme terribilità à propos des statues de Michel-Ange ; in art. 132, 135, 401, 701, 715, 643.


Transcendantal : terme de la philosophie réflexive pour tout ce qui touche aux conditions de possibilité de la connaissance, se distingue de la méthode qui consiste à se laisser embarqué et à commencer par le milieu sans soucis des origines et des fins ; in art. 426.


Transpréhension : compréhension intuitive par affects presque kinesthésique, c'est la transmutation de la compréhension vers plus de complexité (quantique) et une importance moins grande accordée à la subjectivité (classique, baroque ou romantique) qu'elle soit subversion ou perversion ; in art. 428, 539.

Sérendipidité  :  ; in art. 911.


Substantification : action chimérique qui consiste à donner de la « substance » à une « chose », l’autre terme classique pour cela est hypostase ; in art. 418.


Tétrasyllabie : maladie philosophique qui consiste à employer une logorrhée absconse faite de mots d’au moins quatre syllabes à la manière d’un boulanger qui ne produirait du pain que pour ses disciples boulangers ; in art. 538.

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