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Publié par Paris 8 philo

Deleuze et les devenirs de la philosophie.

 

 

 

Si la philosophie est l’art de discerner, c’est-à-dire de faire les distinctions les plus riches et ensuite de les articuler en gestes et en actes (pensons par exemple au geste platonicien de rupture avec le sensible et les opinions chez Badiou qui fait de la philosophie une théâtralité en acte), alors il revient à toute pensée de savoir habilement où s’appuyer pour constituer un collectif nouveau et singulier, visant la transformation de ce qui est, qui s’est appelé de tout temps nouvelle subjectivité ou capacité. La pensée possède plusieurs régimes ou orientations qui en philosophie se retrouvent sous Nous insisterons sur le cas de Deleuze car il est le premier après Nietzsche à avoir poser en complément de ce processus de subjectivation un processus de dépersonnalisation

Après trois premières séances introductives nous aborderons la pensée de Deleuze ou plutôt les deux orientations de pensée que l’on retrouve à tous niveaux et qui sont s’intriquées dans toute son œuvre : le Deleuze autoritaire et le Deleuze désinvolte, le Deleuze matérialiste et le Deleuze vitaliste ou qui espère l’avoir été, le Deleuze des flux et le Deleuze des forces, le pensée de l’Ouvert et la pensée du Dehors, celui qui veut sauver des théories et celui qui entrevoit des dimensions inépuisées dans Mille Plateaux ou son Foucault, nous pourrions continuer ainsi longtemps sur cette césure entre une part formelle et une part plus subversive et intempestive de la pensée. Mais à un moment donné, quiconque lira l’œuvre de Deleuze en son entier fera le constat d’une certaine sécheresse ou saturation et se demandera à quoi bon Deleuze. Ce que l’on peut c’est que le premier Deleuze, le plus aride, aura été repéré par Badiou alors que le second versant, plus fécond, sera défendu par les deleuziens, François Zourabichvili par exemple. Mais  le second  versant de la philosophie de Deleuze qui coexiste au premier n’aurait pas eu son ampleur sans la dépersonnalisation que Guattari a provoqué chez Deleuze.

 

 

 

Nous basant sur le séminaire de Patrice Loraux, nous montrerons que la richesse philosophique (ses devenirs potentiels) consiste précisément à insister sur la plus petite nuance qui bien souvent est celle qui renverse toute une situation donnée.

 

 

 

 

I.                    Expérimenter, interpréter et formaliser les trois orientations de la pensée en philosophie.

II.                 Le chiasme chez Merleau-Ponty. Sa décomposition à partir des trois grandes distinctions philosophiques (Schize, Crise et finitude).

III.               Attraction et transgression chez Michel Foucault (1964 à 1968).

IV.              Les deux éternités chez Deleuze : ces deux régimes pensées qui coexistent

V.                 Les images chez Deleuze : ces signes qui nous forcent à penser

VI.  à VIII. A voir suivant l’avancement de nos travaux et parce qu’il ne faut jamais s’en tenir au programme.

 

Séances aux second semestre un lundi sur deux à 15 h.

 

Ce programme étant sujet à modifications

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