Archives

Publié par Anthony Le Cazals

Ensemble des articles du dossier. Il suffit de cliquer sur les liens (à venir) :

531. Sur celui qui dérange.

532. Pensée de l’affectif.

533. Le Dehors comme constellation affective.

534. La vitalité affective.

535. La vie pour Nietzsche et pour Bergson.

536. Quels rapports entre la pensée et la vie ?

537. Reste la dimension de l’artiste, du poète.

538. Les registres des projections de l’imagination.

539. La tentative et la résolution.  L’expérimentation conjointe de l’Ouvert et du Dehors

 

 


Le vif et l’intime. — Émerge une dimension intime qui n’est pas l’intériorité d’un individu faillible comme celui qu’attendait Saint-Paul mais le partage d’une énergie : l’affectivité primordiale ou le vif. Ce n’est qu’en 1820-1831 que l’on découvrit la force électromagnétique 435 par deux voies convergentes : le danois Christian Ørsted découvre qu’un fil parcouru par un courant électrique dévie l’aiguille d’une boussole placée à proximité et par là le champ magnétique et Michael Faraday découvre à son tour que le champ magnétique produit un champ électrique (travail), ce qui est à la base de l’invention du moteur électrique. Toute découverte est une synthèse dont l’analyse produit une invention. Si on découvre le vif (ki 832b) de manière analytique, il meurt. Il faut le ressentir. C’est le Tao chez Deleuze, ce sont les modèles du tore et du vecteur d’équilibre de Buckminster Fuller. On parle de magnétisme du cœur et du cerveau à propos du génie du cœur 938. Là est la sortie du monde classique vers son Dehors qu’est le vif. L’intime est votre aura, la manière d’attirer la chance et la fortune 829. C’est toute la question qui touche à l’« excellence » et au rayonnement, ces derniers peuvent-ils s’acquérir ? — Pour Damasio, il en va différemment. Le vif ne peut pas s'acquérir. Il ne peut pas davantage se perdre. L'énigme reste entière quant à comprendre pourquoi telle personne l'a — et telle autre, non DamHC_538. À la rapidité s'oppose la pesanteur ; au mouvement s'oppose la répétition ; au vif s'oppose le continu. D'une certaine façon, être vivant ne s'atteint que par ce triple combat : contre les forces de gravité en nous — la paresse la fatigue, la quête du repos ; contre l'instinct de répétition — le déjà-fait, le connu, le sécurisant ; et enfin contre les séductions du continu — tous les développements durables, le réformisme ou ce goût très fréole de la variation plaisante, du pianotement des écarts autour d'une mélodie amusante DamHC_533. Le vif est la huitième forme du vent DamHC_542. Un vif qui se compacte produit une perturbation dans la texture des vents cf. DamHC_528. La troisième dimension de la vitesse est la plus imperceptible. On la trouve rarement incarnée. Tu es à mes yeux, Caracole, l'un des seuls êtres vivants que j'ai rencontré qui la donne à voir — par instants, sur quelques éclats, quelques flèches. J'appelle cette vitesse le vif. Elle est adossée, secrètement à la mort active en chacun, elle la conjure et la distance. Le vif n'est pas relatif à un espace ou à une durée. Il n'opère pas un pli ou une déchirure dans un tissu préexistant, comme l'opère le mouvement [...] il amène, dans un vent, dans une vie, dans une pensée, le plus petit écart (infinitésimal, le différentiel de Serres, le presque-rien de Jankélévitch). Un minuscule apport, à peine un grain, et tout explose... DamHC_543. Le vif, c'est ce qui t'a fait, c'est l'étoffe dont sont tissées tes chairs, Caracole. C'est la différence pure. L'irruption. Le frasque. Quand le vif jaillit, quelque chose, enfin, se passe — DamHC_543.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article