Archives

Publié par Paris 8 philo

 
Musée du quai Branly
Informations pratiques
Accès piétons

L’entrée au musée s’effectue par la rue de l’Université ou par le Quai Branly.
- Portail Université : 218 rue de l’Université
- Portail des Bassins : 206 rue de l’Université
- Portail Alma : 27 quai Branly
- Portail Debilly : 37 quai Branly, face à la Passerelle Debilly
- Portail Branly : 51 quai Branly
 
Les personnes handicapées moteur sont invitées à se présenter au 222, rue de l'Université (entrée administrative).
 
Métro : Iéna (ligne 9), Alma-Marceau (ligne 9), Pont de l’Alma (RER C), Bir Hakeim (ligne 6).
 
Bus : ligne 42 arrêt Tour Eiffel ; lignes 63, 80, 92 : arrêt Bosquet-Rapp ; ligne 72 arrêt musée d’art moderne – Palais de Tokyo
 
Navette fluviale : arrêt Tour Eiffel (Batobus, Bateaux parisiens et Vedettes de Paris)
Horaires d’ouverture : 10h à 18h30
Nocturne le jeudi jusqu’à 21h30
le jardin : de 9h00 à 19h00, le jeudi jusqu’à 21h30
Fermeture hebdomadaire le lundi
 
Billet « Un jour au musée » (musée + expositions temporaires) :
Tarif plein : 13 €
Tarif réduit : 9,50 €


D'un regard à l'autre
 
* 18 septembre 2006 – 21 janvier 2007, Galerie jardin

Cette exposition met en perspective la multiplicité des regards que l’Europe a portés sur les cultures d’Afrique, d’Amérique et d’Océanie, découvertes par voie de mer essentiellement, de la Renaissance à nos jours.
Véritable manifeste pour le nouveau musée, elle pose la question de l’altérité à travers un exceptionnel ensemble d’objets. Idoles, bibelots exotiques, fétiches, sculptures primitives tracent la diversité de ces approches qui amorcent une histoire de la culture occidentale dans son rapport à l’Autre, perçu tantôt comme l’être originel, pur et innocent, tantôt comme le sauvage ou le cannibale aux instincts sanguinaires.
Des pièces européennes sont ainsi également montrées afin de mieux faire comprendre le contexte dans lequel les œuvres d’autres cultures ont pu être accueillies.
Cette promenade dans le temps et l’espace invite à suivre l’évolution et les errances du goût, entre l'émerveillement et l'effroi, la curiosité et le fantasme, le mépris et la reconnaissance.
Expositions au Centre Georges Pompidou
À venir
Yves Klein: Corps, couleur, immatériel

5 octobre 2006 - 5 février 2007
11h00 - 21h00
Nocturne les jeudi jusqu'à 23h

Galerie 1      

Yves Klein : « Globe terrrestre bleu », 1962
© Collection particulière, © Adagp, Paris 2006
Les dimanches Yves Klein

Le Centre Pompidou organise les Dimanche Yves Klein, dédiés à l'oeuvre de l'artiste, et invite le public à participer à un ensemble de manifestations programmées dans ses murs, mais aussi à l'extérieur.
Autour de l'événement
Les dimanches Yves Klein
Visites des expositions
Publications
Yves Klein, catalogue de l'exposition
Yves Klein, album de l'exposition

Cet artiste à la carrière fulgurante évoque encore invariablement le célèbre bleu IKB (International Klein Blue) et ses monochromes, alors que son œuvre reste à découvrir. Performances préfigurant l'art conceptuel, projets architecturaux, œuvres sonores, chorégraphies de ballets, décors de cinéma, importants écrits… Yves Klein réfléchit et opère tous azimuts, exprimant ainsi sa bouillonnante réflexion sur le rôle de l'artiste, dont l'existence ne se réduit pas à l'acte de "produire" mais investit tous les champs d'expression.

L'exposition est conçue comme un parcours initiatique au sein d'une œuvre protéiforme, guidé par la parole d'Yves Klein et organisé en trois chapitres : imprégnation, illumination de la matière et incarnation, trois versants de son travail associés à trois tons, le bleu, l'or et le rose.

A noter : un parcours sonore pour enfants est intégré à l'espace de l'exposition. Pour la première fois au Centre Pompidou, de petits bancs sonores adaptés aux enfants de moins de 6 ans seront intégrés dans plusieurs salles pour faciliter la découverte de l'exposition par les plus petits.

Robert Rauschenberg
Combines (1953-1964)

11 octobre 2006 - 15 janvier 2007
11h00 - 21h00 : Nocturne les jeudi jusqu'à 23h
Robert Rauschenberg : « Monogram » 1955-1959, Moderna Museet, Stockholm
© Robert Rauschenberg Licensed by VAGA, New York - Adagp, Paris 2006
Autour de l'événement
Visites des expositions
Publications
Robert Rauschenberg

Peintures, sculptures, collages, performances, scénographies, chorégraphies, décors et costumes de théâtre… : Robert Rauschenberg peut être considéré comme le précurseur de pratiquement tous les mouvements artistiques de l'après-guerre depuis l'expressionnisme abstrait américain.

Pourtant, le fait d'avoir travaillé avec un large éventail de thèmes, de styles, de matériaux et de techniques lui a toujours permis de préserver son indépendance artistique. L'exposition au Centre Pompidou se focalise pour la première fois sur la production des Combines réalisées entre 1954 et 1961 en présentant des oeuvres célèbres de cette série comme Monogram (1955-1959) et d'autres montrées au public pour la première fois.

Dès 1953, au retour d'un voyage en Europe et en Afrique du Nord, Rauschenberg travaille à la série des Red Paintings considérées comme les premières ébauches des Combines : assemblages abstraits de différents types de matériaux recouverts de peinture suivant une méthode de combinaison de thèmes disparates, dont la plupart des motifs prendront définitivement place dans son registre iconographique. Sans aucune hiérarchie sont ainsi mélangés des objets trouvés, des images de la culture populaire et des médias, des références aux chefs-d'oeuvre de l'histoire de l'art et à la mythologie et des éléments plus strictement typographiques. C'est à partir de cette même année que Robert Rauschenberg emploie le terme « Combine » pour désigner cette série d'oeuvres dans lesquelles il intègre images et objets du monde réel à la peinture abstraite, abolissant de la sorte les frontières entre peinture et sculpture.

De fait, ces oeuvres fondent le dialogue permanent de l'artiste avec les différents médias techniques, entre l'artisanat et le ready-made, entre la technique gestuelle du pinceau et l'image reproduite mécaniquement. Allant à l'encontre des dogmes alors en vigueur de l'expressionnisme abstrait, les Combines ont réintroduit dans l'histoire de l'art une imagerie reconnaissable issue de la vie quotidienne.

Pour Robert Rauschenberg, « un tableau ressemble davantage au monde réel s'il est réalisé avec des éléments du monde réel. (…) Je ne veux pas qu'un tableau ressemble à autre chose qu'à ce qu'il est. »

Parmi les plus célèbres oeuvres de cette série se trouvent Monogram (1955–1958) : une chèvre angora empaillée « entourée » d'un pneu de voiture sur une toile posée à l'horizontale sur laquelle reposent débris en tous genres ou encore Satellite (1955) dans laquelle un faisan empaillé se promène sur le châssis d'une toile abstraite.

Grâce à une sensibilité ouverte à la fois aux objets hétéroclites récupérés et à la peinture « traditionnelle », Robert Rauschenberg réussit à trouver un équilibre entre les exigences souvent contradictoires de la « vie » et de l'« art », dans le but d'ouvrir les yeux du public à son environnement réel et au phénomène artistique.
Expositions du Grand Palais
À venir

Il était une fois Walt Disney
Aux sources de l'art des studios Disney
16 septembre 2006 - 15 janvier 2007


Portraits publics, portraits privés

1770-1830
4 octobre 2006 - 8 janvier 2007
Artistes & Stars, par les photographes de Paris Match
50 ans de relations avec les artistes
Le musée Jacquemart-André ouvre ses portes à la photographie, du 14 juin au 10 septembre 2006, pour présenter l'exposition "Artistes & Stars par les photographes de Paris Match". Une exposition composée d'une centaine de photos issues des archives de Paris Match, et qui couvre cinq décennies de portraits de stars. Les photographes les plus connus du magazine, Willy Rizzo, Israël Bidermanas, Walter Carone, Alvaro Canovas ou Gérard Rancinan, ont pu photographier les célébrités de ces cinquantes dernières années dans des conditions privilégiées. Peintres, couturiers, écrivains, chanteurs, acteurs et artistes de tous les domaines sont sublimés par les regards des photographes de Paris Match.
Informations pratiques
Musée Jacquemart-André :
158, bd Haussmann
75008 Paris
Accès :
RER Charles de Gaulle - Etoile
Métro Miromesnil ou Saint Philippe du Roule
Autobus : 22, 28, 43, 52, 54, 80, 83, 84, 93

Horaires d'ouverture : Ouvert tous les jours, toute l'année, sans exception de 10h00 à 18h00.
Tarifs : Plein tarif (audioguide inclus) : 9,50 euros Tarif réduit (étudiants, invalides, demandeurs d'emploi, enfants de 7 à 17 ans) : 7 euros Familles : 1 enfant gratuit (7 - 17 ans) pour 3 personnes payantes d'une même famille (adultes ou enfants) Enfants (moins de 7 ans) : gratuit
Alfred Manessier
Dations et Dons aux collections nationales
Expositions au Centre Georges Pompidou
21 juin - 11 septembre 2006
11h00 - 21h00

Biographie de Alfred Manessier

L'œuvre du peintre Alfred Manessier (1911-1993), souvent qualifié de « mystique », tend vers une dimension intemporelle et universelle. Intériorisant le spectacle du monde, observant la richesse de la lumière qui baigne les paysages, Manessier invente et approfondit un langage pictural abstrait intense et dépouillé, proche de l'essentiel et du mystère présent dans les êtres et les choses.
Le Centre Pompidou, Musée national d'art moderne possède désormais un ensemble conséquent d'œuvres de Manessier. Cette collection, constituée grâce à des achats de l'État et à des dons faits par l'artiste lui-même et par sa famille, a été complétée en 1994 et 2003 par deux dations provenant des héritiers du peintre.
L'entrée dans les collections du Musée national d'art moderne de ces deux dations, comportant au total douze peintures, représentatives des différentes périodes de l'artiste, permet de retracer le parcours pictural d'Alfred Manessier. Lui est ainsi rendue la place qui lui revient, celle d'un artiste ayant fortement contribué au renouvellement de l'École de Paris et de l'abstraction dans la période de l'après-guerre.
La plus ancienne des œuvres de la dation, Dieux marins, 1935, correspond aux années de formation de l'artiste à Paris, à l'École des beaux-arts, puis à l'académie Ranson. Une stylisation hardie, venue du cubisme de Braque, mais aussi de l'art des fresquistes romans, marque cette œuvre. Manessier l'a toujours considérée comme fondatrice de son œuvre future et l'a présentée dans ses rétrospectives successives.
D'inspiration très différente, Les Pèlerins d'Emmaüs, 1944, présenté au Salon d'Automne de 1944 appartient à une problématique qui va définir l'itinéraire artistique de Manessier : celle de la réconciliation de l'art moderne et de la foi chrétienne. Au cours du séjour qu'il effectue à la Trappe de Soligny en 1943, l'artiste, se découvrant une foi revivifiée au contact des moines, donne pour objectif à sa peinture de parvenir à une nouvelle expression du Sacré.
Angelus Domini nuntiavit Mariae, 1947, s'inscrit dans cette continuité mais s'oriente vers ce que l'artiste dénomme la « non-figuration », c'est-à-dire la traduction du message chrétien à l'aide de signes picturaux débarrassés de tout naturalisme.

Au cours des années 1950, les références religieuses continuent à dominer son travail, notamment dans la réalisation d'une série de grands formats comme Recueillement nocturne II, 1952. L'Offrande de la terre ou Hommage à Teilhard de Chardin, 1961-1962, qu'il présente à la Biennale de Venise de 1962, appartient à cette veine. Par son format hors normes, qui rappelle un vitrail, comme par la symbolique suggérée, celle d'une flamme immense unissant la terre au ciel, cet hommage au philosophe et théologien Teilhard de Chardin se présente comme une expression picturale de l'inspiration.
Parallèlement à ces œuvres qui engagent plus précisément sa foi, Manessier, tout au long de sa carrière, travaille le registre du paysage. Ainsi, Morte-eau, 1954, appartient à une importante série qui évoque les paysages de la baie de Somme, dont le peintre est originaire ; Fishe's Sanctuary, 1969, est lié à la découverte par l'artiste des paysages et des lacs canadiens en 1967. Les dimensions exceptionnelles et la fluidité de cette composition rappellent les œuvres d'autres artistes inspirés par la nature, tels Jean-Paul Riopelle ou Joan Mitchell.
En 1959 et 1963, les voyages d'Alfred Manessier en Provence et en Espagne sont l'occasion d'une nouvelle expérience de la lumière et constituent un tournant dans l'approche de ses compositions. La nature torturée des paysages méditerranéens impose des diagonales et des couleurs intenses, contribuant à la dramatisation d'une peinture qui se veut aussi le reflet du caractère tragique de l'Histoire. Ainsi, Le Torrent vert (Hommage à Miguel de Unamuno), 1965, et Terre assoiffée, 1966, sont à la fois une vision de la terre espagnole et un rappel des de ses déchirements politiques.
Cette même inspiration aboutira plus tard à la réalisation de l'Hommage à Martin Luther King, 1968 et de Pour la mère d'un condamné à mort, 1975, qui évoque l'exécution de l'anarchiste catalan Puig Antich par le régime franquiste en 1974. Dans ces deux cas, les peintures renvoient à la Passion du Christ, où l'innocence est en butte à l'injustice.
Paysage et œuvre politique, Favellas III, 1980, appartient à une série de six toiles de même format réalisées entre 1979 et 1983, dont Favelas I, donné par l'artiste au Musée national d'art moderne en 1993 ; cette œuvre rend aussi hommage à l'archevêque de Rio de Janeiro, Dom Helder Camara.

Dans la perspective de cette présentation des œuvres d'Alfred Manessier, les enfants de l'artiste ont tout récemment fait au Musée national d'art moderne un don de seize œuvres sur papier qui appartiennent pour l'essentiel aux années 1950 jusque là absentes de la collection du Musée. Elles viennent compléter un ensemble de vingt-quatre dessins déjà réunis dans la collection et provenant également des dons successifs du peintre et de sa famille.


 
jean Bazaine
Oeuvres reçues en Dation
Expositions au Centre Georges Pompidou

21 juin - 11 septembre 2006
11h00 - 21h00

L'exposition ne présente volontairement qu'un choix restreint de l'œuvre immense de Jean Bazaine. Il s'agit, dans la Galerie d'art graphique, de montrer les œuvres reçues en dation et quelques œuvres appartenant déjà à la collection du Musée national d'art moderne. Elle permet aussi de découvrir l'aspect graphique de son travail encore presque inédit.
Dans la conscience de Bazaine, le monde n'existe jamais à l'état figé. Il est, bien au contraire, toujours en formation, en perpétuel devenir. Cette « continuité fluide du réel », selon les mots de Bergson qu'il a beaucoup lu, unit le mouvement et les formes dans une dynamique de l'être sans cesse interrogé. « Une seule règle demeure, absolue : à chaque toile nouvelle avoir perdu le fil », dira Bazaine.

En 1939, Bazaine est mobilisé et se retrouve aux avant-postes en Lorraine.
« C'est là que mon dessin a commencé à ne plus être réaliste. Plus j'étais en communion avec la réalité, plus je m'écartais de la représentation. Je commençais à sentir le monde autrement, avec plus d'intensité. » (1)

Jusqu'à sa mort Bazaine va peindre et dessiner en renouvelant cette expérience primordiale : il n'est plus face mais « dedans », son dessin s'est « incarné » loin de toute cette abstraction formelle, lyrique ou tachiste dans laquelle on a voulu l'enfermer.
Ce n'est pas la représentation du paysage qui l'intéresse mais c'est la nature dans ses éléments essentiels, l'eau, la lumière, l'espace, qui capteront l'attention du peintre. Ainsi Bazaine à la fin de sa vie parle encore de cette quête inlassable, « ce vide que les années creusent en nous plus profondément, cette faim violente d'une réalité « extérieure », qui prend lentement la forme de notre réalité la plus secrète (…). Dessiner d'après nature n'est pas un travail de « documentation », et le dessin une fois incorporé, peu importe si le peintre l'oublie (…) le meilleur de cet exercice est qu'il nous donne le vertige, tant cette nature à notre ressemblance échappe un peu plus chaque jour aux tentatives pour la circonscrire, tant l'abîme se fait plus mystérieux, plus indéchiffrable à chaque plongée. » (2)
Son œuvre surgit d'une émotion profonde ressentie à certains moments et que l'artiste appelle « la force ». « Cette force, dit-il, combien de fois l'ai-je subie ? Telle texture du paysage de Lorraine (totalement oubliée mais liée au souvenir du froid et de l'inquiétude), resurgie dix ans plus tard dans une toile – l'Hiver – qui n'avait nulle prétention à être figurative…. L'Espagne traversée sans notes, ressortie malgré moi, contre moi, longtemps après… ». (3). C'est pourquoi chaque dessin, peinture, aquarelle, quelque soit son format, dégage une tension et même une violence caractéristiques de son univers.

Auprès de mon arbre…

Bazaine travaille beaucoup d'œuvres pendant les années 1943-49 sur le thème de « l'arbre » à cause de sa ressemblance avec la figure mais surtout pour le changement qu'il opère dans sa perception de l'espace.

« Le jour lointain, où essayant de dessiner un arbre, je me suis aperçu que l'espace entre les branches n'était derrière que parce que nous le savions et pouvait aussi bien être devant, ou flotter dans l'espace, le monde a changé de forme, c'est devenu un monde en respiration, plus riche et plus insaisissable » (4). L'arbre et ses branches forment une trame secrète qui unifie l'espace et crée le va et vient entre la surface et la profondeur. L'œuvre intègre désormais le mouvement.

À partir de 1947-48, la figure disparaît peu à peu pour laisser la place à une trame de plus en plus serrée et dense de petites touches qui soulignent les vibrations de l'espace et de la lumière. Les bleus se font se font plus bleus, les rouges plus rouges.

Au tournant des années 1970, nouveau changement : la trame éclate pour embrasser dans un geste ample les rythmes sous-jacents, le plus souvent ascendants ou circulaires, qui engendrent et parcourent la toile.
(Saint Guénolé), c'est sans cesse la naissance du monde dira Bazaine de ce petit port breton, qu'il découvre en 1936. C'est aussi la rencontre avec l'univers aquatique qui hantera son œuvre. L'eau est une turbulence du réel où le temps n'a pas de prise. Ainsi jailliront en 1966 une extraordinaire série de dessins à la plume (plus d'une cinquantaine) dans lesquels se livre une bataille de traits aux accents précis, rapides qui font vibrer le blanc du papier et se confondre le ciel et la mer dans un espace devenu totalement mental. Comme il le dira à propos de ses carnets réalisés sur le motif « la sensation a pris le dessus sur la réalité soi disant objective».
« Cet univers de terre et d'eau aux formes répercutées à l'infini comme un jeu de miroirs » le fascine également lors de ses séjours dans le Zeeland en Hollande. Bazaine a trouvé « l'inconscient de la matière » au sens bachelardien du terme et une liberté toujours plus grande. Dans un beau livre, Hollande, le grand poète Jean Tardieu écrira sur ces petites gouaches, où malgré leur petitesse se concentre un cosmos immense : « (...) Un trait – la barque s'en va. »
« Un tableau de Bazaine exige un voyage de l'œil, une écoute qui transforment le saisissement du spectateur en enfouissement dans la profondeur mystérieuse de l'œuvre… » Bernard Ceysson (5)

1, 2, 3 Jean Bazaine, Exercice de la peinture, Paris, Seuil, 1973
4 Catalogue Bazaine. Dessins 1951-1988, musée Matisse, Le Cateau-Cambrésis, 1988. Entretien de l'artiste avec Jean-Pierre Greff.
5 Bernard Ceysson, La Tradition française, Bazaine, Genève, Skira, 1990

 
les Peintres de la réalité
Musée de l’Orangerie : 21 novembre 2006 – 5 mars 2007

Commissaire : Pierre Georgel, directeur du musée de l’Orangerie


A l'automne 2006, l'exposition « Orangerie, 1934 : les Peintres de la réalité » inaugurera les nouveaux espaces d'expositions temporaires de l'Orangerie et marquera le lancement de la nouvelle politique culturelle du musée, enfin rendue possible par sa complète rénovation.

Cette première manifestation est destinée à faire un lien symbolique entre le passé et l'avenir de l'Orangerie en évoquant une de ses expositions passées les plus notoires et les plus fécondes, " Les Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle ", organisée en 1934 par Paul Jamot et Charles Sterling, qui renouvela profondément et durablement l'appréciation de l'art français du XVIIe siècle et où fut révélé au public l'oeuvre de Georges de La Tour.

Outre une reconstitution virtuelle intégrale et la présentation d'un large choix d'oeuvres originales qui y figurèrent (près de 80 peintures du XVIIe siècle, oeuvres de Georges de La Tour, des frères Le Nain, de Philippe de Champaigne, etc., issues de prestigieuses collections publiques et privées), l'exposition de 1934 sera resituée par un substantiel " dossier " historique dans son contexte politique et intellectuel. Enfin, une forte section fera découvrir les consonances entre " peintres de la réalité " du XVIIe et du XXe siècle, avec une quinzaine d'oeuvres de Maurice Denis, Picasso, Léger, Balthus, Bérard, Hélion, ainsi que plusieurs peintres des années 30 qui furent fameux en leur temps et que l'on pourra redécouvrir.

Musée de l’Orangerie
Jardin des Tuileries
75001 Paris

Horaires
Ouvert tous les jours, sauf les mardis, 1er mai et 25 décembre
12h30 à 19h, 21h le vendredi

Accès
Métro : 1, 8, 12 station Concorde
Bus : 24, 42, 52, 72, 73, 84, 94 arrêt Concorde
Parkings : jardin des Tuileries et Carrousel

Tarifs
sous réserve de modification
Droit d’entrée
plein tarif : 6,5 €
tarif réduit : 4,5 €

Exposition Dan Flavin - Une retrospective
Du 9 juin au 8 octobre 2006

Pour la première fois en France, le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente une rétrospective de Dan Flavin (1933-1996), concrétisation d’un projet de longue date, -du vivant même de l’artiste-, mais qui n’avait pu alors aboutir.
lire l'article

Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
11, avenue du Président Wilson
75116 Paris

Accès
Bus : lignes 32, 42, 72, 80, 82 et 92
Métro : ligne 9 - Arrêts Alma-Marceau ou Iéna
RER : ligne C - Arrêt Pont de l'Alma

Horaires
Du mardi au dimanche de 10 à 18 h
Fermeture le lundi.
Nocturne le mercredi jusqu'a 22h pour les expositions temporaires.

Dan Flavin, Une Retrospective :
Plein tarif : 9€
Tarif réduit : 6€
Tarif jeune : 4,50€
Programme Tropico-Végétal

Programme, du 08 juin au 27 août 2006    

Fantaisies paradisiaques, préoccupations écologiques, utopies végétales, réalités sociales, suspense onirique et illusions cérébrales, composent le Programme Tropico-Végétal qui invite à un parcours nourri de paradoxes et d'ambiguïtés dans cinq univers d'artistes.

Cinq expositions personnelles, dix soirées d'événements, des vidéos et trois livres d'artistes, composent ce paysage imaginé telle une conversation polyphonique entre territoires tropicaux, immersions végétales et univers artistiques.
 Dans tous les espaces du Palais de Tokyo.



Miroir du temps
Chefs-d’œuvre des musées de Florence
Musée des Beaux-Arts de Rouen 
Du 19/05/2006 au 03/09/2006 de 09:00 à 19:00

L’exposition est composée d’un ensemble de 80 peintures, sculptures et objets d’art, avec pour fil conducteur la représentation de l’homme et de sa place dans le monde.
Le portrait y occupe une place centrale, avec un ensemble éblouissant de chefs-d’œuvre de la Renaissance. L’emblématique Portrait de femme de Pollaiolo côtoie des tableaux tout aussi célèbres de Mantegna, Raphaël, Andrea del Sarto, Bronzino (Jeune fille tenant un livre de prières), Titien et Tintoret, mettant en évidence la nouvelle exploration psychologique et spirituelle rendue possible par les progrès fulgurants de la technique picturale au XVe et au XVIe siècles.
L’humanisme instaure un équilibre entre l’art religieux totalement renouvelé (Masaccio, Fra Angelico, Uccello, Filippino Lippi, Corrège) et l’art profane, avec ses effigies d’hommes illustres (le Pippo Spano d’Andrea del Castagno), de princes (Cosme II de Médicis et Marie-Madeleine d’Autriche par Allori) ou de particuliers.

Musée des Beaux Arts
Esplanade Marcel-Duchamp
76000 Rouen 
Tel : 02 35 71 28 40

Dates et heures :
Du 19/05/2006 au 03/09/2006 de 09:00 à 19:00 :
Dimanche, Lundi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi
Sauf les jours fériés.

Plein tarif : 7.50 €
Tarif réduit : 5.00 €
 

Ouverture: ouvert t.l.j. de 10h à 18h, le vendredi de 10h30 à 18h. fermé le mardi et j. fér.
 
Plein  tarif: 6€
Tarif  réduit: 4€
Conditions tarifaires
Tarif expo:8€. Tarif expo réduit: 6€. Gratuit - de 18 ans.

Cindy Sherman, rétrospective
Jusqu'au 03/09/2006

Cindy Sherman se sert presque exclusivement de sa propre personne comme modèle et support de ses mises en scène. Série après série, elle figure, à l'aide d'accessoires divers, des personnages qu'elle invente et photographie en studio. Une galerie de portraits, tour à tour drôle, grinçante, parfois brutale.

Lieu de l'exposition : Le Jeu de Paume
Accès: M° Concorde (lignes 1, 8 et 12)
Adresse : 1, Place de la Concorde Paris VIII
 
Ouverture
Ouvert t.l.j. du mercredi à vendredi de 12h à 19h, samedi et dimanche de 10h à 19h.
Fermé le lundi. Nocturne le mardi jusqu’à 21h30.
 
Conditions tarifaires
Plein  tarif: 6 €
Tarif  réduit: 4,50 €
Entrée libre pour les enfants de moins de 13 ans



Le Mouvement des images

Centre Georges Pompidou
5 avril 2006 - 29 janvier 2007
11h00 - 21h00
Niveau 4
Tarifs: 10€, 8€
Nocturnes les jeudis jusqu'à 23h


Le Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, renouvelle l'expérience de la présentation thématique de ses collections : le Mouvement des images – Art et Cinéma, propose une relecture de l'art du XXème siècle à partir du cinéma.
A l'aube de la révolution du numérique, cette nouvelle présentation, organisé
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

kaspro 10/07/2007 21:46

NO COMMENT