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Publié par Anthony

Suite du "dialogue" de notre site avec Ritoyenne qui finit en un monologue de posts. Attention, l'indiscipline n'est pas le manque de rigueur bien au contraire, si l'on pousse un processus risqué il est obligé de sortir de la discipline universitaire, comme une transgression de la limite, un dérapage contrôlé, une émulsion avec la "réalité", le Dehors de l'Université qui sied si peu au discours des Maîtres (logos prophoricos).

Chère Ritoyenne.

Histoire de poursuivre, disons que les "Jean-Gayon" ou "Julien-Dutant" fleurissent à la Sorbonne, Peut-être un regard critique viendra poindre en toi face à toute la philosophie analytique et cognitive qu'ils pratiquent, qui fleure bon tout ce que dénonce cette vidéo où l'on voit Foucault tenir la critique à Noam Chomsky : ce n'est pas avec les notions d'un régime tant philosophique que politique que l'on peut envisager un autre régime à la fois politique et philosophique. C'est à ce point précis que l'on voit que le langage a son importance : on parle de conversion du langage ou de substitution. La première est présente chez Merleau-Ponty comme un voeu car il ne la mène pas à bout. La seconde est proche de la substitution des concepts menée par Deleuze et Guattari. Mais toutes deux correspondent au renversement des valeurs dont parlait Nietsche face à ce langage philosophique devenu creux et sans adéquation avec une vie qui affirme sa puissance. Bref Mr Dutant et Mr Gayon, véhiculent, très satisfaits et récompensés au sein d'un système institutionnel, les notions d'un régime dont ils n'ont pas expériementé les limites : en termes clairs ce ne sont pas des philosophes mais des nageurs de pataugeoire, ils s'amusent d'occuper une place éclaboussante où ce qu'il font tient d'une analyse de texte mais est dicté implicitement par un pouvoir hiérarchique (ici l'Etat), puisque c'est lui qui subventionne et fixe à travers cela le programme d'éducation. Le propos n'est pas de dire l'Etat c'est mal, mais bien de montrer qu'il y a capacité aujourd'hui à fonctionner autrement, et que les 2 régimes étatique et discursif, sont intimement lié par ce qu'on appelle la discipline ou la représentation. Discipline étant au passage un terme qu'affectionne Mr Gayon (puisqu'elle réclame une chaire universitaire et une revue de diffusion). En ce point clé que je pointe Pouvoir et Savoir sont intimement liés puisque la plupart des discipline ne sont pas viables hors université.

Une critique plus longue  et plus approndie réclamenrait qu'on l'on parle de l'avènement de l'Etat chez Hegel comme étant la fin de l'Histoire (Hegel perdant là toute "objectivité" puisque sa posture est de cautionner le Droit  et l'Etat, (d'où l'idée que tout fait est hiérarchique, que toute relation du type organique est hiérarchique). Seulement il existe des zones d'autonomie définies bien au-delà du Bien et de la Justice institués par l'Etat, cela n'a rien à voir avec les TAZ on appelle ce plus simplement un métier (là il faudrait evenir à Schopenhauer ou à toute la notion de Technè, qui a tant intéressé Heidegger (La Technè n'est pas la technique mais le regard observateur porté sur un métier un savoir-faire plus que sur une discipline). Histoire de le redire la philosophie n'est pas une discipline universitaire ou étatique, elle ne l'est pas de manière exclusive, ce que l'on trouve de manière évidente c'est un succédané de philosophie, un ersatz de philosophie spéculative que l'on nomme analyse, la philosophie spéculative n'étant pas la métaphysique non plus. D'où ces nombreux posts qui me font rire sur le blog de Mr Julien Dutant quand il se félicite qu'un tel * ait écrit ceci (une étude qui n'apportera rien hors de son département de philosophie) ou qu'un autre ait obtenu une chaire par entrisme où plien de jeune pourront s'essayer à leur ersatz de philosophie, c'est-à-dire le doux ronron choyé au sien d'une institution. Chère Ritoyenne Demande toi ce qu'est une institution, et en rapport à cela ce qu'est une création, il y a tout un mythe autour de la fondation d'institution qui veut que touts les philosophes des siècles dernier fondent la leur, en réitérant un geste qui est avant tout étatique (statique, inaugural) et finalement dans l'ordre du symbolique puisqu'il n'augure rien de la suite de cette institution, du combet qu'elle devrait mener s'il elle était réellement libre. L'institution telle que nous la vivons depuis 2500 ans, n'a rien à voir avec une quelconque prise de risque qui elle confronte directement avec la nouveauté. Paris 8, Paris Dauphine, Marseille-Luminy on fait parti d'un programme qui visait à s'inspirer mais le gouvernement au fond a peur de ses universités. Mr Sarkozy à bien parler de donner plus d'autonomie aux unversité mais celles-ci revient à la placer entre les mains des entreprises lucratives et non à subventionner les universités sans leur demander de suivre une ceertaine ligne de conduite (ce qui se fait de manière volontaire ou non dans la réalité par placement et cooptation des siens).

 

 

 

 

 

* La personne en question aurait écrit un mémoire sur la vertu, mais quitte à faire un procès d'intention, il faut connaître le type de mémoire très cadré qui se font à la Sorbonne. Un peu d'esprit critique voudrait que l'on voie par exemple que le terme vertu rentre dans une régime philosophique communautaire, la vertu ayant toujours été le ferment d'une communauté, avec son sage vertueux qui sert de modèle et ses disciples qui acquiescent. Ce mémorialiste l'a-t-il fait ? C'est un geste à vrai dire important puisque cela remet en cause toute l'histoire de la philosophie de Platon à Hegel, la faisant basculer dans son avant et son après, ainsi que les rares intestices de libertés comme Spinoza, Lucrèce des comètes incompréhensibles pour leur temps.

Bref tout ceci était une éloge de l'indiscipline ou une critique de la blogosphère ou circulent un mélange d'opinions mous et autoritaires, mais où l'on se demande où se trouve l'effort de pensée avec un tant soit peu de critique ou intuitif.

 


 

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julien dutant 04/03/2007 00:35

Par "similaire" je voulais dire: ceux qui sont chez neuf changent d'IP tous les jours ("IP dynamique": Neuf a un ensemble d'IP qu'il redistribue au jour le jour aux connectés). Donc même si on ne peut pas conclure d'eux qu'il ne sont pas identique au posteur 4, on ne peut pas non plus conclure qu'ils ne sont pas identiques (d'où mon "on ne peut rien en conclure").

Anthony 04/03/2007 10:58

En tout cas j'espère que tu travailles de ton côté :)

oyseaulx 03/03/2007 18:37

Passionnant, vos histoires d'IP. On peut même savoir qui baise avec qui. Eclairant sur vos occupations « universitaires ».

julien dutant le vrai 03/03/2007 02:37

Bonjour,l'IP 81.57.xxx.90 est bien celle que j'utilise à Paris, c'est celle d'une amie; merci de la retirer/mettre des xxx dedans pour que son ordi ne soit pas victime d'éventuels robots.L'ip précédente (x.x.217.151) doit être celle de "Julien Deleuze", mais je n'ai rien à lui reprocher, comme je l'ai dit, dans la mesure où il dit clairement qu'il n'est pas moi.C'est le commentaire 4 qui m'a gêné. C'est une IP dynamique chez Neuf telecom; sur les commentaires à mon blog Salavin (http://julien.dutant.free.fr/blog/index.php?2007/02/21/150-nouvelles-de-la-blogosphere-philo-francophone#c11501) et Leonard (http://julien.dutant.free.fr/blog/index.php?2007/02/27/151-une-reponse-a-martin-mongin#c26300)  ont des IP similaires mais on ne peut rien en conclure.JD

Paris 8 philo 03/03/2007 09:16

Similaire n'est pas identique c'est comme le code pour ouvrir un coffre fort (Richard Feymann)

oyseaulx 02/03/2007 18:17

Ce qui me sidère, c'est le commentaire de Cova Florian. C'est exactement comme si, après le de sui ipsius ignorantia et multorum où Pétrarque dénonce l'emprise d'une scolastique sclérosée sur l'enseignement de son époque, on proposait d'accroître la part de celle-ci dans les études. Et il ajoute : «Je suis d'accord avec vous ». Sans verser dans la théorie du complot « analytique », j'ose quand même demander : « De qui se moque-t-on ? » Car cette attitude rappelle beaucoup celle des gouvernements à la botte de la finance. Et voilà pourquoi votre fille, non, comment chaque réforme aboutit à une situation pire que celle d'avant.

Ritoyenne 02/03/2007 12:48

Oui j'ai choisi le camp des personnes qui, sortant de maladie, veulent profiter des quelques jours de vacances qui leur restent.Le camp de la ritournelle :)

Ritoyenne 01/03/2007 21:29

(aucun rapport mais un "on dit" m'a été rapporté comme quoi je serais la personne se faisant passer pour JD.C'est bien entendu n'importe quoi.)

Paris 8 philo 02/03/2007 00:39

En effet ton ne corrrespond pas :). A vrai dire Y a-t-il de l'importance à donner à tout ce verbiage.  Demain on va faire le topo avec nos amis de la rédaction. J'espère que tu as choisi ton camp.

oyseaulx 28/02/2007 16:57

Chaque fois qu'on fait une réforme, ça devient pire qu'avant. Je ne vois pas non plus en quoi Paris-IV serait plus atteint par la médiocrité ambiante que d'autres facs ? Ce n'est quand même pas l'histoire de la philosophie qui constitue, en tant que telle, une menace, mais, plutôt, le vide de la pensée et la médiocrité de certains enseignants, qu'ils soient « continentaux » ou « analytiques ». Cela dit, je pense que le formalisme logique ouvre, moins que la critique historique, à la subversion.

Anthony 28/02/2007 19:38

Rien à rajouter :)

Cova Florian 26/02/2007 15:24

Pour confirmer ce à quoi Julien Dutant faisait allusion ci-dessus : un L3 à Paris IV n'est vraiment PAS un bon moment à passer pour qui aime la philosophie analytique, la philosophie cognitive, la logique, la clarté, le compréhensible... (Personnellement, je trouvais qu'il y avait de quoi dégoûter de la philosophie).
Ayant constaté cela, je suis d'accord avec vous : il faut réformer l'enseignement à Paris IV - pour plus de philosophie analytique, de logique, etc.

julien dutant 24/02/2007 14:24

Merci "toujours déjà JD" de signaler que tu n'es pas moi. Par contre, ce n'est pas moi qui ai posté le commentaire n°4 ci-dessus, même si c'est moi qui l'ai écrit (c'était un commentaire sur mon propre blog). Je ne sais pas qui a posté à ma place, mais ne faites pas cela svp; si c'est pour me citer alors citez-moi explicitement.(Quiconque connaît un peu la théorie des actes de langage saît que le sens des paroles et écrits ne tient pas entièrement dans les mots mais aussi dans l'acte de langage dans lequel ils sont utilisés, et le contexte de cet acte...)NB, Anthony: "il y a quand même une tendance lourde à la Sorbonne vers la scolastique (logique formelle, philosophie des sciences, philosophie analytique et cognitive". Je t'en prie, va passer une semaine de cours à Paris IV! Suis tous les cours de L3 par exemple, et on en reparle après!!

Julien Deleuze 24/02/2007 12:37


J'ai vu ta réponse sur philotropes et je persiste à te considérer comme totalement à coté de la plaque au regard de tes PROPRES références.
C'est plutôt amusant Anthony en effet que ta critique du conformisme qui serait à l'oeuvre dans l'institution universitaire tu l'appuie sur une référence à Deleuze (entre autres) alors qu'on faisait précisément les MEMES accusation à Deleuze dans les années 70. Cf . les propos de Foucault : "Sartre, je comprends bien pourquoi il est avec nous, pourquoi il fait de la politique et dans quel sens il en fait, toi à la rigueur, je comprends un peu, tu as toujours posé le problème de l'enfermement. Mais Deleuze, vraiment je ne comprends pas".
A mon avis ce que tu ne vois pas bien c'est que la pratique intellectuelle de gens comme Deleuze, Foucault ou Bourdieu se veut aussi éloignée de celle de "l'intellectuel organique" (l'expert quelconque) que de celle de "l'intellectuel engagé" (Sartre...). C'est l'idée "d'intellectuel spécifique" : qui travaille sur un CHAMP bien délimité, sur des problèmes qui appartiennent à sa propre scolastique, mais qui précisément, par là, en allant jusqu'au bout de ce qui lui est propre, peut faire des rencontres étonnates avec ce qui en dehors de sa spécialité parce que les problèmes les plus spécialisés, lorsqu'ils sont bien posés, touchent au coeur de la réalité qui est notre lieu commun à tous. C'est ça une rencontre, ca ne consiste pas a crier à tue tete comme tu le fais "où est mon dehors ? ou es mon dehors !? gna gna !"  Et la garantie de l'autonomie de son travail, de la spécificité de ses problèmes, l'intellectuel spécifique la trouve dans l''université, l'instuitution, sous une forme ou une autre. Je te renvoie au texte de Calnguilhem publié en 1991 : "Qu'est-ce qu'un philosophe en france aujourd'hui"
D'ailleurs ton hostilité aux "Institution" à "l'Etat" (de biens grands mots à écrire avec une majuscule forcément...) me semble tout simplement ridicule. Deleuze a enseigné à la sorbonne même s'il s'est finalement senti plus à l'aise à Vincennes, et Foucault a enseigné ddans tous les lieux institutionnels possibles avant d'aterrir au collège de France comme bourdieu ou Bergson. Vincennes, le collège de France, c'est bien l'Etat aussi non ? Tu poses la question : "Demande toi ce qu'est une institution et en rapport à cela ce qu'est une création". Je ne réponds pas en mon nom mais tout simplement en citant Deleuze : les institutions (et de maniere générale tout ce qui stratifie : Etat, organisme, rationalité, subjectivité)sont essentielles à toute création parce que ce sont elles qui empechent des lignes de fuites de se transformer en ligne de mort. Ce sont les institutions, donc, qui permettent l'expérimentation. cf. Mille Plateaux :
"A chaque instant, à chaque seconde, une cellule devient cancereuse, fille, prolifere et perd sa figure, s'empare de tout; il faut que l'organisme la ramène à sa règle ou la restratifie, non seulement pour survivre lui-même, mais aussi pour que soit possible une fuite hors de l'organisme... L'orgabnisme il faut en garder assez pour qu'il se reforme a chaque aube; et des petites provisions de signifiance et d'interpretation, il faut en garder, même pour les opposer à leur propre système quand les choses, les personnes, mêmes les situations vous y forcent; et de petites rations de subjectivité, il faut en garder suffisament pour pouvoir répondre à la réalité domiante."
Enfin, en pur Deleuzien, je considre tes propos comme gonflés de ressentiment, je le repete, non pas de façon anecdotique (parce que tu t'attaques à des personnes) mais fondamentalement. Ca me fait penser aux critiques débiles qu'axelos a adressé à deleuze ("comment peut-on être un bon pere de famille, un prof d'université et se prétendre le grand pretre de l'expérimentation de l'antifamilialisme? etc." ) ou aux paroles tenues par ce "critique severe" à qui deleuze a longuement répondu 'cf. pourpalers) :
"L'interressant n'est pas de savoir si je profite de quoi que ce soit, mais s'il y a des gens qui font telle ou telle chose dans leur coin, moi dans le mien, et s'il y a des rencontres possibles, des hasards, des cas fortuits, et pas des alignements, des ralliements, toute cette merde où chacun est censé être la mauvaise conscience et le correcteur de l'autre. Je ne vous dois rien, pas plus que vous ne me devez. Aucune raison que j'aille dans vos ghettos, puisque j'ai les miens... etc"
Je te renvoie à ce texte qui peut être instructif pour toi j'imagine. 
Cordialement
Ton, toujours déjà, JD
 

Julien Dutant 23/02/2007 20:33

Cher Anthony,
Tu n'as pas deux sous de crédibilité dans la mesure où tu n'as pas l'air de savoir du tout de quoi tu parles. En tout cas dans les domaines que je connais.
Tu t'attaques ainsi Jean Gayon, prof à la sorbonne, accusé "''d'ineptie et d'obscurantisme''". Ses deux crimes essentiels consistant apparement : 1) à relativiser le recours à l'expérience chez Galilée, 2) à "''discréditer le style français d'épistémologie en la personne de Canguilhem qui fut l'un des maîtres de Foucault''"
Réponse à 1) : c'est un point de vue qui n'a rien d'original et qui repose sur des travaux historiographiques connus, anciens et admis de tout le monde... Tu n'as aps l'air de le savoir mais il y a vraiment chez Galilée un rapport ambigue à l'experimentation. Le recours aux expériences de pensée est essentiel dans la méthodologie de Galilée. Il n'est pas anecdotique mais constitutif du style de raisonnement inventé par Galilée. Ses partisans les plus actifs, comme VIncenzo Viviani, ont toujours tenté d'occulter ce fait pour valoriser, en la caricaturant, son opposition, à l'establishment aristotélicien. Sur ce point, voir par exemple, A, Koyré, "Galilée et l'expérience de Pise : à propos d'une légende" et "Le De Motu Gravium de Galilée" dans Etudes d'histoire de la pensée scientifique, Gallimard, 1973
Réponse à 2) J'ai suivi un cours d'un semestre avec Gayon à Paris I sur la philosophie de la biologie. "Le Normal et le pathologique" constituait l'une des rare lectures obligatoire et Gayon s'est longuement attardé sur les concpetions de Canguilhem qu'il ne dévalorisait nullement mais auxquelles il a rappelé son ATTACHEMENT profond ! Visiblement tu ne l'as aps compris mais Gayon, comme Debru par exemple, est plutôt proche de Canguilhem. Pour Gayon par exemple la biloogie est une science historique, cela signifie que les normes qu'elle met à jour son à la fois contingentes et incorporées dans des situations concretes. Ce n'est pas si loin que ça du vitalisme latent qui anime la philsophie d'un deleuze et d'un foucault. Tu ne trouves pas ?
Au fait. A propos de Deleuze justement. Je trouve étonnant un goût si marqué pour les proces et les accusations sur un site qui s'intitule "les devenirs de la philosophie" (c'est une référence à deleuze non ?). Dans tes propos j'ai cru reconnaitre de vagues réminiscences de la critique de la forme-Etat dans la pensée développée par Deleuze. Tu sais que pour Deleuze, la pensée dogmatique ne necessite pas l'existence d'un Etat réel, pour exister. N'est-ce pas ? Maiq u'il s'attaquait en fait à tout ce qui dresse jugements, condamnations et tribunaux dans la pensée....
Bref : arretede nous casser les couilles avec ton ressentiment anti-sorbonne à deux balles (pour le dire clairement)
Bisous
Ton - toujours déjà - JD.  
PS : Je ne suis aps le vrai Julien Dutant mais l'intersection dans le plan astral de son esprit avec l'âme défunte de gilles deleuze
PS2 : A la Sorbonne il y aussi Lapoujade. Tu pnese qu'il pue l'Etat à plein nez lui aussi ?
PS3 : Puique tu tiens (avec raison) à ce que la valeur de l'esptémologie française soit soulignée, peux-tu me dire ce que tu penses des positions de canguilhem sur l'université (auxquelles me semble-t-il Deleuze et Foucault sont restés fidèles à leur maniere) ? Merci.

Hady Ba 23/02/2007 14:01

Oserais-je dire que tout ceci me semble tout à la fois confus et gratuit? Parler de La Sorbonne de manière abstraite et indifférenciée ne me parait pas avoir grand sens et ce, d'autant moins que les philosophes analytiques que vous semblez visez sont loin d'avoir l'hégémonie que vous leur prêtez en Sorbonne.
 

 
 

Quant à cette idée selon laquelle les recherches formelles n'auraient pas d'application concrète et seraient de ce fait dénuées de valeur, cela traduit tout à la fois une conception étriquée de la recherche et une ignorance crasse de ce qui se fait hors du microcosme français. Conception étriquée parce qu'il n'est pas dit que toute recherche doive absolument se justifier de son applicabilité politique. Plutôt que d'essayer d'apporter La Vérité au monde, peut-être les philosophes devraient-ils se contenter de faire avancer leur discipline et admettre que dans l'espace public, ils n'ont aucune supériorité à faire valoir face aux autres citoyens. Ignorance crasse parce que les recherches les plus formelles en logique ou en philosophie ont souvent des conséquences morales voire politiques; ne serait-ce que parce qu'elles nous aident à reformuler plus correctement les problèmes et à les explorer plus rigoureusement.
 

 
 

Plutôt que de jouer les procureurs et de désigner les bons et mauvais philosophes, peut-être devriez vous faire l'effort de penser par vous même, de nous exposer vos propres thèses et de critiquer précisément ce qui chez Dutant ou un autre vous semble intenable. Ecrire ceci :
 

 
 

« Bref Mr Dutant et Mr Gayon, véhiculent, très satisfaits et récompensés au sein d'un système institutionnel, les notions d'un régime dont ils n'ont pas expériementé les limites : en termes clairs ce ne sont pas des philosophes mais des nageurs de pataugeoire, ils s'amusent d'occuper une place éclaboussante où ce qu'il font tient d'une analyse de texte mais est dicté implicitement par un pouvoir hiérarchique (ici l'Etat) »
 

 
 

me semble difficilement admissible dans un texte qui se veut philosophique. Si l'Etat leur dicte des thèses, il faudrait nous dire lesquelles, comment et quand. Et je ne crois pas qu'il soit nécessaire de les traiter de ''nageurs de pataugeoire'' parce que vous n'êtes pas d'accord avec eux, sauf si bien évidemment vous les avez vu nager dans une ''pataugeoire'' et même dans ce cas, cela relèverait de leur vie privée!

Anthony 23/02/2007 16:50

Sans doute mais nous avons produit différents textes sur la Sorbonne et nous nous limiterons à ceux-xi. C'est avant tout pour parler du vide, du sésert philosophique actuel, et que certains vont faire accoître. Le choix des personnes incriminé est arbitraire, ce qui n'est pas louable de notre part. Mais il y a quand même une tendance lourde à la Sorbonne vers la scolastique (logique formelle, philosophie des sciences, philosophie analytique et cognitive). L'Histoire de la philosophie est en perte de vitesse même si son usage demeure celui de pontifier les textes et d'em^pecher certaines nouveauté d'apparaître. La question est OU EST LA PENSEE DANS TOUT CA ou encore pour faire politiquement correct OU PASSE LA PHILO. Je ne ressort pas ici tout le développement foucaldien sur la question Comment se fait-il que la philosophie se soit arroger la pensée qui l'a amén a traité de la pensée du Dehors.
Il est peut-être bon de dire et que la Sorbonne est de plus en plus une facades qui ne souhiate pas tenir compte des aboutissements, des fulgurance de penseurs comme Merleau6Ponty (on ne retient que le premier), Heidegger (on ne retient qu'être et temps dont il dira a posteroiri qu'il avait un penchant trop fort pour l'invention de alors qu'il fallait partir d'un langage simple, celui qui permet de ne pas hypostasier ou surinvestir les choses), Bergson,
Désolé de polémiquer dans un post, et donc de grossir de manière confuse et gratuite ces travers. Car oui des choses peuvent toujours émerger mais si elle veulent continuer elles se doivent de quitter la Sorbonne. Mais et Loraux, et Karsenti et d'autres encore en sont partis ou n'ont pas été soutenus quand il le fallait, je ne suis pas de toutes les confidences. C'est du fait des histoire de pouvoir qui s'y joue une chose récurrente depuis Victor Cousin, mais je pense que cela peut aussi éveiller le regard critique des Sorbonnards, quoique beaucoup constate le délitement d'eux même, le refus de se mettre à penser. Je n'aurai aucun mal à dire ici les bassesses qui s'y passent, mais ce ne saurait pas que les grossir alors mieux vaut passer à autre chose, à ce qui a réellement de l'importance (en philosophie on nomme cela positivité).

Julien Dutant 23/02/2007 13:34

Bonsjour,
Je suis heureux d'apprendre par Paris8Philo que je "fleuris à la Sorbonne" (où je n'aurais pas pu obtenir un poste d'ATER), ou que je suis "très satisfait et récompensé au sein d'un système institutionnel", alors que je n'ai reçu aucune réponse positive à ma quinzaine de candidatures d'ATER en France l'an dernier (sauf un classement 2e à Nantes... où aucun poste n'était ouvert).
Les experts anonymes du Fonds National Suisse qui viennent d'attribuer une chaire à Fabrice Correia (qui s'est fait rejeter l'an dernier à ses candidatures de maître de conférences en France, sauf erreur) seront aussi contents d'apprendre qu'ils sont victimes de son "entrisme" !.....

Paris 8 philo 23/02/2007 16:56

L'IP du commentaire est 84.103.217.12
Je voulais rectifier sur le fait que tu étais désormais en Suisse. Mais Ritoyenne a l"habitude de te présente comme une personne de Paris 4, ce qui m'a induit en erreur, toutefois je remts ici ma réponse faite ici http://julien.dutant.free.fr/blog/index.php?2007/02/21/150-nouvelles-de-la-blogosphere-philo-francophone#co. Désolé de t'avoir épingler plus qu'un autre et de passer avec cette critique dans le dos (mon propos apparaîtra certainement comme obscur pour qui est déjà dans une voir toute tracée).
Content que tu aies appris toutes ces choses, mais ton acharnement à déposer une qinzaine de candidatures en France est la peuve que nous ne sommes pas du même monde au sens pour toi la philosophie se pratiquera au DEDANS d'une institution. C'est aussi la vielle distinction entre penseurs privés et penseurs publics qui tourne toujours au détriment des premiers mais là précisément se joue aussi la prétention du discours (dans ton cas cognitif et analytique), là se joue aussi le rapport avec tout un chacun, avec ce qui peuple tout chacun de nous. Les philosophes n'ont pas été de tout temps des professeurs et même ceux pour qui j'ai le plus d'intérêt ne l'on pas été (en sont sortis). Faire un cour induit une parole, et le grand tort du professeur est qu'il est poussé trop souvent à communiquer plus qu'à "philosopher". Très rares sont ceux qui pensent en direct, je pense à Badiou, Loraux, Nancy (mais il n'enseigne plus). Quiconque (homme capable j'entends) est pris dans sa facilité ne peut en juger librement, cela vaut aussi pour l'élocution, le professorat, le discours du Maître, non celui de la minorité, de la clandestinité, de l'intimité qui est rarement aperçu par les "philosophes", ce qui en porte le masque institutionnel, puisque cela est de l'ordre du (non)-être ; puisque le logos prophoricos (discours du Maître) mais en rapport ce qui est désignable ("être").
Pour donner un exemple, tu parles de philosophie de l'esprit, mais as-tu avant d'investir le terme même d'ESPRIT, on peut aussi le mettre en doute, le critiquer, ne pas l'employer, car au dehors de la philosophie il n'est pas anodin. Personnellement, mais ce n'est aps une vérité, je n'ai jamais rencontré d'esprit ou pour ne pas faire dans l'ésotérique, cela apparaît de plus en plus coomme un mot creux. Pour l'instant tu ne fonctionnes que dans ton prpre milieu, tu cherches à y survivre, à y faire ta place, donc tu réemploie les codes que tes maîtres ou les lectures influencé t'ont mis à disposition. C'est tout ce que j'ai essayé de dire. Mais cela induit aussi les textes que tu vas travailler pendant les trente ans à venir et aussi le discours que tu vas en régurgiter. Je ne spéclerai pas cii sur le fait que les termes que l'on emploie ont une influence sur les problèmes qui nous arriverons par la suite dans les pattes (pour être précis les choix des distinctions que l'on opère influence les problèmatiques et les axiomatiques à venir : un problème étant en grec "ce que l'on a devant soi"). Il n'y a que deux alternatives possibles : une logique formelle qui évite le tournant langagier ou un travail à même le langage pour faire ressortir le discours mineur, ce que les stoïciens nommaient le discours intime par différence avec le discours proféré par la parole. Ton orientation épistémologique puis cognitive est un pur produit de la Sorbonne parce que le même phénomène se produit aussi à Paris I. Il y a la même montée d'une nouvelle scolastique dans toutes les universités française (d'avance je sais cela sera mal pris mais jusque là c'est le même régime de discours pris dans son jargon que tu pratiques), sans voir que l'évacuation de certain termes, la conversion du langage a été prônée par Heidegger après 1964 (Je te renvoie à la vidéo de Ritoyenne sur la question de l'être partie 7), par Merleau-Ponty (Dans le visible et l'invisible), par Foucault dans les années 64-66, par Deleuze et Guattari qui la reprenait à Nietzsche. Je veux bien que l'on face abstraction de cela mais ce choix (comme régime ou orientation de pensée) est lourd de conséquences. Mais il ne sempble pas que cela soi ton sujet puisque tu te situe dans un positivisme cognitif (2ème genre de connaisssance essentielleemnt passif) et non dans un savoir-faire ou une liberté totale qui te permettrait de sortir du point de vue professoral (celui qui dit des choses qui reste dans le discours mais on aucune emprise sur la réalité). On en reste à la jouissance de la parole et du symbolique. C'est simplement cela que je pointais.
Quant à la cooptation elle se fait bien pusque tu te retrouve avec P. Engel, mais rien de mal à ça, cela se fait partout ainsi sauf que ces dernier temps cela tire vers le bas les équipe de recherche qui ont tendance à enfler, àrentrer dans la logique de la produciton répétitive qui est celle de la subvention. La critique était simplement là, je cherchias la générosité dans tout cela, en me demandant ce que ton discours va pouvoir éclairer ou subvertir chez tout un chacun. Lire ou plutôt faire l'expérience d'un texte de philosophie (puisque là est un possible champ commun entre nous) c'est avant tout l'expérience d'un doigt dans le cul, pour être imagé, il est pour être pragmatique censé se produire quelque chose qui est de l'ordre d'une nouvelle distinction dans les choses, dans ton rapport à ce qui t'entour. Pour reprendre Platon en l'affinant, cela va bien au-delà de la simple découpe du poulet suivant c'est articulation, car la philosophie est une affaire de distinctions, de savoir sur quelle distinction il faut appuyer, et par là de nuance, à mesure que le travail se fait.
 
UNE REPONSE MOINS NOMINALE ET PLUS LONGUE A ETE FAITES DANS LE PST SUIVANT.

Julien Dutant 23/02/2007 11:39

"l'indiscipline n'est pas le manque de rigueur bien au contraire"Mais alors pourquoi ces affirmations ridicules et infondées? Et ces procés d'intentions avoués?Amitiés perplexes,Une pute.

Paris 8 philo 23/02/2007 17:31

L'aiguillon de la critique ou l' "éperon" (elenchos) produit forcément des victimes colatérales. Tu es pris dans un ensemble de choses dont il me semble tu ne vois pas les limites. L'indicipline ce n'est pas le fait de t'avoir pris à parti (cible sous la main, je te l'accorde) mais le fait de pousser outre les limites d'une discipline, c'est sortir de la philo avec la philo, la rendre disponible aux gens plutôt que de la laisser recluse dans ses abstractions qui n'interfèrent en rien sur la vie ou le travail des gens sinon que le prêtre-philosophe asseoit par sa posture le pouvoir du gouvernant-guerrier, pour reprendre les théories de Dumézil, le philosophe-pasteur acompagne et cautionne le pouvoir. Et que devient le peuple dans tout cela il pâtit du discours abstrait et incompréhensible, contre lequel il n'a pas d'armes sinon la violence de son incompréhension.
"Ouhhh je vais m'occuper de vos idées ! Faites moi confiaaaance  !!! Ayez confiance dans mon sérieux." Dit le prêtre sorcier avec son regard hypnotique. C'est cela l'esotérisme de la philosophie.

Ritoyenne 23/02/2007 03:21

Ecoutez, vous de p8p !Je vous promets de faire une (petite) réponse bientot à la série d'articles que vous avez avancés comme faisant partie d'un "diaogue avec Ritoyenne" !J'attends les vacances et alors je vous ferai ça.Ne pensez pas que 1/ j'ignore vos articles, car je consulte p8p tous les jours ou que 2/ je vous snobe, ce serait stupide.Ni l'un ni l'autre, loin de là.Je vous ferai ça bientot (disons d'ici qques jours).Entre p4p (et oui ça demande du temps d'essayer de mettre à jour régulièrement ET seul !), le nouveau semestre et d'autres choses (cherche coloc, pb d'argent, pb de coeur, etc.) je trouve pas vraiment le temps.Mais bientot promis !Bisou,Amicalement,Rit.

oyseaulx 22/02/2007 23:24

Il y a du vrai dans ce que tu dis, mais, en même temps, je trouve que c'est un peu massif comme critique, et, aussi, unilatéral (par exemple, Schopenhauer contre Hegel). C'est vrai que la « philosophie analytique » me fait mourir d'ennui. Seulement, je pense que c'est la notion même de philosophie qu'il faut soumettre à une étude critique et historique, qui ferait, notamment, ressortir que ce mot n'apparaît pas, avec son sens moderne, avant Victor Cousin, dans un contexte historique précis où il s'agit, pour le gouvernement orléaniste de l'époque, de se démarquer des légitimistes, tout en proscrivant tout ce qui peut être subversif, et, plus généralement, d'instaurer et de promouvoir une division entre « lettres » et « sciences » qui n'existait pas auparavant (voir l'exemple de quelqu'un comme d'Alembert). Tout le monde sait qu'au 18e siècle, le mot « philosophie » n'avait pas son sens actuel, mais signifiait quelque chose comme libre pensée (au sens où Voltaire est un « philosophe »). J'attache donc une grande importance à l'étude des conditions de possibilité (historiques, pas transcendantales !) des énoncés.Pour la critique des institutions, je suis d'accord pour les critiquer, mais, uniquement, sur la base d'une analyse de leurs présupposés historiques, ce qui signifie qu'il faut être un petit peu plus érudit et historien que Schopenhauer ou Nietzsche. Par exemple, tu cites l'intervention remarquable de Foucault contre Chomsky, due à Ritoyenne. Là, nous sommes en 1971 ; Foucault vient d'être élu au Collège de France grâce à ce qu'il faut bien appeler une magouille fomentée par Dumézil, qui était d'extrême-droite (et oui, d'où son intérêt pour les Indo-Européens et tout cela n'est pas « innocent »), et, là, une fois au Collège de France (décembre 1970), il fonde le groupe d'information sur les prisons (en février 1971) et il nous tient les propos qu'il tient dans l'entretien avec Chomsky. Et Dumézil de soutenir Foucault sous les regards ébahis de ses collègues. Conclusion : les chemins de la critique (au sens historique, pas au sens kantien !) sont plus complexes que tu ne supposes ; voyez Sartre qui voyait dans les Mots et les Choses un livre de droite. D'accord, l'actuelle Sorbonne est, pour l'essentiel, un ramassis de putes, mais je ne suis pas certain que la subversion soit, aujourd'hui, là où tu dis, en tout cas, pas seulement et pas principalement.