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Publié par Anthony Le Cazals

Pour prolonger cérébralement nos différents articles sur la hiérarchie chez les rats, voici les systèmes neuronaux qui permettent de dire qu'il y a dans une cage de 6 rats, des individus autonomes (qui ont appris la fuite active ou l'agressivité de défense), des souffre-douleurs (qui reflètent une inhibition de l'action au travers d'ulcères gastrique par exemple), des individus dominants et d'autres dominé. Il y a trois types de comportements fondamentaux en reponse à des excitations externes si on laisse de côté les excitations internes dues aux comportements de consommation que sont boire, manger copuler, qui s'il veulent être satisfait socialement reclame d'être dominant.

Un comportement de fuite ou de lutte (si la fuite n’est pas possible) qui répond aux stimuli inconditionnés, comportement soit d’évitement, soit agressif de défense. Il fait appel à l’amygdale, la strie terminale, l’hypothalamus médian et la substance grise centrale du mésencéphale qui est réunie à l’hypothalamus médian par le faisceau longitudinal de Schüytz. C’est le periventricular system (PVC) délimité chez le chat par Molina et Hunsperger (1962).

Un comportement inhibé résultant aussi d’un apprentissage et qui s’exprime par un évitement non plusactif mais passif, et l’extinction d’un comportement acquis antérieurement" LabIA_164 : c’est une inhibition de l’action qui se met en place.

"En bref un premier faisceau mis en jeu lorsqu’on se fait plaisir, de telle manière qu’on va renouveler l’acte qui aboutit au plaisir après l’avoir mémorisé (1) ; un second faisceau, celui de la punition, dont l’excitation détermine la fuite ou la lutte (2). La fuite d’abord, la lutte quand on ne peut plus fuir (3). Le courage est un apprentissage socio-culturel. Quand la fuite ou la lutte sont favorables, elles sont réutilisées, car c’est un système inné mais qui, lorsqu’il est efficace, remet en circuit le système de la récompense, car éviter la punition c’est aussi être récompensé. Enfin lorsque nous ne pouvons plus fuir ni lutter nous utilisons le système inhibiteur de l’action. C’est une pathologie mentale, infectieuse, des tumeurs, qui en résulte quand son action persiste. Ce système inhibiteur de l’action déclenche la libération d’ACTH par l’hypophyse et de glucocorticoïdes par les surrénales. Or la cortisone bloque le système immunitaire. Si celui-ci est inhibé, nous sommes entièrement livrés à l’action de tout processus pathologique, infectieux ou tumoral en particulier. Les maladies de la civilisation sont des maladies de l’inhibition de l’action : / hypertension artérielle, ulcère de l’estomac, dépression, absentéisme, fatigues, insomnies, ect. Les déprimés ont une cortisolémie élevée. On sait de même que la cortisone empêche l’apparition du sommeil paradoxal. Elle retient l’eau et les sels. Mais ce système provoque aussi la libération d’une neurohormone : la norépinéphrine. L’épiphrine est l’hormone de la fuite, de la lutte. Sa libération est déclenchée par la peur. Mais la norépinéphrine, elle, vasoconstricte tous les vaisseaux, d’où hypertension, hémorragies cérébrales, infarctus, etc. … Cette inhibition de l’action déclenche l’angoisse et s’en accompagne." LabEG_74-75

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