Archives

Publié par Anthony

Edit : la phrase exacte était ''on est tous un peu perdu parfois'', preuve que la communication entre les êtres humians n'est pas toujours aisée :-p

 

Tu me dis on est tous un peu perdu, je te répondrai que non. Quelque part c’est donner raison à quelqu’un comme Badiou qui parle de l’errance des corps démocratiques, qui en a le plus profond mépris. Même si je puis dire que moi aussi je n’ai rien compris à rien, que j’ai été trimballé par l’existence, vient un moment où l’on est éperonné par quelqu’un, par quelque chose, par une œuvre. Alors on peut gaiement s’orienter dans l’existence et même mieux créer de nouvelles choses, que la société parce qu’elle est désorienté, ne voit pas. Ce n’est pas une histoire de conscience supérieur, comme Alain Badiou avec ses vérités absolues, qui lui font voir comme digne une vie rabougrie, une action politique restreinte, mais il est incapable de communique d’inconscient à inconscient, je veux dire par les affects, sans les mots. Il y a une incapacité affective qu’il sait quant à lui, mais qu’il incapable de surmonter. Alors il renonce à l’impossible au lieu d’embrayer sur ce qui est naissant et qui ne demande qu’à prendre de l’ampleur. Il faut rester mesurer, pour que cela soit acceptable, ruminable tout une existence.

 

Ce que je pointe, et tu le liras de plus en plus ce sont des émerveillements, des richesse que beaucoup n’arrivent pas à voir, de comment les choses pourrait être autrement. Bon certes il faut de l’imagination, de . Mais quelqu’un , on ne peut pas se dire un grand artiste et ne pas aimes Nietzsche. Il suffit de lire les confidences de nombre d’auteur pour voir son importance subversive. Sa lecture conforte dans une voie tracée, choisie bien loin du qu’en-dira-t-on. C’est cela qu’il nommait l’intuition de la distance ou l’aristocratie, faire fi de tout et tenir le cap. Mais pour cela il faut avoir été déséduquer, il faut admettre de sortir du troupeau, de l’éducation qu’on voulu nous imposer dès leur début Platon et Aristote. Il réserver l meilleur pour l’élite, reconduisant une hiérarchie. Chez Platon comme chez Badiou, il y a tout une dimension supérieure à la loi. La loi au fond c’est pour la populace qui erre trop, qui se corrompt (sans même parler de vices). C’est quand le grand homme n’est pas là, la Politique, celui qui guide le troupeau, celui qui pilote le navire, que l’on s’en remet aux lois pour faire fonctionner le tout, ces lois s’appellent aussi la morale.

Mais toi tu sais le tragique de la vie, tu as cette richesse en toi. Tu ne perçois plus ce qui est nouveau comme quelque chose de bizarre. Je ne sais quand on se met à comprendre la nuance entre ce qui est nouveau et sain et ce qui malingre et hiérarchique. Mais cette dichotomie comme l’appelle Ravaisson, est créatrice, libératrice, parce qu’alors l’accent, dans la vie n’est pas porté sur le même chose. Alors on s’oriente avec sa boussole, on philosophe avec son nez dirait Nietzsche, et on a plus besoin de Politique, parce que l’on est son propre politique.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Tzika 21/11/2006 23:51

Merci de tes rectifications! C'est heureux de constater que la dite communication si difficile passe tout de même.
Pour la désorientation, il s'agit de rechercher sa boussole, qui se trouve être en plein coeur, et d'avoir le courage de l'écouter, et de porter ce travail jusqu'au bout, car oui, il faut bien l'admettre, ça demande un sacré effort!
Cependant, à de brefs interstices temporels, cet effort est reconnu, et encouragé par des éclairs de lucidité, de voyance, où l'on reconnaît que tout ça n'est pas vain. Quand le monde, dans son infini bordel, nous fait un clin d'oeil, ou un signe, qui nous dit que notre recherche de sens a bien une valeur, une valeur qui se situe en plein coeur de l'errance, et veut aller au delà de tous ses aléas, par un véritable travail quotidien.