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Publié par Paris 8 philo

Comme nous l’avons dit dans notre texte suivant et dans notre texte précédent, la philosophie souffre au fond d’un trop grand sérieux, elle oublie sans doute qu’Einstein était le premier à tirer la langue. Nous ne faisons que reprendre de célèbres paragraphes de Nietzsche qui disaient combien les hommes politiques « responsables » ou les philosophes « académiques » nous vantent leur aptitude à prendre nos problèmes en main et à les traiter avec sérieux. D’où l’importance de la thèse de Ciprian Cepoi, sur l’idée de se déresponsabiliser, d’oublier les fardeaux que l’institution étatique ou familiale veulent nous imposer.

C’est là qu’est l’effort. C’est là qu’est l’autonomie. Être capable de penser par soi-même, d’inscrire les choses en son propre nom et non en avoir la simple possibilité comme tout un chacun, c’est-à-dire remettre au lendemain. Tout le monde peut réfléchir mais malheureusement tout le monde n’a pas la capacité de penser. De Platon à Heidegger hormis quelques exception comme Spinoza ou Nietzsche, a-t-on réellement penser. On a philosopher certes. On disserter et commenter, tout à a fait. Mais a-t-on On en revient toujours. Souvent on parle de fonder, d’instituer un système philosophique dans une sorte de métaphore architecturale qui oublie combien il existe outre les systèmes fondés, les systèmes auto-tendus, comme les voilure de bateaux ou les stations spatiales habité (pour ne pas donner d’exemple trop compliqués). Tout animal dès lors qu’il n’est pas immobile est un système auto-tendu, non un arbre avec ses racines mais une mauvaise herbe contagieuse avec son rhizome.


Voilà un petit amuse-gueule du texte S'escrimer et esquiver (première version 22-05-05).

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