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Publié par Les Etudiants de Paris 8

 Plutarque, Πλούταρχος

biographe et moraliste grec, né en 48 ou 50-125

la liste des auteurs

 

 

 

De l'opinion des philosophes 

OEuvres de Plutarque(traduction Ricard, 1830/1862)

 

OEuvres de Plutarque (traduction Bernard Latzarus, 1950)

Vie de Périclès Traduction de D. Ricard, 1830. (La numérotation a été modifiée).
Vie de Périclès Traduction de Bernard Latzarus

Analyses
Le Cercle de Périclès d'Anthony Le Cazals
L'éducation selon Plutarque par Gabriel Compayre http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Plutarque--Leducation_selon_Plutarque_par_Gabriel_Compayre
Histoire de la littérature romaine: Plutarque par Alexis Pierron http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Plutarque--Histoire_de_la_litterature_romaine__Plutarque_par_Alexis_Pierron

Jugements sur Plutarque
JEAN-JACQUES ROUSSEAU
«Plutarque excelle par les mêmes détails dans lesquels nous n'osons plus entrer. Il a une grâce inimitable à peindre les grands hommes dans les petites choses ; et il est si heureux dans le choix de ses traits, que souvent un mot, un sourire, un geste lui suffit pour caractériser son héros. Par un trait plaisant, Annibal rassure son armée effrayée et la fait marcher en riant à la bataille qui lui livra l'Italie. Agélisas, à cheval sur un bâton, me fait aimer le vainqueur du grand roi. César traversant un pauvre village, et causant avec ses amis, décèle, sans y penser, le fourbe qui disait ne vouloir qu'être l'égal de Pompée. Alexandre avale une médecine, et ne dit pas un seul mot : c'est le plus beau moment de sa vie. Aristide écrit son propre nom sur une coquille, et justifie ainsi son surnom. Philopoemen, le manteau bas, coupe du bois dans la cuisine de son hôte : voilà le véritable art de peindre. La physionomie ne se montre pas dans les grands traits, ni le caractère dans les grandes actions ; c'est dans les bagatelles que la nature se découvre. Les choses publiques sont trop communes ou trop apprêtées, et c'est presque uniquement à celles-ci que la dignité moderne permet à nos auteurs de s'arrêter.»

MONTAIGNE
«Ils ont touts deux cette notable commodité pour mon humeur, que la science que j'y cherche y est traictée à pieces descousues, qui ne demandent pas l'obligation d'un long travail, dequoy je suis incapable.... Il ne fault pas grande entreprinse pour m'y mettre; et les quitte où il me plaist: car elles n'ont point de suitte et dependance des unes aux aultres. Ces aucteurs se rencontrent en la pluspart des opinions utiles et vrayes; comme aussi leur fortune les feit naistre environ mesme siècle; touts deux precepteurs de deux empereurs romains; touts deux venus de païs estrangier; touts deux riches et puissants. Leur instruction est de la cresme de la philosophie, et presentée d'une simple façon, et pertinente. Plutarque est plus uniforme et constant; Seneque plus ondoyant et divers: Cettuy cy se peine, se roidit et se tend, pour armer la vertu contre la foiblesse, la crainte et les vicieux appetite; L'aultre semble n'estimer pas tant leurs efforts, et desdaigner d'en haster son pas et se mettre sur sa garde. Plutarque a les opinions platoniques, doulces et accommodables à la société civile; L'aultre les a stoïques et épicuriennes, plus esloingnées de l'usage commun, mais, selon moy, plus commodes en particulier et plus fermes... Seneque est plein de poinctes et saillies; Plutarque, de choses: celuy là vous eschauffe plus et vous esment; cettuy ci vous contente davantage et vous paye mieulx; il nous guide, l'aultre nous poulse.» (Essais, livre II)

 

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