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Publié par Céline

 On se souvient peut-être de certaines scènes mythiques du cinéma d'hitchcock : La blonde Janet Leigh poignardée dans sa douche dans Psychose, la blonde Kim Novak défenestrée du haut d'un clocher dans Sueurs froides, la blonde Tippi Hendren pourchassée par dix mille becs de volatiles en fureur dans Les oiseaux, la blonde Grace Kelly échappant in extrémis à une tentative d'étranglement dans Le crime était presque parfait ...

Mais au delà de la vertigineuse menace qui pèse sur elle, il y a d'autres particularités chez la blonde récurrente du cinéma d'Hitchcock. En premier lieu : le double jeu, la double face ou le double langage, qu'il s'agisse d'une volonté propre ou d'un contexte subi. Le jeu est d'abord innocent dans Fenêtre sur cour, mais elle ne saurait jouer à l'espionne sans tomber sur un crime... Il y a toujours de la froideur dans la tenue de notre blonde, et par en dessous : une petite bombe.

Parfois, une autre personnalité veille sous la strate visible. Dans le film Rébecca, la timide, douce et blonde Joan Fontaine vit dans l'ombre écrasante de la précédente femme de Maxime de Winter, disparue en mer : la brune Rébecca. Ce n'est que vers la fin du film qu'elle parvient à s'imposer face à la gouvernante "obsédée" par le souvenir de l'autre. Mais ce qu'il y a de troublant  lorsqu'elle s'affirme enfin, c'est  la façon dont elle s'écrie : "Je suis madame de Winter !" Vérité administrative, certes, mais quelque chose d'ambigu entrera alors en scène... Pour être plus précis, elle assumera un rôle de complicité dans le meurtre (ou pseudo meurtre) de l'obscure Rébecca (notons au passage que dans le livre, il s'agit bien d'un meurtre, et non de l'accident compliqué qu'a préféré Hitchcock).

Pourtant, tous ces visages superposés du cinéma hitchcockien nous apparaissent maintenant obsolètes. Il se trouve que ce procédé s'est tant vulgarisé qu'il ne draine plus aucun suspense... Le retournement de dernière minute prête davantage à rire. Je parle pour nous, fragments d'une génération blasée avant d'avoir vécu...

Mais enfin, la blonde hitchcockienne a su prendre sa place dans la mythologie des labyrinthes humains. 

 Lire : les premier pas du cinéma

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Properce 13/09/2006 13:21

Le vendredi 7 décembre, désertant les autorités de La Mostra de Venise qui avaient déserté leur nouveau film, Jean-Marie Straub et Danièle Huillet eurent ce joli trait :

Anthony 13/09/2006 22:33

Le suite du commentaire manque. En tout cas leur amour st touchant pour les vu devant pendant quelques heures, je précise, pour le lecteur, que les Straud font un cinema d'auteur qui aime joué sur les contraste.