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Publié par Le Cazals

Ségolène la reine des sondages.

 C'est effarant de voir comment "On" manipule l'opinion. En 1995, la ficelle était trop grosse alors le goitre de Balladur n'était pas passé. En 2002, les renseignements généraux avaient bien flairé la merde, si bien que la moitié des français voulaient porter gants et pinces à linge au second tour. Vive l'insécurité et les bagnoles qui brûlent. Eh bien cette fois c'est encore mieux, les médias et l’opinion plébiscitent Ségolène Royale. Les médias ? Tiens c’est bizarre depuis quand Lagardère (Le Monde), de Rothschild (Libération), Dassault (Le Figaro) et Bouygues (TF1) soutiennent Ségolène Royale. Mais non leur candidat c’est Sarkozy. Quoi donc vous voudriez dire qu’ils ont délibérément mis en avant la candidate qui n’avait et n’a toujours pas de programme. Quoi elle ne ferait pas le poids face à Sarkozy. Mais son retour à la morale c’est pas des prunes. Ah les grandes idées il y a longtemps qu’elles sont parties de la scène politique. Ce n’est pas un hasard si Mendès-France et de Gaulle furent révélés dans le combat résistant. Quelque chose de plus grand qu’eux les animait. Mais toutefois, on en restait encore à une politique d’individualistes, puisque la peur même de l’individualisme faisait refuser le pouvoir à Mendès-France. C’est cela la théorie servile du suffrage universelle. Mon ego est égal à n’importe quel ego. Le culte de l’égoïsme. Guesde le socialiste l’avait bien compris en 36. Il disait en somme maintenant mettez-vous en pleins les fouilles. La mentalité socialiste bonne conscience ou gauche caviar c’est un peut cela qui transparaît. Une sorte de grand endormissement politique, un culte médiatisé de la paresse. Vive les soirée électorales devant le canapé.. Vous faire croire que la politique consiste en un choix, et en une seconde de lucidité à l’apparition du portrait du vainqueur, c’est cela la manipulation ou plutôt le conditionnement pour rester « philosophique ». Voici ce que c'est la démocratie représentative. Surtout ne pas être capable de désigner le candidat le plus apte ou plutôt nous faire croire que la politique consiste à faire le choix le moins pire qui est toujours le choix de la majorité. C’est même plus pernicieux que cela, car en 1995 comme en 2002, ce qui a été décisif c’est l’outsider. L’outsider, le candidat qu’on attend pas, par définition, est toujours minoritaire mais c’est lui qui change la donne est élimine l’un des Le Pen à éliminer Jospin, Chirac à éliminer Balladur. En effet si les médias du Marché ont choisi Ségolène c’est qu’en réalité elle ne fait pas le poids contre un outsider. Sans programme, elle ne fera pas le poids contre Sarkosy, l’électorat se tournant vers un troisième candidat puisqu’on se fout encore une fois de sa gueule, et à juste titre. Mais réellement, à droite comme à gauche. Et bien non la politique consiste avant tout non à réfléchir en solitaire (on retombe dans l’égoïsme), mais à affirmer que la politique c’est avant tout penser ou mieux se placer de telle sorte que ce sont les problèmes à longue échéance que l’on a résoudre, non les problème d’ego comme avec Ségolène et Sarkozy : petite morale et pseudo-insécurité. Mais la morale et la pseudo-sécurité ont une fonction pour la société, maintenir sa cohésion. Prônons l’apaisement, prônons l’endormissement ! Acceptant cela on accepte la manipulation et Ségolène est toute contente. Et sarkosy peut taper du bâton ce qui essayebt de se réveiller trop tard. Ouf ça nous rassure.

 

 


 

L’ennui et la lassitude comme arme que le politicien retourne contre lui… et contre nous.

Même Mitterrand appliquait déjà les préceptes de Badiou quant au fait de faire le point et de remporter des victoires, Mitterrand était dans une pensée axiomatique et cynique (homonomie) et savait qu’une fois la victoire remporter il fallait tenir. Mais il a très vite compris qu’on gouvernait dans le brouillard et qui plus que le pouvoir ne changeait pas les choses mais n’avait qu’un seul intérêt se perpétuer. Admirer comme et Chirac et Mitterrand ce sont détourner de la politique intérieur. L’ennui (du peu d’odeurs qui leur parvenaient aux narines Tout simplement parce que la politique se joue ailleurs que sur le devant si « sérieux » de la scène politique. Comme Ciprian Cepoi nous en appelons à la déresponsabilisation. Pire savez-vous que Jacques Attali, éminence grise de Ségolène, voyant les échéances électorales se succéder, pense un peu comme Bayrou : il faut que quelqu’un accepte de prendre le taureau par les corne et accepte de mener une politique de rigueur, pour sauver par exemple le système de retraite ou de maladie. Mais aucun, ni Bayrou ni Ségolène n’oseront passer à l’acte, donc la droite n’aura plus qu’à liquider ce qui ne fonctionne pas ou coûte trop d’argent. Mais cela ne change rien car quelque soit le système il est par essence en crise ou réclame l’aide de l’état puisque l’égoïsme est le seul et unique fait. Tous ces gens moi le premier, vous les seconds qui réclame leur petite tranquillité. Non la politique qui fait quelque chose consiste déjà à indiquer d’autres possibilité car pour juger librement d’un système il faut en être sorti, ce que n’accepte pas précisément le système.

 

 


 

 

Paris 8 n’est pas exempt.

Bon je vais à présent revenir sur quelque chose centré sur Paris 8, (ce pourquoi j’ai aussi fait référence à Ciprian notre futur thésard). Pourquoi Paris 8 dérangeait le pouvoir, jusqu’en 1986, mort de Châtelet et départ de Deleuze ? Réponse qu’y régnait une effervescence, qui n’était pas la lassitude et la tristesse que réclame le pouvoir pour pouvoir s’asseoir. Lassitude et tristesse qui nous font accepter la solution la moins pire : la démocratie représentative ou le « Ségolène et Sarkozy » show. Si on ne s’oppose à Ségolène, prenez ma mère ou Mamère, que disent-ils, et bien vous croyiez que les autres sont mieux et puis de toute manière tout le monde préfère Ségolène. Indiquer d’autres possibilités ou même mieux être capable d’autre chose c’est surtout ce que l’Etat ne veux pas. Mon discours n’est pas d’imposer une vision des choses qui serait la solution universelle mais de faire que le système accepte en lui même la diversité, d’autres manière de fonctionner qui jamais ne s’étendront à tous. J’écris pour un petit nombre disait Nietzsche, mais ce petit nombre est en résonance extrême avec les souffre-douleur, les opprimés du système, bref les-plus-que-laisser-pour-compte du système. C’est bien pour cela qu’un certain pouvoir à chercher à plusieurs reprise à démanteler Paris 8 Vincennes, en la déménageant, c’est pour que Paris 8 rentre dans le rend que les notations sont apparues en 199é, ou que concernant le département de philosophie on l’a indexé à l’école doctorale théorie du sens. Judicieux puisque le jury pluridisciplinaire qui délivre le pompon de la bourse de thèse est pluridisciplinaire, la philosophie se trouve sous le joug d’autres discipline qui ne la comprenne pas et la pensée coincée entre ces mêmes disciplines. C’est de cette manière à Paris 8 que la mainmise de l’Etat au sens le pus vague du terme se fait sentir, comme à la Sorbonne ce sont les concours. Par Etat comprenez ce qui a tendance à ne pas vouloir voir la nouveauté, c’est à dire la solution des problème parce que dans ce cas là on a plus besoin de son régime. Bref c’est toujours d’une point de vue autonome et indépendant que l’on stimule les choses, de ce point de vue pensez à Spinoza, mais chut j’en dis pas plus...

 

 


 

Note finale

Histoire de rendre à César ce qui appartient à machin, lisez quant à l’égoïsme Nietzsche , la Volonté de puissance I, &, § 266. Vous trouverez aussi quelques passages sur la lassitude et la paresse, sur la courte vue des gens qui ne se sentent responsable que de ce qui a des conséquence à court terme. La guerre au Liban n’est que le symptôme de quelque chose qui ne parvient à se libérer ailleurs un peu comme la tectonique des plaques. Et vous comprendrez peut-être en bons spinoziste que l’Etat  tout intérêt comme le Marché à faire que les gens soient emplis de tristesse, c’est dans son intérêt. La première des résistances ou plutôt la première des politiques n’est pas de chercher le bonheur de la passivité mais la Joie dans l’action. Alors on s’en fout de quel bord on est.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ceci était un simple problème de recherche des conditions de la politique représentative et du dit "suffrage universel".

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Commenter cet article

Flea 26/12/2006 16:11

il y a un clip video qui resume bien le phénomène de médiatisation de segolène sur le site d'un gars qui s'appelle william berg (http://www.william-berg.com/test/) je vous invite à le decouvrir parce que je partage son opinion sur la question. aujourd'hui les medias me feraient presque aimer segolène malgre moi et ce n'est pas mon bord politique traditionnel

Marie-France G.Tourre 04/09/2006 18:51

C'est bourré de coquilles, de fautes d'orthographes hénaurmes, mots qu'on suppose manquants, mots qui ne sont pas les bons (du moins on le présume) bref la forme étant à chier le fond, s'il existe, est illisible

Anthony 24/08/2006 10:22

Tiens est-ce alors un hasard si l'émission des la Cinquième, C dans l'air, avait pour thème : Ségolène Royale est-elle la candidate people choisie par la presse ?.