Archives

Publié par Le Cazals

 

Deleuze et Guattari, dans un entretien sur le capitalisme et le désir, expliquent pourquoi on perd du temps dans les débats idéologiques, par le simple fait qu’il y n’a pas d’idéologie à discuter. Pour eux comme il l’énonce dans Mille Plateaux : il n’y a pas d’idéologie. Deleuze le développe ainsi « Au lieu de ça on nous parle « d’idéologie ». Mais l’idéologie n’a aucune importance : ce qaui compte, ce n’est pas l’idéologie, ce n’est même pas la distinction ou l’opposition « économique-éidéologique », c’est l’organisation du pouvoir. … Nous ne disons pas : l’idéologie est un trompe l’œil (ou un concept qui désigne certaines illusions). Nous disons : il n’y a pas d’idéologie, c’est un concept illusoire… Le marxisme a donné tant d’importance aux idéologie pour mieux cacher ce qui se passait en URSS : la nouvelle organisation du pouvoir répressif. Il n’y a pas d’idéologie, il n’y a que des organisation de pouvoir, une fois dit que l’organisation de pouvoir, c’est l’unité du désir et de l’infrastructure économique… » DzID_367-368. Deleuze donne deux exemples la perte de temps pour réorganiser l’enseignement en mai 68 et l’Eglise qui se satisfait au combien qu’on la traite comme un idéologie. Gauttari de continuer : « c’est la même chose dans les structures politiques traditionnelles. On trouve partout une vieille ruse : grand débat idéologique en assemblée générale, et le< questions d’irganisation réservées aux commissions spécialisées. Celles-ci apparaissent comme secondes, déterminées par les options politiques. Alors que les problèmes réels sont ceux de l’organisation, jamais explicité ni rationalisés mais en suite projetés en termes idéologiques. Là surgissent les véritables clivages… Ensuite les oppositions politiques se bâtissent… », la cristallisation d’un adversaire, on est toujours à Droite ou à Gauche par rapport à un adversaire, un extrème que l’on choisi et que l’on déteste. C’est bien le problème dans la politique partisane, dans la politique réprésentative. On s’épuise en lutte, en conflit. Guattari prolonge la discussion sur les groupuscules et se rapproche de la pensée de Nietzsce sur l’impossible classe, cette classe qui doit se maintenir loin de l’alternative « soit l’esclave de l’Etat soit l’esclave d’un parti révolutionnaire » Nietzsche, Aurore § 206. Ces phrases le disent bien : « Il faudrait décrire le rôle de ces machine à écraser le désir que sont les groupuscules. C’est un dilemme : être brisé par un système social ou s’intégrer dans le cadre préétabli de ces petites églises. En ce sens, Mai 68 fut une étonnante révélation : la puissance désirante parvint à une telle accélérartion qu’elle fit éclater les groupuscules ». Mais c’est à se demander si ce ne sont pas les partis et les syndicats qui se fissurent aujourd’hui, je veux dire la réprésentation de manière générale. Si la gestion restera une affaire d’édiles (élus des villes), de décisions, la vraie politique se fait sans médiation, simplement en désignant les polarité qui nous affectent, nos désirs. Dans la constitution française le principe de la République est : « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». mais en réalité « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum », ce n’est donc nullement le peuple qui gouvern. On pourrait envisager que ce soit ses affectants, les créateurs de nouvelles valeurs qui incitent le peuple à se mettre en branle à s’auto-constituer, comme toute la correspondance épistolaire et « philosophique » conduisit à la Révolution Française, mais ce n’est plus de renversement dont il s’agit mais de disparition de l’Etat, comme l’ont envisagé Marx ou Bakounine ou tant d’autres. Simple gestion édilitaire par des collectivités locales, l’Etat deviendrait résiduel.

 

 

 

 

 

Texte de la constitution :

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article