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Publié par Anthony

Nous entamons ici une serie de textes sur la sagesse, après avoir réécrit notre texte sur Rancière..

Combien meilleures et plus hautes que les pensées de cet auteur étaient les méditation de Thalès le milésien. Toutes choses, disait-il, sont communes entre amis, les sages sont les amis des dieux, toutes choses appartiennent aux dieux, donc toutes appartiennent aux sages. D'un mot donc, vce grand sage se faisait très riche par un mépris généreux des richesses et par leur quête sordide. Il a toute fois montré ailleurs que si les sages ne sont pas riches, c'est volontairement, non par nécessité. Des amis, en effet lui reprochant sa pauvreté, il répondit : Voulez-vous que je vous montre qu'il est en mon pouvoir d'acquérir ce que je juge ne pas en valoir la peine, et qui est pour vous l'objet d'une quête si laborieuse ? Oui, disnet-ils, et alors il loua tous les pressoirs de la Grèce (il avait vu, en effet, en grand astronome qu'il était, qu'il y aurait une grande abondance d'olives alors que les années précédentes la récolte s'était tourvée fort maigre), et il sous-loua au prix qu'il voulut ce qu'il avait eu à très bas pris. Il gagna ainsi en une seule année de très grandes richesses dont il disposa ensuite avec autant de libéralité qu'il avait déployé d'industrie à les acquérir, etc...

Lettre du 16 janvier 1671

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