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Publié par Anthony

Résumé : les révolutions ne fonctionnent que dans les sceinces parce qu'elle modifient notre appréhension du monde (le réel que l'on décrit) non la réalité que l'on vit. Les grands bouleversement se font plus lentement et beaucoup moins de bruits. Les révolutions ne sont que les soubresauts maladroits, les tentatives échouées de bouleversements moins palpables.

 

Notre blog commence à produire ses effets poils à gratter, nous avons eu quelques échos réprobteurs. Parler de révolution n’est certes pas anodin, mais premièrement il n’y a que les révolution scientifique qui aient fonctionné parce que précisément elles touchent à notre appréhension du monde, toute autre révolution (communiste, surréaliste) subit une trahison. Deuxièmenet encore faut-il savoir ce qu’on entend par révolution, par ce changement radical de rapport s entre individus, il y a bien eu la révolution des œillet au Portugal (1974, si je ne m’abuse) qui n’était que la mise en place d’un réformisme, d’une démocratie, il y a eu la révolution orange (ici du lobbying-marketing américain) qui ne fut que la mise en place d’un capitalisme à l’occidental bien decevant. Révolution est un mot passe-partout, qui pourtant n’est pas toujours synonyme d’insurrection, comme les deux exemple que nous venons de citer, on peut même dire que parce qu’elle est fait dans la non-violence, à l’exemple des révolutions scientifiques qui ne touche pas au social, elles subissent moins de contre-révolutions. Une chose est sûre c’est que la Révolution française … comme le souignent certains hisoriens et climatologue est le fruit d’un réchauffement climatique à la fin du moye-âge, qui augmenta la productivité agricole et fit que la population paysanne avait plus de « loisirs », notamment celui de penser à son devenir. Ainsi la révolution française était un artefact majeur du réchauffement de l’humanité, du démembremnt des liens organiques. Notons que dans l’urgence d’une production le lien hiérarchique est toujours le plus mais on peut dire que les grands événement avancent sans bruit. Marx quand il fonda le marixsme, avait pour référence fondamentale le mouvement ouvrier dit révolutionnaire, il n’y avait comme référence ni les Etats socialistes ni les libérations nationales. Mais ces trois références ne sont plus valables aujourd’hui, d’où la disparition du maxisme léniniste. Reste que Marx avait prédit après l’expansion mondiale du capitalisme, une forme de communisme, remarquons déjà que le Capitalisme est un collectivisme de caste, malgré le discours néo-libéral que véhicule ses marionettes médiatiques et lobbyistes. C’est toujrous collectivement que les choses fonctionnent, même pour les aristocrates, le discours néo-libéral sert de leurre à cette réalité. L’individualisme martelé dans les têtes comme la solution vise à ruiner toute résistance, toute esprit d’entreprise qui aspire à autre chose qu’au seul profit, qu’à la constitution d’un ailleurs où l’on se complaît. Il y a un type de révolution dont nous n’avons pas parler, celle que Krishnamurti nomme révolution en silence mais qui n’est comme si la prise de conscience était libératrice de quelque chose. La conscience naît toujours de la prise en compte d’un danger, d’une peur. Elle enferme plus qu’elle ne libère, c’est le constat que firent Merleau-Ponty et Foucault quand ils étudièrent Sartre et son humanisme existentialiste. Sartre après 68 était une impasse à moins d’avoir le statut d’écrivain ou d’agrégé qui vous donne la liberté. Mais lasensation de liberté demeure, elle demeure dans le fait d’outrepasser, de reprendre ce qui en soi-même est inachevé : ces petites intuitions qui vous font prendre des initiatives et entreprendre non pour le profit et la reconnaissance mais pour

 

 

 

 

 

Bref, Parler de révolution c’était surtout mettre les pieds dans le plat, jouer de la prétendue maladresse des philosopheux pour voir ce qu’il y avait en chacun. Quelque chose est en suspens dont on a senti les soubressauts, quelque chose d’imperceptible si on en reste au discours, celui des AG.

 

 

 

 

 

Propriété et possession

Quant à savoir si une révolution touche aux propriétés (en science comme en droit), on peut faire comme Marx cette petite distinction entre propriété et possession. Une anecdote.En 1945, au moment où de Gaulle enjoignait la résistance à retourner à la vie civile pour mettre en place des préfets, de Gaulle estimait que les français n’était pas prêts au communisme, à partager leur femme et leur maison avec leur voisin. Mais c’est sans doute qu’il ne voyait pas la distinction qui existait entre possession et propriété. Que la possession existe de manière minimale se retrouve par exemple dans le paquetage personnel d’un kilo qu’emportent les astronautes quand il parte en orbite. Mais qui irait leur prendre ces objets personnels. La différence entre possession et propriété tient sans doute à la différence entre l’usus et le fructus, l’usage et le profit tiré de la propiété. Mais aujourd’hui, ce ne sont pas ceux qui s’y emploient qui tirent le profit. Les travailleurs se plaignant d’être exploités, les capitaliste de perdre de l’argent dans le travail. C’est bien à une dévalorisation du travail au profit du Capital, du profit (survaleur) qui le soutend que l’on a affaire. Insister sur la distincction entre possession et propriété, c’est essayer de voir comment dans notre société ceux qui s’en tirent le mieux ce sont au fond les oisifs : rentiers, spéculateurs, rétraités, qui à leur manière asservissent le monde, ou plutôt cautionnent un système d’actionnariat et de fond de pension. L’investissement dans certains pays asservit la population de ce pays à quelques avides de profits qui ont tout intérêt à maintenir leur population dans une certaine misère pour continuer à gagner des marchés. Au travers du capital ils sont propriétaire (et non possesseur) de moyens de production voire de services dans lesquels ils n’ont aucun investissements physique, ils n’ont aucun métier sinon celui de faire fructifier leurs profit. Il n’y a pas qu’en philosophie qu’on psécule et qu’on tend vers l’abstraction. Le grand combat du XXIe sera sans doute celui de la propriété intellectuelle et scientifique, telle que l’envisage Bill Gates. Etrange personnage puisqu’il n’eut pas de respect puiqu’il déposséda ses contemporains de leurs inventions.

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Anthony 21/04/2006 13:48

Merci Dylan pour la précision. Faut dire que je suis plus voltairien que rousseauiste. Un de nos grands rousseauiste (et donc Platonicien) actuel est Alain Badiou. Ses théories du démembrement et de la dissémination de l'action sont intéressantes. Mais le fait de se soustraire à la réalité pour s'écarter au maximum des faits, comme le faisait Rousseau, pour n'en retenir que l'inteligible (le réel) est plus discutable. Discutable pour un nietzschéen.

dylan 20/04/2006 20:51

une distinction que l'on retrouve déjà chez Rousseau ; vous oubliez aussi l'appropriation (que j'ai pu voir en cours de philo), distinction qui définie notre rapport à l'être, l'avoir, le social.
amicalement,
jm.