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Publié par Anthony

Voici du matériau pour un commentaire de Wittgenstien et de l'école analytique qui contr son gré il a produit. Pour Wittgenstein, il faut décrire les objets et de là dire les faits qui constitue le monde de chacun, mais pour lui il n'y a pas à expliquer. Wittgenstein reste un positiviste non au sens quantique (lignée Bohr-Feynmann-Hawking) mais au sens classique (Comte-Planck-Schrödinger-Bitbol), pour qui importe la mesure. La comprehension est laissée de côté ou revient à l'art et à la littérature que Wittgenstien plaçait au dessus de la philosophie. Même si Wittgenstien ne réduisait pas la pensée à le philosophie, il faisait de celle-ci la discipline capable, à partir des erreurs de Frege et Russell, de former un discours logiquement énoncé et ainsi extirpant toute équivoque du langage, ce qui exactement à l'opposé de la pensée-poésie qui constitue la philosophie synthétique et non analytique. Le but étant de poussé à l'action., alors la logique formelle ou symbolique, celle développpée par Wittgenstien dans le Tractatus (1°), ne considère que les énoncés dits " déclaratifs ". On pourrait multiplier les exemples montrant que le modèle logique ou déclaratif de la langue est un modèle étroit et limité, inapte finalement à saisir la richesse et la variété de la signification des mots de la langue. Wittgenstein a attiré l'attention des philosophes sur les dimensions non-linguistiques du langage, en mettant en évidence le fait qu'en utilisant le langage nous faisons en réalité une multitude de choses, et pas seulement une seule et unique chose : énoncer des faits (2° les faits ne sont pas les choses ou état de choses).

« Ne pensez pas, mais voyez ! ». Recherches philosophiques, § 66.

1°) Le Tractatus

« Mon livre consiste en deux parties : celle ici présentée, plus ce que je n'ai pas écrit. Et c'est précisément cette seconde partie qui est la partie importante. Mon livre trace pour ainsi dire de l'intérieur les limites de la sphère de l'éthique, et je suis convaincu que c'est la SEULE façon rigoureuse de tracer ces limites. En bref, je crois que là où tant d'autres aujourd'hui pérorent, je me suis arrangé pour tout mettre bien à sa place en me taisant là-dessus. » Lettre à Ludwig von Fricker, citée par C. Chauviré, L. Wittgenstein, Paris, Seuil, p. 75. Tout le mysticisme du Tractatus tient dans cette proposition : "7. Sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence." (Wovon man nicht sprechen kann, darüber muß man schweigen.) A Russell et Moore qui étaient à son jury de thèse, li dit en leur tapant sur l'épaule " Ne vous inquiétez pas vous ne le comprendrez jamais"

Quelques thèse du tractatus :

- La philosophie est clarification du langage.

- Les lois logiques sont des tautologies, elles ne disent rien sur le monde (comme la loi A = A).

- Le langage est isomorphe au monde : la structure d'une proposition vraie est analogue à celle du fait qu'elle décrit.

Tout

Après le tractatus, c'est-à-dire à partir de 1929 et de la conférence de Brouwer qui relança ses investigations philosophiques, se remet à la philosophie. De son Tractatus logico-philosophicus, Wittgenstein rejette alors quatre « thèses » majeures :

- L'atomisme logique : les énoncés élémentaires sont indépendants les uns les autres.

- L'extensionalité : La valeur de vérité d'une proposition dépend de la valeur de vérité des propositions qui la composent.

- Le langage a pour rôle de représenter le monde. (à prendre avec des pincettes)

- La logique est le seul langage parfait.

2°) Objet et fait (toujours dans le Tractatus)

    « 1.1. Le monde est la totalité des faits, non des choses »

    « 1.2. Le monde se décompose en faits. »

Selon Wittgenstein, le fait est l'élément le plus simple auquel l'analyse peut aboutir. Cependant le fait est défini comme une connexion d'objets, c'est-à-dire comme un complexe composé de parties plus simples, les objets. Il n'y a pas là de contradiction. Le fait est ce qui est le plus simple réellement, l'objet est ce qui est théoriquement le plus simple.

Wittgenstein distingue deux types d'objets :

- Les particuliers

- Les propriétés (attributs) et relations

« 2.021 Les objets constituent la substance du monde. » Ceci amènera la crtique de la substance chez tous les philosophies

3°) L'importance ne relève pas de la philosophie qui s'attache à la validité des énoncés


Wittgenstein considère que ce qui importe dans la vie ne peut être ni vrai ni faux. Tout ce qui est vrai ou faux est de l'ordre des faits, et la totalité des faits c'est le monde (T. 1.11). Or la valeur, ce qui est important, réside en dehors du monde (T. 6.41). Si le langage réfléchit le monde, n'est que réflexif et non pas indicatif, il ne peut parler de ce qui importe, la valeurs des forces et des états de choses ("objets" sachV....) n'est oas de sin ressort. Pour Wittgenstein, bien des philosophes ont cherché à expliquer le monde ("faits") et les choses ("objets"), alors que selon lui la philosophie ne peut rien faire d'autre que décrire ce qui est devant nos yeux.

Wittgenstein dirait que la philosophie ne traite absolument pas des grandes questions de sens, de bien et de mal, que la philosophie ne peut rien dire sur le sens de la vie car la réponse à une telle question ne pourrait pas se dire (selon les critères du Tractatus) mais pourrait certainement se montrer. Son travail en philosophie est moins noble et plus complexe : « Montrer à la mouche comment sortir de la bouteille.» Facile ? Pas évident. Comment ? Je vous le fais voir. " Wittgenstein est dans la monstration non dans l'explication, d'où la dimension mystique comme non-dit du Tractatus. Il rejette la dimension de toute évidence la dimension de formation de la philosophie, elle reposait sur un geste la monstration des idées.
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