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Publié par Paris 8 philo

Tout le monde a pu voir les affiches des magasins Leclerc dans le métro ou ailleurs. Il n'est pas difficile le lien avec Mai 68 comme le reconnaiît son présedient Michel-Edouard Leclerc. Une petite précision, petit déplacement de sens pourtant s'imposent : La lutte ne porte pas sur une différence de degré mais vise toujours un basculement qu'on l'appelle Révolution ou Evénement, dont le mieux être n'est qu'une donnée dérivée et précisément un temporisateur d'injustice ou de trop grandes inégalités.


La révolution française par exemple a des causes climatique, le réchauffement de la planète au XVIIIe siècle qui a fait que les campagne nécessitait moins de mains et que cette population inemployée s'est retrouvée en déserrance à Paris. Le sans culotte c'était elle, ces inactifs, ces déracinés les girondins, les jacobins et bien entendu les thermidoriens comme Marat les craignait beaucoup. Il n'y aurait pas eu la foule des sans-culottes, il n'y aurait pas eu de révolution, mais ce n'est pas la révolution qui fait que nous ne sommes plus serviles dnas les champs. La dite révolution française est la manière qu'a trouvé une partie de la population pour . Ceci pour essayer de vous comprendre que nous sommes mus par des conditions qui nous échappent bien souvent. "Quel supplice d'être gouverné par des lis qu'on ne connaît pas !" (Kafka, la muraille de Chine). Mais il y a plusieurs manières de se tenir face à ces grands bouleversements de l'humanité : les fuir comme un bourgeois qui planque son argent en bourse ou en Suisse (principe d'un ailleurs comme ces résidences paradisaques qui mitent les États-Unis), y être fidèle dans une sorte d'attente qui malheureusement sera toujours trahie ou les provoquer (indiquer par exemple qu'une grnade majorité de cadres d'entreprise dépriment et que c'est de l'énergie gaspillée). Le climat acutel de la france est symptomatique de cela, de ce que les français sont insatisfaits (sans doute après tous ces cours d'histoire qu'on leur a fait dans leur enfance sur la Révolution). Le microcosme français reste l'un des pays qui se veut le plus rétif au capitalisme non par conservatisme mais parce qu'il souhiate autre chose. Trop d'exigence tue sans doute l'exigence, mais pas sûr. La question n'est pas celle de l'égalité, même Badiou pose en hypothèse l'égalité entre les individus, mais sait très bien qu'elle ne peut être le but d'un programme politique et, à la fin des fins, qu'elle impose une vision autoritaire du monde où ce serait les vérités qui orienteraient quelques uns d'entre nous. Le problème est et sera celui des bourgeois gentilhommes qui pensent avoir les solutions à des problèmes dont les conditions et les évolutions les dépassent, qu'au fond c'est toujours la bêtise qui veut se donner raison (suffisante). Il faut de se point de vue là penser en termes de puissance sans pour autant tomber dans la sophistique. Ces bourgeois gentilhommes induisant des hommes politiques qui fonctionnent dans l'urgence c'est-à-dire qui imposent des réponses simples, rapides et efficaces. Sous couvert de responsabilité et de sérieux, on tue au fond ce qu'est l'exigence une société qui soit non en expansion mais en effervescence. Philosophiquement cela se traduit par une société qui soit non migrante mais nomades, on peut penser simplement à l'effervescence de l'antiquité grecque. Les problèmes, les Grecs, ne les laissaient pas résoudre par d'autres.

 

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Mais d'avantage qu'une question de lutte, c'est une questions d'effort, de savoir où concentrer son effort et de savoir ce qui le suscite et l'entretien. Si nos cadres dépriment encore une fois ce n'est pas un hasard, c'est que la carotte de l'argent ne fonctionne pas forcément, que la société de consommation et de gaspillage n'a pas su réinvestir l'énergie déployée en mai 68, bref les n'a pas su la reclycler même si certains trotskystes s'en sont très bien tirés par la suite --- on peut penser aux fondateurs de la FNAC  ou à l'orientation similaire de Richard Branson, le patron de Virgin. Les "babacools" devenus milliardaires. Et oui c'est possible ! Ainsi s'est en réinvestissant sa propre capacité d'énergie et non son capital qu'une société peut parvenir à son propre tournant, tournant qui n'est pas une révolution mais qui si on regarde en arrière est un basculement dans un ensemble de situations plus intenses.

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