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Publié par Anthony

1°) Capacité et dispositions (Habitus)

L'habitus peut se définir comme l'ensemble des dispositions d'un individus.

L'Habitus [...] est à la fois prinicipe générateur des pratiques objectivement classables et système (principium divisionnis) de ces pratiques. C'est dans la relation entre les deux capacités qui définissent l'habitus, capacité de produire des pratiques et des oeuvres classables, capacité de différencier et d'apprécier ces pratiques et ces produit (goût), que se constitue le monde social représenté, c'est-à-dire l'espace des styles de vie. " (Bourdieu, La distinction, Minuit, p. 190).

Nous avons souligné tout de même le style ampoulé de Pierre Bourdieu encore emprunt d'objectivité et de réprésentation. C'est ces termes classiques qui font la lourdeur de sa pensée étatique, la spécificité de sa science sociologique comme vertu, elle qui déplore la misère du monde.

Continuons "On peut comprendre rétrospectivment le recours à l'habitus, vieux concept aristotélicien-thomiste [...] commme une manière d'échapper à cette alternative du structuralisme sans sujet et de la philosophie du sujet. [...] Malheureusement on applique à mes analyses [...] les alternatives mêmes que la notion d'habitus vise à écarter, clle de la conscience et de l'inconscient, de l'explicaiton par les causes déterminantes ou par les causes finales" (Bourdieu, "Feildwork in philosophy, in Choses dites, minuit, 1987, p. 20)

Cette manière d'échapper 'à la détermination à la reproduction) est précisément ce qu'on l'on peut appelrer une capacité.

2°) Critique de la distinction

La binarité de son style de pensée, ou si vous voulez les points où sa pensée se fait encore dialectiqe se retoruve avec la distinction, où Bourdieu n'admet pas que se singulariser peut se faire sans se faire voir (c'est nier la dépersonnalisation qu'on effectué des penseurs comme Nietzche ou Guattari et Deleuze). Voilà ce qu'une pensée peut avoir à dire à la lourdeyr sociologique. La pensée de Bourdieu est toute basée sur la dualité dominé-dominant qui même si elle admet qu'on puisse se sortir de ses déterminations sociales ne l'admet pas en dehors de l'état.

"La distinction n'implique pas nécessairement, come on le croit souvent, à la suite de Véblen et de sa théorie de la conspicious consuption, la recherche de la disitnioctuion. Toute consommation, et plus génénralement toute pratique est conspicious, visible, qu'elle ait ou non accompli afin d'être vue ; elle est distinctive, qu'elle est été ou non insiprée par l'intention de se faire remarquer, de se singulariser (to make oneself conspicious), de se distinguer ou d'agir avec distinction. A ce titre, elle est vouée à fonctionner comme signe distinctif et, lorsqu'il s'agitd'une différence reconnue, légitime, approuvée, comme signe de distinction (auc différents sens). [...]" (Bourdieu, "Espace social et génèse des "classes" " in Langage & pouvoir symbolique, Paris, Seuil, Coll. Biblio-essais, 2001, p. 305).

La question dont nous traitons ici pourrait se poser ainsi Bourdieu est-il plus Pascalien (comme il le prétend) que cartésien. Tout ceci pour éclairer notre parti pris de départ pour une pensée tragique, complexe ou plus nuancée que celle de Bourdieu, parfois encore chargée d'une dialectique du renversement et de la contradiction (qui n'est que symbolique). La vie est au-delà de la sphère du symbolique dans ce qu'on peut appeler le tragique.

3°) Révolution et réflexivité

Bourdieu distingue la disposition à la révolte des masses déracinées et démoralisées des dispositions révolutionnaires des travailleurs organisés qui ont une maîtrise suffisante de leur présent pour entrepdrendre de se se réaapproprier leur avenir (Algérie 60, préface, Minuit, 1976, P. 8). Il y a bien chez Bourdieu une distinction que l'on retrouve par ailleur entre les opprimés, les démunis et les dominés qui eux peuvent s'organiser pour renverser les choses mais au font constater qu'on la révolution les a trahit.

Si on peut parler de pensée lourde ce que la pensée de Bourdieu est avant tout réflexive. Son oeuvre est toujours puissante et d'actuallité. Mais plus méthodiquement, il pensait arriver par la réflexion et surtout la réflexion collective à dépasser la fatalité et à introduire une révolution du type suivant (qui n'est pas un anéantissement du spectacle comme pour Debord ou un renversement du système dominant/dominé comme pour Marx) :

Une des particularités des révolutions scientifiques, c'est qu'elle introduisent une transformation radicale tout en conservant les acquis antérieurs. Ce sont donc des révolutions qui conservent les acquis - sans être des révolutions conservatrices, visant à bousculer les présent pour restaurer le passé. Elles ne peuvent être accomplies que par des gens qui en un sens sont des capitatlistes spécifiques, c'est-à-dire des gens capables de maîtriser tous les acquis de la tradition. (Science de la science et réfléxivité, Raison d'Agis, 2001, pp. 126-127).

Sur la réfléxivité, vous avez un passage dans Réponses, Seuil, P. 51-52 mais aussi ce extrait : J'avais la conviction que par la réflaxion et surtout la réflexion collective, on pouviat maitriser les obstacles sociaux à la pratique scientifique, et en particulkier ceux qui tiennent à l'origine sociale. En fait les habitus sont très puissants et je les avaient sous-estimés. (In les sciences sociales, de Gérard Mauger et Louis Pinto, volume 3, 1994-1996, pp. 220-22&, Hermes Science, oct. 2000). Précision au passage, pourquoi parler d'habitus et non d'habitude : c'est que l'habitude est considérée spontanément comme répétitive, mécanique, automatique, plutôt reproductive que productive. Or, je voulais insister sur l'idée que l'habitus est quelque chose de puissamment générateur (Question de sociologie, Minuit, &980, P. 134)

 

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