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Publié par Anthony Le Cazals

Mais que signifie l’autonomie ? Autos, soi-même ; nomos, loi. Est autonome celui qui se donne à lui-même ses propres lois. Non pas qui fait ce qui lui chante : qui se donne ses propres lois CstFP_118. Peut-être comprendrez-vous dès lors que l’autonomie échappe à l’hétéronomie. Les anarchies vivantes et couronnées de liberté échappent à la hiérarchie, mais toute autonomie est et reste minoritaire par rapport à l’hégémonie d’une hiérarchie, à sa domination. L’existence d’une autonomie tient au fait de ne pas se faire voir de la majorité. Ce n’est pas qu’elle veuille échapper à la majorité mais puisque cette autonomie avance elle ne peut pas ralentir pour être dénombrée. La pensée est issue d’un milieu collectif connu comme étant la philosophie, que l’on peut appeler constellation affective 533 ou pléiade autonome, alors que la réflexion est solitaire et donc praticable par n’importe qui. La réflexion pratiquée par la majorité, bref le fait de ralentir, déstabiliserait voire anéantirait cette autonomie. On ne peut pédaler et se regarder avancer c’est-à-dire s’« accompagner » du regard, comme une conscience accompagne une institution mais on perd en stabilité. L’homme peut penser mais en est-il capable ? se demandait Heidegger qui ne parvient pas à reproduire seul le continuum de pensée des Grecs, du fait de sa déréliction. Tout est affaire de milieu qui délire, plus ou moins à la même vitesse. Tout est affaire de constitution d’un continuum de pensée. L’autonomie ne se fera pas en se reposant uniquement sur les  institutions. L’autonomie se fait comme on glisse sur une peau de banane par inadvertance, c’est un événement qui se fait comme tous les événements sans fracas. Pensons à la désinvolture et la naïveté involontaire NzHH2b°4 avec laquelle Nietzsche et Deleuze-Guattari, traversent les souffrances.

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