Archives

Publié par Anthony

La dépersonnalisation qui est le pendant de la subjectivation dans tout parcours philosophique est toujours marquée à son début par . La dépersonnalisation Deleuze la nomme aussi déterritorialisation absolue, mais la dépersonnalisation a à voir avec son "rêve non pas d'être invisible mais imperceptible (Pourpalers p.13).

Ceci n'est pas une définition du concept mais la manière dont les psychiatres envisagent la dépersonnalisation. Ils nomment la dépersonnalisation, DSM IV. Voici les critères "cliniques" qui en permette le diagnostic :
1°) Expérience prolongée ou récurrente d'un sentiment de détachement et d'un impression d'être devenu un observateur extérieur de sopn propre fonctionnement mental ou de son propre corps (p. ex. sentiment d'être dans le rêve).
2°) Pendant l'expérience de dépersonnalisation, l'appréciation de la réalité demeure intacte.
3°) La dépersonnalisation est à l'origine d'une souffrance cliniquement significative ou d'une altération du fonctionnement social, ou dans d'autres domaines importants.
4°) L'expérience de dépersonnalisation ne survient pas exclusivement au cours de l'évolution d'un autre trouble mental, comme la schizophrénie, le trouble de panique, l'état de stress aigu ou un autre trouble dissociatif, et n'est pas dû aux effets physiologiques directe d'une subtance (P. Ex. l'abus d'un médicamment) ou l'affection médicale générale comme une crise epileptique temporale (qui elle ouvre davantage au sentiment religieux)

Ici les psychiatres en restent au constat, au diagnostic clinique, sans embrayer sur par exemple ce que Boris Cirulnik nomme réslience. On se détache du système de valeurs dominant (faire du nombre, du profit, être performant, exceller par son talent propre). On s'en détache (déterritorialisation) mais on y substitue d'autres valeurs. On a d'autres visée et ce nouveau régime de pensée et de vie est autonome. La dépersonnalisation est le contre point au processus de subjectivation, et est nécessaire pour celui qui pensant veut "s'immerger dans la réalité" (comme le dit Spinoza). Voir notre artile sur la pensée tragique ou "émulsive".

 

Blague d'Odile qu'il fallait noter tout de même ici

La cuillère, la tasse ou le seau ?
 
Durant une visite dans un institut psychiatrique, un visiteur demande au directeur sur quel critère on se base pour déterminer si un patient doit être interné.
- Hé bien, nous emplissons une baignoire d'eau, puis nous offrons une cuillère, une tasse ou un seau au patient en lui demandant de vider la baignoire.
- Ah, je comprends, fait le visiteur. Une personne normale choisira évidemment le seau parce qu'il est plus gros que la cuillère ou la tasse.
- Non, répond le directeur, une personne normale retirerait le bouchon du bain. Désirez-vous une chambre avec vue ?


Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article