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Publié par Anthony

Parlons un peu de complexité c'est sans doute pour cela que certaines personnes nous disent que nous parlons chinois

 

 

 

Faisons d'abord une première distinction. Est compliqué ce qui n’est pas simple. C’est une évidence qu’il faut approfondir pour comprendre que ce qui est complexe repose sur une simplicité mais n’est pas ce qui est compliqué. Complexe s’« oppose » donc à compliqué de la même manière que l’intuition qui réclame l’intelligence n’est pas cette seule intelligence. Si on fait un usage de sa seule intelligence on obtient une pensée qui certes rend tout objectif mais la « seule » intelligence est malheureusement réflexive et déprécie donc la vie. La seule intelligence mène au fixisme, à l’intellectualisme, aux abstraction car son usage à consister de tout temps à découper et maîtriser la matière, rend plus habile ceux qui étaient impropres à vivre car dénudés, handicapés sans outils : les hommes.

Ainsi on peut comprendre que la complexité s'appuie sur l'intuition d'un ordre beaucoup plus large et plus chaosmatique, pour faire deleuzien, alors que ce qui est compliqué est le résultat de l'intelligence qui ne parvient à s'extraire de ses concepts contradictoire. Nous allors déveloper.

La complexité n’est qu’une simplicité enrichie, une simplicité qui tient compte que nous sommes pris dans une dynamique, quoique nous fassions et même si nous sommes en apparence immobiles. La simplicité s’oppose aux complication abstraites et statiques. Ce qui importe véritablement à la pensée, c’est de savoir — contre toute dialectique — quelle unité, quelle multiplicité, quelle réalité au-delà de l’un et du multiple abstraits est l’unité multiple de la personne…, l’un et le multiples sont des concepts vides issus de la dialectique comme tous les concepts dialectiques ils vont par couples et s’opposent comme deux contraires d’après Bergson PM_197. Ce premier stade est celui de la simplicité qui s’attache aux subjectivités et aux personnes, par l’illusion que l’on a de la personnalité : la personnalité est l’ensemble de notre vie intérieure, c’est le cours indivisé de nos états de conscience BgCours II_300. Mais ce n’est qu’un effet de simplicité : une personne fait l’effet d’être simple  BgMR_275:1195 . La réalité est plus complexe et plus impersonnelle que ça. Il ne s’agit nullement de faire coïncider dans une unité plus large les concepts abstrait de l’un ou du multiple ou ceux du même et de l’autre, mais d’envisager une grille de lecture plus complexe comme elle existe avec la pensée tragique de la vie chez Nietzsche (on mettra certainement un article en ligne à ce sujet) ou encore avec la théorie des rats (voir ici).

Se complexifier c’est s’enrichir, c’est se rendre apte à un plus grand nombre de choses plutôt que de se focaliser sur le seul profit ou les problèmes purement théoriques. A être obnubiler par des questions abstraites ou seulement financières, nous fait oublier que les théories comme la finance ont leur limite pour résoudre (c’est-à-dire faire disparaître) les problèmes les plus difficiles de notre temps. Complexifier, Enrichir la vie et la réalité consiste à savoir trouver leurs positivités et à concentrer ces efforts dessus car c’est de cette manière qu’adviennent des situations nouvelles et positives, pour preuve la révolution informatique. Il ne faut pas voir cette « révolution » issue de la physique quantique comme un progrès mais comme de nouvelles potentialités offertes qui nous sont offertes. Ce n’est pas un progrès en soi car dans ce nouveau domaines s’y s’affronteront les forces conservatrices et créatrices suivant l’importance et l’intérêt que chacune donnera aux nanotechnologies. Les nanotechnologies sont de l’ordre de la complexité, ce qu’on appelle parfois la transdisciplinarité pour rendre les choses compliquées. C’est pour cela qu’il ne faut pas avoir peur des nanotechnologies ou les rejeter en bloc. Si le pouvoir se les accapare, auquel cas il faut aussi se les accaparer.

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visionsinguliere 03/04/2009 16:20

La problématique de la philosophie réside en tout cela justement, que les problémes mathématiques, soient complexes par définition est assez logique, que la science physique soit complexe dés que l'on veut sonder l'infiniment grand ou l'infiniment petit, nous sommes d'accord, pourtant en observant la nature, nous savons quelle procéde trés simplement par infimes avancées et expérimentations,ce que nous voyons comme complexe tient au fait quelle a des milliards d'années d'avance sur nous et que nous ne sommes qu'un de ses fruits qui tente de se penser.Mais si il y a bien un domaine ou la pensée devrait gagner en simplicité et devenir démocratique, c'est bien la philosophie, vouloir garder la philosophie comme une science noble est bien gentil, mais fait perdre toute ses possibilités à cette derniére, comme disait einstein, ce que vous maitrisez totalement devient alors facile à expliquer, et le rôle du philosophe, du moins celui qui écrit ou qui enseigne la philosophie, serait de la simplifer au maximun, et rendre les idées claires et les concepts fondateurs.

Anthony 05/04/2009 20:11


La philosophie a toujours été pratiqué par des aristocrates dans une milieu démocratique qui leur permettait (d'Héraclite à Empédocle, même Platon quoiqu'on en dise). Mais en rester à l'amor de la
sagesse n'est pas pratiquer la sagesse ce mélange de savoir-faire, d'audace et de puissance. La philosophie en reste toujours à la moindre action, au discours et finit par déléguer aux disciple ce
qu'elle ne peut mettre en place, même pour les système comme ceux de Deleuze il y a une prise en otage de la décharge de pensée (autour dans ce cas de l'élévation infinie d'une substance qui est
l'Être ou la Nature).