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Publié par Les Etudiants de Paris 8

Michel Onfray

philosophe et écrivain hédoniste, -


Voir nos articles en ligne sur

- Résumé de Traite d'athélogoie

- Lecture de La puissance d'exister

- Extrait sur L'Happax existenctiel 

  

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Tietie007 04/10/2015 13:47

Lordon, Onfray, c'est du pareil au même ...ils sont tous les 2 pour la sortie de l'UE, de l'euro, une pensée du repli dans notre pré-carré national ...de la bonne pensée consanguine !

Anthony Le Cazals 07/10/2015 11:48

Je ne suis pour aucun des trois (. Si l'"UE" est la forme libérale suicidaire de l'Europe (en ce qu'elle fait des Etats-Unis d'Amérique le fédérateur extérieur des Etats-Unis d'Europe, à ceci prêt que la Turquie n'y est jamais entrée, il faut bien résilier les traités et avant tout ce qu'on nomme la "constitution". Cela n'empêche pas un fédéralisme (d'ailleurs même mon ennemi Onfray est pour, tuot comme un autre ennemi assez proche Alain de Benoist). Mais tout cela n'est que le mythe du bon européen qui travaille les esprits et se répand. Le format président de la République amènera toujours une oligarchie ou un pouvoir des dèmes. Mais le mandt impératif fragilise le pouvoir et rend le premier militairement plus puissant, apte à étouffer toute alternative. Il y a un long processus qui se met actuellement en place, une guerre active de position sur la possession d'internet : la qustion est de savoir qui possède les serveurs comme au XIXe siècle on pouvait avoir peur de la garde nationale réarmée (aussi appelée "les fédérés").
La consanguinité je le vois plutôt chez sauf ton respect.
Nous sommes passés d'un monde d'institutions à un monde d'associations (interdit jusqu'en 1864, revendiqué en 1901).

Tietie007 28/09/2015 11:48

J'ai du mal à suivre Onfray en ce moment ...il tacle régulièrement Mélenchon pour son robespierrisme et soutient ce jacobin de Chevènement, fan de l'Incorruptible !

Anthony Le Cazals 04/10/2015 11:27

Commenceriez-vous à voir clair ? Ce paraclet, ce voluptueux inquiet ...
Lordon donne ici la réponse : http://www.youtube.com/watch?v=uhg0SUYOXjw

Sébastien Junca. 19/09/2012 00:21


Michel Rousseau juge de Jean-Jacques Onfray.


 


Mais comment donc ? Michel Onfray se serait-il laissé un tant soit peu allé aux plaisirs coupables de la moraline ? Cet onanisme de la pensée. Cette sécrétion amère et malsaine. Ce jus fielleux si souvent dénoncé par Nietzsche. Le philosophe, on le sait
désormais, est passé maître dans l’art de l’exhumation. Mais la frontière est parfois ténue entre l’archéologue œuvrant pour la connaissance et le profanateur de sépultures n’agissant, en
définitive, que pour son propre compte.


 


On connaît Michel Onfray pour ses prises de position franches, nettes et précises comme le couperet d’une guillotine.
« L’intelligence rude, la démonstration sévère, l’argumentation implacables valent mieux que le mépris, l’offense, l’injure » selon ses propres mots. La veuve, il est vrai, n’a rien à envier au philosophe en noir qui, quant à lui, n’a pas son pareil pour faire rouler les têtes. De Platon à Saint Paul, de Freud
à Sartre en passant par Bergson, l’argentanais argenté fait sa révolution de septembre. J’adhère pour l’essentiel aux thèses qu’il défend avec un style, une logorrhée et une érudition à nuls
autres pareils. Épicurien, hédoniste, proudhonien, fouriériste, nietzschéen de gauche, athée, anticapitaliste, adepte de l’antilibéralisme, libertaire, camusien, deleuzien, foucaldien... au fil
de ses livres et d’une œuvre en passe de devenir considérable sinon monumentale, Michel Onfray, en digne fils d’un père ouvrier agricole, s’attache quant à lui à démêler le bon grain
philosophique de l’ivraie philosophante.


 


Sa dernière chronique en date[1],
Trois cents ans çà suffit... s’en prend cette fois-ci à Jean-Jacques Rousseau.  Il présente le
philosophe genevois comme défenseur de la peine de mort dans Le contrat social. Puis de poursuivre son réquisitoire contre le critique de la
propriété dans le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes. Il souligne sa haine de l’athéisme et de l’hédonisme et
sa célébration de l’idéal ascétique calviniste dans La profession de foi du vicaire savoyard. Il juge le rédacteur des Confessions comme acariâtre, atrabilaire, paranoïaque, misanthrope et mégalomane. Enfin, il dénonce le compositeur Rousseau adepte de la fermeture des opéras.
L’écrivain, assimilant l’imprimerie à un outil de propagation d’idées dangereuses. Pour finir ce témoignage à charge, il dénonce le père de cinq enfants abandonnés à l’assistance comme illégitime
rédacteur de l’Émile ou de l’éducation.


 


Rousseau stalinien ?


 


Mais Michel Onfray ne s’arrête pas là. Il fait de Jean-Jacques Rousseau l’inspirateur de la Terreur en fournissant à Saint
Just et Robespierre les arguments philosophiques de leur sanglant projet. Une révolution en inspirant une autre, il fait de Marx et de Lénine ses épigones. Dignes continuateurs de son œuvre
maléfique. Et de terminer enfin : « Les camps, les barbelés, les exécutions capitales ont montré la dangerosité de ces rêveries d’un promeneur solitaire. »


 


Si St Just et Robespierre ont su tirer parti de quelques mots écrits par un mort pour légitimer leur barbarie, faut-il pour
autant que ce dernier en porte la responsabilité ? L’enfer est pavé de bonnes intentions. Aussi, combien d’autres écrits, sans doute plus louables, n’ont-ils pas de la même manière été
détournés, mutilés, falsifiés dans le seul but de justifier les pires horreurs que l’humanité ait jamais enfantées. Chercher la culpabilité ailleurs que là où elle se trouve vraiment comporte un
risque certain. Celui d’être tenté de faire des vrais coupables des esprits faibles, abusés, manipulés, influencés, subjugués et en définitive, pourquoi pas, innocents de leurs crimes dont ils
n’étaient que les instruments. Tous coupables me diriez-vous ! Autant dire personne.


 


Mais faisons fi de l’esprit polémique et tachons de faire avancer le débat d’idées. Je citais en début d’article les
propres mots de Michel Onfray concernant justement le débat d’idées : « L’intelligence rude, la démonstration sévère, l’argumentation implacables valent mieux que le mépris, l’offense,
l’injure ». Or, à défaut de trouver dans ses dernières lignes anti-rousseauistes du mépris, de l’offense ou de l’injure, je n’ai pas pour autant été subjugué par une réelle démonstration. Pas
plus que par une implacable argumentation. Reprenons point par point. [...] (Lire la suite sur http://les-naufrage-de-dieu.over-blog.fr
).


 









Sébastien Junca. 21/06/2011 23:03


L’APNÉISTE, LE GRILLON ET LE PHILOSOPHE... C’est toujours avec une certaine impatience (toutes proportions gardées) que j’attends la publication de la chronique mensuelle de Michel Onfray sur son
site officiel. La dernière en date, intitulée JOUR DE FÊTE, n’a fait que me titiller davantage pour ce qui est des revendications athées du philosophe. Parmi ses affirmations toujours catégoriques,
l’hédoniste d’Argentan nous dit le ridicule qu’il trouve dans la croyance aux signes venus d’un défunt. Je corrige ; non pas dans la croyance en de tels signes, mais dans l’hypothétique
manifestation de tels signes. La phrase exacte étant : « Je ne crois pas aux signes venus d’un défunt, ce qui serait ridicule ». À la lecture de cette phrase, on se rend tout de suite compte de la
triple interprétation qui peut en être donnée. – « Ridicule » la croyance en ces signes ? - « Ridicule », la manifestation de tels signes de la part de défunts ? Or, chacun sait que le ridicule ne
tue pas... aussi, le fait que des défunts se ridiculisent de la sorte est pour le coup d’autant plus ridicule en plus d’être un parfait oxymore (si j’ose dire) ; ou enfin - « ridicule » le fait
qu’un philosophe se déclarant athée, puisse être amené à croire en de telles calembredaines ? Une simple phrase comme celle-ci prête déjà à de multiples interprétations. Or, et un peu plus
sérieusement, chacun sait que la vie elle-même, dans ses différentes formes, n’est pas moins sujette à différentes interprétations et visions des choses. Pour Michel Onfray, et comme chacun sait, «
La mort emporte tout, tue tout, et rien ne subsiste de l’être qu’on a aimé [...] ». Quiconque ne se serait pas penché un peu sérieusement sur les écrits du philosophe serait tenté de conclure à sa
« simplification métaphysique de l’existence ». Sans aucun doute, et comme le dit aussi l’intéressé, ne subsistent de l’être aimé que son image, ses simulacres et tous les souvenirs de nos
existences mêlées que nous avons pu engranger. Mais la question se pose néanmoins. Toute vie n’est-elle réductible qu’à ces seuls simulacres ; aux seules apparences que nos existences déploient à
travers l’espace, le temps et la matière, l’intervalle de quelques battements de cœur ? De telles affirmations pourraient trahir une conception simplificatrice pour ne pas dire simpliste des
multiples possibilités de la matière. Or, Michel Onfray, ailleurs dans son œuvre, nous dit tout ce qu’il pense de cette matière ; de tout ce qu’elle peut au-delà des seules apparences qui ne sont
que les limites de notre propre perception. Dans La Puissance d’exister, il suggère les infinies possibilités d’un corps et d’une chair qui ont encore tant à exprimer, à révéler et à faire vivre au
travers d’ « [...] une chair vivante, fabuleuse, considérable, riche en potentialités, traversée par des forces encore inconnues, travaillées par des puissances encore inexploitées ». Et de
poursuivre en parlant du corps : « Celui dont Spinoza écrit qu’on ne l’a pas encore assez sollicité, au point qu’on ignore encore ce qu’il peut, celui que Nietzsche nomme la grande raison, [...] ».
(Lisez la suite sur le site des Naufragés de Dieu.). Sébastien Junca. http://les-naufrages-de-dieu.over-blog.fr


Anthony Le Cazals 25/06/2011 18:04



Bis repetita


Oui si c'est pour me faire dire qu'Onfray n'est pas un épicurien, qu'il croit en la spiritualité, qu'il est un angoissé de la mort suite à ses infarctus de 1989 et 2004, qu'il a un crâne d'homme
sur sa bibliothèque, qu'il est dans la reprise ou l'imitation qui pousse jusqu'à la plus haute puissance la dynamique "immanente" et non dans la création, il n'y a pas de difficulté à voir cela.
La plupart des universitaires ne le comprennent pas car ne le lisent pas. Mais c'est avant tout un idéaliste matérialiste du monde passé et il est difficile de se sentir son contemporain.