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Publié par Les Etudiants de Paris 8

Arthur Schopenhauer

 

philosophe pessimiste, 1788-1860

 

 

 

Vie de Schopenhauer

Destiné à une carrière commerciale par son père, il fait, avec lui, de nombreux voyages dans toute l'Europe. À la mort de ce dernier, en 1806, il étudie successivement la littérature, la médecine, la philosophie ; sa mère Johanna ouvre un salon littéraire à Weimar et écrit des romans. Il assiste en 1810 aux cours de Fichte à Berlin et se révèle assez critique vis-à-vis de celui-ci. Sur les bancs de l'université de Göttingen, il rencontre Heinrich Reiss, dont il devient l'ami. En 1813, il soutient sa thèse dont le titre est La Quadruple Racine du principe de raison suffisante à l'université d'Iéna. La même année, il rencontre Goethe à Weimar avec qui il discute de la théorie des couleurs. En 1814, il se brouille avec sa mère et emménage seul à Dresde. En 1819, il est chargé de cours à l'université de Berlin où enseignait Hegel qu'il critique vigoureusement et qui occupait toute l'attention philosophique dans l'Allemagne du XIXe siècle (il choisit d'ailleurs de faire cours à la même heure qu'Hegel). Il démissionnera au bout de six mois. C'est seulement vers la fin de sa vie que l'importance de son œuvre est reconnue, et que l'attention des philosophes se détourne presque entièrement de la philosophie de Hegel. Il publie pour la première fois en 1819 Le Monde comme volonté et comme représentation (puis 2e édition en 1844, et 3e en 1859) où le principe est que « La volonté singulière d'un individu n'a qu'une existence illusoire, elle est de toutes parts immergée dans le jeu infini et absurde d'une réalité qui la dépasse et finit par la détruire. ». Les deux premières éditions sont des échecs éditoriaux. En 1825, il arrive à vivre de ses rentes. Il retourne à Francfort en 1833.
Il a également publié Parerga et Paralipomena (1851).



Sources et influences

La philosophie de Schopenhauer s'inspire de celles d'Emmanuel Kant, de Platon et des religions indiennes (le védanta et le bouddhisme, que l'Europe venait de découvrir).
Position
La philosophie de Schopenhauer peut se rattacher à un idéalisme athée, mais tient une place à part. Schopenhauer se réfère à Platon et se place en héritier de Kant, mais aussi en opposition de tous les post-kantiens de son époque. Il ne rate jamais en effet, une occasion de ridiculiser les idées de Fichte, Hegel et Schelling, qu’il exclut de la filiation de la philosophie kantienne.
Influences
Cette philosophie a eu une influence importante sur certains écrivains, philosophes ou artistes du XIXe siècle et du XXe siècle : Guy de Maupassant, Friedrich Nietzsche, Richard Wagner, Léon Tolstoï, Sigmund Freud, Joaquim Maria Machado de Assis, de manière générale le décadentisme, Marcel Proust, Thomas Mann, Fedor Dostoïevski, Henri Bergson, Ludwig Wittgenstein, André Gide, Émile Michel Cioran, ainsi que de nos jours Michel Houellebecq. Sa vision pessimiste et absurde du monde préfigure également l'existentialisme.

Oeuvres

De la quadruple racine du principe de raison suffisante (Über die vierfache Wurzel des Satzes vom zureichenden Grunde), 1813
Sur la vue et les couleurs (Über das Sehn und die Farben), 1816
Le Monde comme Volonté et comme Représentation (Die Welt als Wille und Vorstellung), 1818/1819, vol.2 1844
L'Art d'avoir toujours raison (1830-1831)
La Volonté dans la nature Über den Willen in der Natur, 1836
Parerga et Paralipomena (1851) (Parerga und Paralipomena)
Essai sur le libre arbitre (Über die Freiheit des menschlichen Willens), 1839
Le Fondement de la morale Über die Grundlage der Moral, 1840
Nachlassband von Julius Frauenstedt, 1864
Aphorismes sur la sagesse dans la vie (Aphorismen zur Lebensweisheit), 1886 ?

 

Oeuvres en ligne

Éthique, droit et politique (Uqac)
Le fondement de la morale (Wikipédia)
Le monde comme volonté et représentation (Wikipédia)
Parerga et paralipomena (Uqac)
Philosophie et philosophes
(ou Contre la philosophie universitaire) (Wikipédia)
Extraits de l' Essai sur les femmes
Extraits de l' Essai sur le libre-arbritre
Extraits des
Aphorismes sur la sagesse dans la vie (1851)

 

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