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Publié par Anthony Le Cazals

Lettre à Daniel Bensaid, Professeur à Paris 8 et dirigeant de la Ligue Communiste Révollutionnaire (LCR) et qui souhaite se fondre dans le Nouveau Parti Anti-Capitaliste (NPA français).

Cher Monsieur Bensaid

Je vous écris suite à votre réponse à l'article d'Alain Badiou paru dans libération le 27 janvier 2009. Postulant que c'est par le bouillonnement que les choses opéreront, je vous laisse faire la synthèse de mes propos épars, mais il me semble être ce dont il faut tenir compte aussi de manière pragmatique et non idéaliste et avec quoi Alain Badiou met ses œillères comme pour mieux ne pas voir la catastrophe. Le fait est que ce sont toujours d'autres qui mettront en place ses livres et qu'il faudrait être d'autant plus rude pour les mettre en place qu'ils sont inapplicables en dehors de la réalité "Sujet" ou "éminence Badiou tombé sur le chemin de Damas". Le Sujet de la Vérité différant des sujets des vérités d'où le double discours. J'arrête avec ces mises en garde mais c'est qu'à terme cela touche à l'assèchement de l'inconscient comme l'appelle castoriadis (in Faire et à faire p. 103), ce que Badiou appellerait dépeupler l'imaginaire (in Conditions sur Beckett) ou Deleuze, processus d'acculturation (in Pourparlers). Pour le reste je préfère me taire. Mais commençons à présent.

Je n'ai malheureusement pas lu l'article d'Alain Badiou sur le NPa mais je voulais vous apporter mon soutien dans votre trajectoire. Je reste tout même persuader que le communisime générique soit la pire chose qui puisse arriver au communisme là où précismément pour reprendre la trajectoire des disciples de Lefebvre; Lefèbvrei du dedans du PC invitait Debord et Baudrillard a révolutionné le parti de l'extérieur. Le jeu majeur d'interactions actuelles me semble cleui-ci, celui du rapport entre un modèle générique de civilisation et des minorités vernaculaires qui peuvent être familiales ou associatives sans tomber dans le familialisme. A une échelle plus ample cela donne cette phrase de Baudrillard à la suite du 11 septembre. "La mise en place du système mondial est le résultat d’une jalousie féroce : celle d’une culture indifférente et de basse définition envers les cultures de haute définition - celle des systèmes désenchantés, désintensifiés, envers les cultures de haute intensité -, celle des sociétés désacralisées envers les cultures ou les formes sacrificielles." La question est bien celle de la monnaie de la créance et de la dette entre les individus que ce soit entre monaaies locales et monnaie globale (des monnaie complémentaires non-locale sous forme de crédit existent déjà sur internet. Mais cette différence se retrouvait déjà chez Proudhon quand il en appelait à un égalité qui admet le talent et non à une égalité du pauvre - égalité de revenue que réfute Badiou. Il y a une autre forme d'égliaté qui est cele admise par l'équilibre des forces en conlflit dans la cité, c'est la stasis ou la déchirure qui chez les Grecs suivi le "règne" de Périclès - qui fonctionna grâce aux ponctions sur le trésor de Délos - et la perte des forces vives d'Athènes dans l'expédition de Sicile (20.000 vaillants morts sur plus de 200.000 habitants). Ce que je veux dire c'est  qu'il y a à travers ces exemples, un jeu de tension qui aujourd"hui se retrouve en France, entre communisme et capitalisme, mais que finalement la plus grande force révolutionnaire qui soit soit le capitalisme, qui révolutionne les moyens de production et des La monnaie est passée en deux mille de l'électrum à l'électron, pour donner une large échelle historique . Sur les situations présentent, souvent dramatiques ou précaires, il est difficiles de s'exprimer car mieux vaut agir là où en est la nécessité.

Pour en revenir à votre article, je ne sais pas s'il y a à discuter avec l'hyperbole de Badiou qui ne fait advenir que des pis-aller de la Vérité ou parvient à faire décliner les cultures intenses tout en posant le jugmeent qu'elles sont corrompus (effet dépeupleur de l'imaginaire prore à Badiou). Mais comme avec les crises qu'elle dénonce et qu'elle génère, la dialectique platoncienne qui n'est pas la dialectique artotélicienne ou marxiste, voit la corruption tout en ne donnant pas les armes pour y remédier : l'hellénisme ne s'est jamais remis de la "platonicité". Il y a un jeu majeur qui est que l'humanité a atteint la dimension terrestre - ce qui était faut-il le rappeler écrit dans l'Ancien Testament (Genèse 1,28); C'est la grande question posée par Nietzsche, celle du gouvernement de la Terre, qui est au cœur de la grande politique (voir aussi Heidegger qu'appelle-t-on penser ? PUF p. 33). Il y a peu de choses dessus sinon qu'il voulait la financer et se faire financer par des banquiers juifs et que c'est l'une des raison pour lesquelles sa sœur en a détruit toute trace, elle consistait notamment à mettre sur le trône Nicholas Bonaparte le neveu de Napoléon III. Le jeu étant de bousculer les niveaux établis, comme je vais le développer un peu plus loin, et de faire céder les conservatismes comme Napoléon Ier l'avait fait jusqu'à la Bérésina. Napoléon III fut précisément celui qui mit en place un grand nombre d'avancer sociales comme le droit de grève ou de réunion, mais la question se pose autrement quand l'aristocratie (tous ceux qui manipulent la belle parole) se fait plus humble que la démocratie, ce fut le cas de Périclès avec Anaxagore, d'Empédocle, de bon nombres de préplatoniciens qui aristocrates advinrent en démocratie. On peut penser à Descartes et Spinoza en Hollande, Nietzsche en Suisse. Autant relever cette phrase : La haine du système de nivellement démocratique n‘est qu’une façade : au fond, Zarathoustra est fort content qu’on en soit arrivé là. Il peut à présent s’acquitter de sa tâche NzVP°IV,186. la tâhe me semble être pour reprendre la citation de Baudrillard la manière dont valeureusement un culture plus intense résiste à la civilisation dominante qui en est viscéralement jalouse. C'était déjà le cas de Perses avec les Grecs (Darius souhaitant rencontrer Héraclite), et c'est un tiers qui l'a emporté la Macédoine, mais l'hellénisme préplatonicien est réinvestissable. D'où ma suggestion que le communisme générique ne fera qu'enterrer cette possibilité, sauf à obliger à un combat mais c'est pendant ce temps les forces réactives qui en profitent.

Ce qui peut résister au pouvoir c'est une fonction artiste, c'est-à-dire ce qui est capable du propre investissement de son enthousiasme, car l'un des prores du pouvoir - sans vouloir le diaboliser dire commele jeune Nietsche "Tout pouvoir est mauvais" (1872). il y a une dimension affective, celle des cultures intenses qui doit résister aux cultures désinvesties énergiquement, maleureusmeent le communisme dit générique et le capitalisme dit cognitif en font partie. Je serai fort aise que des gens comme vous, Monsieur Bensaid, gouvernent mais le problème devient alors celui des choix que l'on opére et non . C'est même en somme comme si les différents régimes de pensée - souvent des système ineptes parce que métaphysique à affornter l'inéluctable - était dans les strating blocks pour savoir lequel serait le régime majoritaire. Et c'est là que se joue une des dimension de notre époque à savoir un interminable travail de traduction entre les minorités qu'elles soit culture, groupes, mutuelle ou familles qui décohabitent ou une guerre qui apparaitra comme inéluctable parce que l'on aura voulu fonctionné sur le régime de l'argent pétrole et non investir dans l'entretien d'éolienne qu'une guerre suffiarait à détruire. Là est la fragilité de notre société car les solutions que j'expose ne sont que constructions ou tendances vers un mieux-être avec tout les travers que cela comporte. Il y aura toujours des profiteurs au système (aparatchiks) qui fonctionneront comme des hériiters, c'est donc à un autre niveau celui dont un niveau communique avec un autre, la manière dont une poupée gigogne s'emboîte dans une autre, que se joue la libération d'enthousiasme. C'est donc par là manière dont on investira chacun de ces niveaux que les choses se débloqueront, cette manière s'acquerrant par éducation des textes et non par transmission de la parole (car on ne transmet que l'acte de transmettre ou mieux un mot d'ordre mais on transmet difficilement la manière d'investir son énergie et de faire que par là elle se régénère).

J'aimerai continuer par une dimension économique toute relative qui est celle de la redistribution des richesses, question à laquelle s'oppose Badiou, par négation de l'empirisme. Il y a deux types principaux, les "scalables" et les "non-scalables" (= "plafonnés") pour reprendre le vocabulaire en cours chez les libéraux (Nassim Nicholas Taleb, Le Cygne Noir), c'est l'idée qu'il faut au fond rechercher l'emploi qui avec un minimum de travail garanti un maximum d'argent mais qui par là nie de manière capitaliste la dimension du travail, notamment celle comprise par Proudhon, qui admet le talent. Mais au-dlà de cette distinction à la base du capitalisme ou recherchée par les capitaliste en niant la dimension du travail, on peut donner au moins quatre modes de revenus si l'on excepte les droits d'auteurs, les droits à l'images, sont le salariat, les honoraires (qui est une variante plus aisée), la pension et la rente (qu'elle soit plus value des entreprise, actionariat, fructus de la propriété immobilière).

Le propre du communisme générique, celui qui n'est jamais sorti de l'ENS et qui assume la filiation althusserienne, et de nier toutes ces dimensions et de tout contriandre par un tribunal de l'égalité (vous le retrouvez dans sa version la plus récente dans logique des mondes). Cela ne me dérange pas si c'est vous qui gouverner, mais la question est qu'advient-il quand c'est tout un chacun qui se met à juger en fonction des choix des individus qui sont de l'ordre de l'acceptation ou du déni par rapport au communisme. C'est là simplement la dimension totalitaire incluse dans la philosophie de Badiou, qui si elle ne veut pas nous amener au désastre doit demeurer à l'échelle larvaire ou atrophiée, c'est-à-dire inoffensive. Ce tribunal comme sous Staline coupera des têtes et toute l'ambiguité de Badiou sera de dire que toute Terreur ne s'est pas faire sans faire couler un peu de sang. Aussi répondrai-je par une sorte de principe, de principe "Gandhi", tout ce qui apparaît dans la violence, se maintient dans la violence.

Le jeu aujourd'hui est bien celui de combattre la jalousie féroce du capitaliste (Sarkozy) comme du dialecticien irresponsable (Badiou), mais c'est un combat sans armes selon les règles de la "parresia", du droit égal à la parole et à l'interpellation qui avait ses travers à Athènes mais fit que chacun (hormis les esclaves et les femmes) pouvait investir la sphère public de son "imaginaire" tout relatif qu'on nomme idées. J'espère sincèrement que de nos jours nous sommes passés à l'étape suivante qui n'est plus celle de la réflexion et de son expression, mais à celle des pensées éparses et de leur mise en avant dans un combat. Comme exemple de "parresia" : www.dailymotion.com/video/x5dowq_jean-pierre-coffe-clash-morano_news. Ce ne pet-être que par l'exemple répété de cet manière de déstabiliser le pouvoir que les choses pourront avancer. La même choe pouvant s'appliquer au style péremptoire d'Alain Badiou ou à mon attitude si je devais faire état d'un sentiment de supériorité. C'est toujours ainsi, ce qui ont déclaré l'égalité Rousseau ou . Il en va tout autrement chez Proudhon encore une fois, car celle-ci est humble et que dans tous les dispositifs de banque ou de mutualité qu'il a mis en place, il y avait une dimension enthousiasmante qui ne relevait pas de la discipline. Qui souffre aujourd'hui d'une quelconque pression de la part des mutuelles. Malheureusement ce sont les Proudhoniens qui ont été en première ligne et ont ainsi décimés poudre à la main en 1780. Ce sont les marxistes qui sont apparus par la suite en France, car la place était vacante. Les proudhoniens, s'il était idéalistes dans la manière de mener le combat armé l'était moins dans le programme qu'il ont mis en place. Il demeurait des places hautement stratégiques comme celle de la relation à la Banque (de France). Mais par contre pied, l'organisation à la Badiou dont je sais pour avoir vu une ou deux de ses démonstrations qu'elle n'ont rien d'égalitaire. Peut-être me suis-je posé volontairement en exception, mais je sais que n'importe quel capitalistes acéré passerait entre les mailles du filet ou dit autrement que le même système inconscient de hiérarchie bien au contraire se mettrait en place : niant le terme même de hiérarchie qui et cosubstancielle à l'organisation, Badiou nie la manière d'en contrecarrer le poids. C'est pour cela que je combat aussi ouvertement, sans doute que toute posture tend à l'imposture et que ce que dénonce Badiou sous ce terme et retournable à ses dépends mas au détriment de l'inventivité.

Quant à la question de l'Etat sans doute me ferai-je minachiste pour dire que la monnaie ("bien public" que les libéraux ne pourront jamais remettre en cause, ni nous mêmes) tient par des banques centrales (même pendant la commune laquelle en fut très respectueuse) et on par des états. Que les Etat nation iront en s'amoindrissant et qu'un gouvernement de la Terre qui sera d'abord le ratage des banquiers (les Rockeffeller ont leur siège à 10 minutes de l'ONU). Ceci ne vaudra plus si le pétrole n'est plus la rareté, mais si l'on comprend que c'est lénergie dont disppose une culture qui compte et que celle-ci pourra se faire par la pensée et la vaillance dont ses membres pour L'interaction se joue dans le degré de liberté qu'offre chaque niveau de complexité, je veux dire qu'un banquier ou un ouvrier travaille tout autant mais que les retours gratifiant ne sont pas les mêmes, ce qui se retrouve notamment au niveau de al durée de vie, c'est-à-dire de la manière dont a été stimuler le cerveau. Mais l'un comme l'autre peuvent tout atant être esclaves du système sous la forme du nihilisme (quand la médiocrité est tant en haut qu'en bas dirait Sollers). C'est bien dans ce que chacun dégagera comme intensité que les choses adviendront ou pas, tout en sachant ciblé son intervention. C'est apprendre cette envergure (capacité d'autonomie) et l'importance d'une situation (situations qui sont comme des poupées gigogne ou niveau de complexité qui font que la manipulation des financiers ne nous atteignent pas forcément même s'ils complotent). C'est bien en réglant notre joie par-delà la tristesse qu'aimerait nous infliger toute mise en esclavage (voir cette vidéo www.dailymotion.com/video/x3qiv7_aaron-russo-sur-le-911-le-cfr-et-ro_politics)

Aussi j'aurai chercher à vous montrer qu'individuellement c'est par la culture intense que l'on met en place (et qui dit poursuivez dans votre audace) que je vois une réponse. Cette réponse est sans doute celle de Schiller mais l' "esthétique" ou plutôt les allergie et les sympathiques influent sur la direction que prennent chacun de nos destins et donc plus largement les investissements d'énergie propres à une époque.
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