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Publié par Anthony

Nous avions déjà vu le genre dans la pensée générique et le genre dit vernaculaire, parlons du genre hérité qui constitue un mode d'organisation, de la société comme de la pensée, chez les Grecs antiques. La lignée, la famille, le « genre hérité » se nommait genos chez les Grecs. On retrouve cela dans différents champs sémantiques comme gène, généalogie ou genérique. Pour les Grecs, rien n'existe en dehors du genre, de la famille ; Rien ne peut s'exprimer en dehors d'un genos d'où la menace d'ostracisme (de mise au ban de la cité. Rien n'est réel pour les grecs s'il n'est marqué par l'appartenance à un genos. Le Genre hérité est une forme d'éducation à la vérité, c'est le genre comme lignée que s'inscrit la vérité. Ainsi se succèdent toujours trois générations, trois étapes, 1°) le principe obscure, 2°) son endurance de ce principe par la descendance, par la filiation et enfin 3°) l'enregistrement dans les tables. Ce genos est donc lié à un régime de transmission et d'héritage. C'est sur ce point que l'on peut dire que l'appartenance à un genre est symbolique. Et ce d'autant plus que cette appartenance était déposée dans un symbolon (anneau qui pouvait être cassé en deux pour marquer une dette symbolique d'une famille envers une autre et se transmettre de génération en génération). Pensons à l'anneau de Gygès ou à l'anneau de Polycrate. Que les deux moitiés d'un anneau rompu puissent se recoller et marquer ainsi l'authenticité d'un pacte, cela se retrouvera avec le genre dialectique où les genres s'excluent tout en se complétant comme Mouvement et Repos; Même et Autre ou encore Féminin et Masculin. Il en est ainsi de la vérité déposée dans les symboles ou les mythes. Platon en donnera une variante avec les genres de la dialectique.
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