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Publié par Anthony

Définition. Doctrine ou théorie de l'Etre. Parfois on oppose ontologie à ontique. Est ontologique ce qui a trait à l'Etre en général et ontiqu" ce qui a trait aux être particuliers (les "étants").

Etymologie. Le terme est formé à partir du grec ontos. Il renvoie à Aristote mais il est apparu au XVIIe siècle dans le lexicon philosophicum (1613-1615) de Goclenius et sa diffusion est due à l'Ontologie de Christian Wolff (1729).

Critique. L'ontologie est la manière pour les philosophes de maîtriser à par d'un principe tout ce qui est selon eux déterminé à être. C'est à terme une manière de mépriser tout ce qu'ils sont capable de tenir dans leur concept. Petit à petit dans l'histore de la philosophie apparaît une critique de la pensée de l'Être héritée de Parménide, Platon et Aristote, par le biais insuffisant de l'innocence du devenir de Nietzsche et la critique tantôt positive, tantôt négative qu'en fait Bergson.

 

Précision. l'Etre est chez Platon ce qui annule le dualisme des oppositions (entre genre par exemple le Même et l'autre, le Mouvement et le Repos), c'est que l'on appelerait un fond d'inconscient et chez Heidegger, l'Etre est la puissance l'activité majeure. Mais l'être a bien souvent pour particularité de procéder sur fond de néant sauf dans la philosophie française contemporaine, post-sartrienne, cf. le mirage de l'être.

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venousto 12/06/2010 10:57



oik


http://phebus.journalintime.com/forum/2009-11-10-lespace-venousto


 



Sancho 10/05/2009 14:23

La "non-ontologie" (Heidegger, Deleuze, Lacan, Badiou) se coupe beaucoup plus du badot - très bon jeu de mot badaud/bardot ("mulet") - que les bonnes vieilles ontologies. Mais enfin, je comprends ce que tu veux dire...

Anthony 17/05/2009 15:00


"Mais enfin... C'est pas faux" :-p. Ou mieux encore : "on peut voir les choses comme ça" :-p


oyseaulx 09/05/2009 18:12

Bof . . . Le recommencement de la ronde est infiniment plus vraisemblable que le retour à l'immobilité . . .

Sancho 09/05/2009 11:46

"C'est une manière de mépriser tout ce qu'ils sont capables de tenir dans leur concept" Hou-là, Anthony, ça méritait explication!

Anthony 09/05/2009 12:35


L'être est le déteminé, ce qui est déterminé à être par la Raison (pure), auquel le philosophe post-kantien opposera la liberté de la raison pratique (mais qui nécessite la troisième critique). En
clair, ce qui est maîtrisé est méprisé par les philosophes (à l'opposé vient le terrible, le dérangzeur, l'indétermination de la puissance). Ce qui apparteint au domaine de l'être est méprisé par
exemple par Badiou en tant que soumis à la loi du Même, errance des corps dans le virtuel, absence de l'absence de sens (ceci est une reprise de Lacan). De même chez Heidegger c'est le temps le
grand indéterminé et l'être ce que Heidegger relève comme oubli de l'époque mais qui ne mènenulle part (les fameux casse-têtes) qui pour lui ont de l'importance. Grossièrement ce n'est que la mise
en place de la vengeance ou de la domination, une manière de se retrouner contre le réel, les relations, les productions faite d'invention et de rupture par rapport à ce qui est et qui n'est pas
prévisible par avance (et qui n'est pas de l'ordre du Temps non plus). Le possesseur du Temps ou de la Vérité est dans l'atermoiement, la déréliction ou l'action précaire.

L'ontologie est le jargon pour se couper du badot, non que le badot ai raison dans ses opinions mais que le processus de vengeance (l'esprit de vengeance) y opère, parce que la réalité n'est pas
nécessaire mais contingente pour respecté le jargon (voir l'article précédent).

Le pensée de l'être sont un pas vers le nihilisme, elle ne le sont pas mais en font le terreau car il n'y a rien à en tirer. Et l'innocence du devenir ne permets pas d'en sortir car toujours le
jugement revient dans le tribunal de la philosophie (les avocats de la vie, ceux qui intercèdent en sa faveur, finissent toujours par perdre dans les époques reactives).

Voilà quelques développements.


oyseaulx 08/05/2009 22:20

S'il te plaît, du grec on, génitif singulier ontos, troisième déclinaison, enfin déclinaison athématique consonantique (comme marut, en sanscrit) ; nominatif pluriel : onta.    La désinence -os n'est celle du nominatif singulier que dans la deuxième déclinaison, thématique, et correspond à -as en sanscrit et à -us en latin (asvas = hippos = equus). Se rappeler que les deux premières déclinaisons sont confondues en sanscrit (cf. grec neanias ; latin : agricola (de : *agricolas).