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Publié par Anthony Le Cazals

La Guerre et le combat face au Destin, à la fatalité et et à la nécessité.

La fatalité d'une époque ?
Notre époque depuis toutes les formes de positivisme notamment le positivisme logique issu du pendant logique de la mystique wittgensteinienne, notre époque et au faitalisme et pense ainsi que le monde est l'ensemble des faits que l'on peut décrire, voire mesurer, sans les expliquer. C'est ensuite la mystique qui vient recouvrir toute cette pensée décadente, pour laquelle il faut voir plus que penser et agir. Au pôle opposé nous avons Goethe et sa santé du moment, qui se focalise non sur la nostalgie du passé ni sur les espoirs de l'avenir mais sur l'activité du présent, sur la manière dont on peut intensifier et rendre tranchante son action, son exercice, sa pratique, son activité. La littérature ne venait qu'e second chez Goethe, en second après la vie dressée par la santé du moment. Rien ne sert d'attendre il faut investir sa vie dès à présent et se tourner vers l'activité passionnelle celle qui enrichit l'existence l'investit d'une inévitable intensité. Les stoïciens, à qui l'on prête trop facilement la naissance du fatalisme, biaisait par leur fatigue cette activité intense par une impassibilité, au passionnel il préféraient le rationnel et le sort était jeté. C'est eupathie qui l'emporte, joie et jouissance d'une vie purement rationnelle. Et ce qui me gêne, ce qui devrait vous gênez, c'est le fait qu'il n'y a dans ce « purement » rationnel plus de rupture avec l'habitude de ratiociner. C'est là que la guerre, le combat, dont ce que l'on nomme rapidement vie témoigne come l'irréductibilité des grecs pouvait témoigner, intervient. Les stoïciens sous le terme de fatalité n'ont fait qu'entériner la fin de l'hellénisme qui se caractérisait par un recul de dieux et la prise en mains par les guerriers citoyens. Les stoïciens avaient sorti le destin du mythe pour en faire une idéalité toute philosophique que l'on nomme encore de nos jour la fatalité. Mais la question de la fatalité est celle de l'éternel retour de la matière et style avec lesquels on investit la réalité. C'est l'impulsion de cette fameuse bille qui suivant l'élan qui lui est donnée passe de bol en bol. Et si le niveau d'intensité n'est pas suffisant elle ne parvient à faire son saut quantique à elle. Elle finit par faire une spirale stagnante dans le bol de départ : sans doute le cercle vicieux des système fermés qui pousse toute action vers l'entropie contrairement aux turbulences des systèmes ouverts qui poussent à l'action vers plus d'organisation pour conserver l'énergie. Les systèmes fermés comme les systèmes ouverts, les seconds finissant toujours par la contemplation des derniers, ne sont jamais loin de la questions des faits et de la nécessité qui tend dès lors à s'en emparer. Au-delà des systèmes c'est bien de l'envie et de l'entrain dont il est question, de la manière dont on amorce et maintient dans l'endurance gracieuse toute activité et tout métier. Notre métier c'est de vivre, alors vivons la santé du présent.C'est cette implication, cette immersion dans l'activité qui fait que l'on rebondit si facilement : non que l'on vous aide mais que l'on vous encourage de quelque enthousiasme. Ah, t réalité affective quand elle vous tient et qu'elle chasse passionnément la trop raisonnable réalité objective, celle qui se soumet encore aux lois fixées par les autres, ceux qui sont peu enclins aux grandes intensités et préfèrent le ronron de leurs petites habitudes. C'est qu'alors à ce rythme là, il n'y a plus besoin de tout votre cerveau mais simplement à terme de votre simple bulbe rachidien qui vous fera vivre la plus douce des vies en reflexes. Vous ne serez qu'une personne qui répond exactement comme on le souhaite aux stimuli. Mais là heureusement surgit l'inéluctable.

La guerre face au destin et à la fatalité
La guerre est ce qui brise non les destins mais les habitudes et bien au contraire le combat forge les destins de ceux qui par leur efficacité, leur présence d'audace sur le moment en revienne. oh il est des films rassurez-vous qui marquent la fin de la domination américaine comme Piège de cristal qui est e premier film à mettre la lumière sur l'action autonome d'un individu contre la technologie d'un système mondialisé. Le système étouffe tout si l'on est pas porté au combat. On peut penser à La guerre des mondes aussi, où la morale de l'histoire, dite morale de la pelle, montre bien qu'il ne faut pas résister et combattre, mais que ceux qui le font mettent nos vie en péril et que c'est pas l'attitude la plus personnelle que l'on se sort. Illusion, puisque notre résistant était déjà dans l'impersonnel.  Les questions de l'élan et de la pression sont nécessaires pour, plus que comprendre l'activité, la mettre en oeuvre et l'exercer dans une santé du moment, c'est ce qui distingue la vie comme conception sacré du vitalisme et la vivant comme vie organique et cellulaire capable grâce à ses membranes et son génome (code ou programme génétique) de se reproduire et d'évoluer. Au fatalisme qui surgit en fait à l'époque des lumières comme manière d'enterrer avec l'aide du sensualisme issu de Rousseau, de Locke (les idées proviendraient des sens) et du romantisme issu de Kant (le 1er Schiller, Kleist), s'adjoint donc le faitalisme mais dans les deux cas c'est un renoncement à l'activité et combat qui passe par la délibération des pactisés :
Comme le dit Détienne : « Instrument de dialogue, ce type de parole (la délibération dans les assemblées guerrières) ne tire plus son efficacité de la mise en jeu de forces religieuse qui transcendent les hommes. Il se fonde essentiellement sur l'accord du groupe social qui se manifeste par l'approbation et la désapprobation. C'est dans les assemblées militaires que, pour la première fois, la participation du groupe social fonde la valeur d'une parole. C'est là que se prépare le futur statut de la parole juridique ou de la parole philosophique, de la parole qui se soumet à la "publicité" et qui tire sa force de l'assentiment d'un groupe social. » (Marcel Detienne, Les maîte de vérité dans la Grèce archaïque, p. 94).

La guerre face à la nécessité
Si la fatalité (au sens cette fois du fatum stoicum) n'est en rien la nécessité, c'est qu'une dimension supérieur surgit avec la joute (agôn) plus encore qu'avec la querelle argumentée (eris), celle-ci ne témoignant que d'un désaccord dogmatique. Mais c'est par la délibération des pactisés, à l'exemple des Grecs, que l'on sort de la loi civile et de la loi divine pour un champ dynamique qui pour les Grecs était l'incertain de la mer par exemple, toute expédition passait par la mer et l'on pensera par exemple l'épisode de l'éclipe de Soleil contre laquelle Périclès chassa toute superstition. Une éclipse du soleil survint un jour où une imposante flotte s'apprêtait à appareiller pour une mission importante. Craignant le pire parce que la panique s'était emparée des troupes, Périclès fit venir le pilote et lui mit son manteau devant les yeux. «Eh bien! lui dit-il, quelle différence y a-t-il entre mon manteau et ce qui cause l'éclipse, sinon que ce qui produit les ténèbres est plus grand que mon manteau?».  Sur quoi repose le pacte des guerriers, sur le « il suffit que... » et non plus le « il faut que... » de la nécessité, il suffit d'un confiance sans faille pour que nous vainquions par exemple, il suffit que vous teniez au Thermopiles pour que nous ayions le temps de nous organiser, autre exemple que nous reconstruisons après coup. Mais ce « il suffit que... » pose un pont sur l'incertain bien loin du simple principe de raison suffisante car il repose sur une envergure, une capacité qui est celle des combattants à défendre leur culture qui dès lors devient sacrificielle sans se rapporter à un Dieu, c'était déjà le jeu de la résistance et de la libération en France qui permit un idéalisme matérialiste de s'imposer après la guerre, il y eut là un débordement des forces réactives qui se sont toujours appuyées sur le manque d'imagination du pouvoir, de celui qui à tout les niveau de la vie joue de la coercition parce qu'il incapable de donner l'impulsion à ses égaux, d'instiler la création et le combat, qui vous l'aurez compris non rien à voir avec la loi, avec la nécessité. La nécessité présuppose toujours un Autre, un Dieu qui forge ses lois puis s'absente laissant un « esprit » censé se transmettre aux disciples.
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